L’empreinte

 

 

 

 

 

 » Un corps paisible n’est pas un esprit absent, quand l’amour a été son chemin ! » Elias

Cette réflexion, face à la mort, prend tout son sens, si on ose, en l’instant la véritable compassion !

L’intime est un lien unique avec celles et ceux qui jalonnent notre route. Certaines, certains seront plus précieux que d’autres, mais il est en le profond de notre profond, cette noble vérité : En cette vie, le meilleure n’est pas un souvenir, mais un acte propageant une onde bienveillante à l’infini ! C’est sa compréhension, son ressenti en notre esprit qui nous fait grandir, laissant plus vivace encore l’empreinte des pas de celui qui s’éloigne !

Que le bonheur vous guide ! Prenez soin de vous, surtout !

Aimer

 

 

Mon cher Philippe,mon cher frère,

Tes lettres se font rares. André, ne m’apportes plus que les journaux du matin. Nos échanges entre nos lignes me manquent, terriblement .Je te sais si loin, mais heureux, c’est un essentiel qui m’importe , tu le sais !

Dans ta dernière correspondance, tu m’as soumis les mots  d’Ayako, qui je te l’avoue m’ont surpris et dont je ne retiens, en dehors d’autres circonstances que ceci :

– je ne peux dessiner tout mon amour pour vous Philippe, sans comprendre la souffrance de mon pinceau !

 

Voici ma réflexion, mon frère ! Mais, ai je le recul, le renoncement nécessaire pour vous parler de cela ?
Aimer !

Quelques lettres que nous cotoyons chaque jour , pour ne pas dire chaque seconde ! Bien souvent, nous les dessinons maladroitement, par ignorance, par égoïsme, par peur. Pourtant, sommes nous capables d’ignorer ce mot, cet état, cette émotion………………………….cette souffrance ?!

Notre apprentissage commence par «  ce don d’amour » celui de la vie , celui d’une mère, celui de parents, de proches , nous y trouvons confort et réconfort comme une normalité. Nous ne nous posons pas , alors, de questions ! Pourquoi faire d’ailleurs ?! On prend tout cela sans savoir qu’en faire ! Il y a, là, un sentiment simple, un bien être, un luxe que nous ne percevons pas ou pas bien !

Les secondes s’additionnent, les choses et les etres changent, évoluent, se transforment. Ce qui était apparent , visible, offert ne nous suffit plus, ne nous atteint plus, devenant pesant, agaçant …….La simplicité fait place à l’exigence, cette « normalité » devient grotesque ! Réaction naïve, non réfléchie cultivant en sa nocivité, bien des tourments !

Il nous faut prendre la plume pour un autre dessin, d’autres arabesques. Nos éducations, nos expériences, nos initiations, nos mémoires confrontées à notre égo engendrent un besoin forcené d’appartenir à l’autre, d’attacher l’autre à notre émotion, à cet amour qui n’en est pas un, en l’état ! Le comprendre n’est pas un jeu, l’apprendre …..une évidence !

L’évidence est souvent de chair et sang, de sourires parfumés, de regards hesitants et de baisers volés ! On ne s’approprie pas l’amour comme un bien personnel ! On s’abreuve de cette évidence, on s’initie à l’autre sans l’éteindre sans s’éteindre soi même ! Aimer est un abandon, un détachement, mais aussi des retrouvailles en nos vraies natures !

 

……………………….

 

Au delà de l’innocence

( extrait)

Souffrance

 

Bonjour,
 
Nos chemins nous amènent à cette confrontation fortuite ou volontaire avec la souffrance. L’incompréhension est bien souvent la première des émotions, traduite dans ce « pourquoi moi ? »
 
La qualité de notre réponse détermine notre compassion, notre volonté a être meilleur ! Cette réponse ne peut être une justification, une défense,une riposte ou une soumission mais une compréhension juste , impartiale apportant non seulement un remède mais une paix aussi forte, aussi puissance que l’amour !
 
L’amour est un cercle parfait,quand il est en dehors de tous attachements, quand il ose l’infini, quand il naît de l’esprit juste, me dit Elias . Observe ces trois mots : Cause, Chagrin, Conséquences ! Entre en eux , apprend les, comprend les ! Oppose leur ton discernement, ta méditation comme tu offrirai une fleur à ton ennemi ! Nous sommes l’origine de la souffrance ou du bonheur, il est en nos choix, à la fois la seule cause et le seul remède ! Soit vigilant sur ta route et quelque soit l’âpreté du sentier choisit toujours l’amour !
 
Que le bonheur vous guide !

Imprudence ?

De retour en mémoires, sur trois pierres bleues formant un banc, je me suis assis. Un ruisseau , non loin, ajoutait sa musique à la quiétude du lieu, c’est là, gorgé de songes, de passés retenus,respirant le présent,sans craindre l’affrontement que j’observe ma vie.

Les hier d’un côté, les demains de l’autre, est-ce une imprudence, un enseignement, un bonheur, un regret, une souffrance où simplement, tout cela ?

Elias , mon Maître, me confia ces mots :

– «  Quand tu te poses en méditation, en réflexion n’oublie pas ceci : Ton regard se doit à l’impartialité la plus humble, ta pensée au juste équilibre, tes propos à une sagesse infinie et tes actes tout cela à la fois  !  Il n’y a là, aucune difficulté si ton chemin n’est autre que le bonheur des êtres sensibles ! Cette conscience de l’Être et de l’esprit sera ta force pour convaincre l’ignorant et sourire à ton ennemi ! »

Observer, réfléchir, apprendre comprendre ! Ces quatre mots résonnent en moi comme l’essence de la vie, il me fallut faire face à cette évidence , l’accepter et de cette découverte, nourrir ma vraie nature !

Philippe De Frémontpré

( extrait )

Vous

 

Vous !

Matin de Janvier,
Le froid s’annonce
En brumes sombres,
En un soleil oublié.

Les bruits s’endorment,
Le silence s’abreuve aux gelées,
Figeant l’instant,
En arabesques sculptées.

J’imagine l’audacieux
Et non point, le curieux ,
Mon souffle s’achemine
Sur votre nuque satinée, divine!

En votre couche, endormie,
Votre corps enfoui,
Respire doucement,
À frissonner vos rêves naissants.

Sur le galbe d’un sein
Mes doigts s’attardent,
Osant un touché anodin,
Que déjà, mes lèvres y bavardent.

Sur votre ventre creusé
Comme pour m’y recevoir
Caresses et baisers
S’affrontent sur ce champ de gloire…

Il me plaît, Madame,
Je n’en fais pas un drame,
De vous dessiner ainsi,
Au seuil de mes nuits !

J’ose !
Oui ! J’ose !
En amour vous envahir
En ces mots, librement vous le dire !

Observer

Observer !

Il est en nos sociétés cette vertu de la rapidité de réponse, d’action, conférant cette médaille ( en chocolat) de promptitude et d’efficacité . L’observation se définie du domaine scientifique pour les uns, de la passivité pour les autres .

Voilà un mot, apparemment commun, mais allant au délà de notre esprit.

L’évidence de sa nécessite nous apparaît, trop souvent au seuil de la souffrance, là où il nous faut par obligations observer pour comprendre ! En notre apprentissage, observer s’avère un chemin évident, comme bien des Maîtres le soulignent, mais également, une volonté !

Si nos yeux nous propose, l’esprit , lui , observe ! ( Elias)

L’environnement, nos environnements est fait d’êtres sensibles qui dessinent avec plus ou moins de bonheur leur place, dans l’instant ! Notre regard porte , bien souvent, un jugement partiel et partial sur tout cela, dommageable à tous, car il oublie le premier et le plus important des environnement : nous mèmes !

Le profond du profond de nous mêmes, cet intime inconnu, doit, à mon sens, être le premier sujet de notre observation. Avec discipline, vigilance, tolérance et compassion faire de cette étape de notre apprentissage, une formidable découverte osant en réalité notre vraie nature !

Réfléchir , apprendre , comprendre pourront , alors s’épanouir avec force !

 

Les mots d’Elias

 

Chaque jour, prend quelques minutes et fait le tri dans tes pensées, tes actes de la journée. L’essentiel sera, toujours, le plus petit tas !

Un enseignement est une imprudence quand on ne le comprend pas, un bonheur quand on y réfléchit, une tristesse de ne pas l’avoir entendu plus tôt !

Début

Je commence ici, ce que j’aurai du débuter depuis longtemps . Il y a , dans cette nouvelle plume, certainement une raison pratique, mais en mon esprit, bien plus de cela !

« irraisonnablement » ! voilà ma première reflexion . Ce mot m’est arrivé sans hasard, comme une évidence offerte ! Est il un chemin ou cette barriére empechant tout ? c’est une bonne question, me dirait Elias, Il te faut, maintenat y répondre en une additions de pensées reflechies et d’actes posés !

L’habitude, nos quotidiens nous instruisent, c’est une bonne choses, quand l’équilibre, l’impartailité, l’humilité nous guide. Mais il ya , trop souvant, dans une consternante illusion du «  Tout est écrit ! » , les pas singuliers de l’abandon, si simple à suivre.

L’irraison ! Drole de mot pour ne pas dire «  folie » ! La folie est, peut etre une maladie que bien des de savants médecins définissent avec moulte démonstrations et formules adéquates ! Nous acceptons cela, sans y preter attention, sans ce début de compassion nous menant à une saine reflexion ! Cette folie n’est ce pas cette irraison qui nous fait grandir, murir autrement, ailleurs en un étrange équilibre ?

J’opterai pour la deuxiéme solution ! En chaque etre sensible, il y a un monde ! Un monde différent attrayant qu’il nous faut appréhender avec justesse. Il nous faut pour cela, confier notre «  plus profond » ce sentiment unique, de partage, de compassion et d’amour. S’oublier une temps pour lui , à cause de lui, acte de confiance pur!

Extrait « Tes mots « 

Philippe De Frémontpré

A propos de la JOIE .

Bonjour à tous,

Je lisais, récemment Alexandre Jollien, ses propos sur la joie, le bonheur m’ont interpelé. Après réflexion, il y avait de la justesse qui mettait à mal, ce que je croyais d’une clarté infinie.

Vous me direz, qu’est ce qui peut brouiller, ainsi,  l’esprit ?

Il aborde en quelques lignes modestes, la joie et le bonheur ! Deux notions qu’il avait classées tout d’abord en démonstration exubérante, euphorique pour l’une, en  quête discrète et intime pour l’autre ! J’avais le même ressenti. Mais plus je suivais ses mots, plus tout cela se modifier, par une observation, une réflexion juste.

La simplicité, l’humilité de la joie en permanence est une force fantastique. Pourtant, le joyeux est souvent taxé de simplet de fatiguant…il n’en est rien sachez-le ! Elle a cette authenticité de l’accessible, de l’effet immédiat. Cela demande peu d’efforts, juste une volonté.

Je me suis tourné, alors vers cette phrase que j’écris, que je dis souvent : «  Que le bonheur vous guide ! » et voilà soudain qu’elle m’apparait presque inabordable. Nous guide-t-il parce que nous ne savons pas où aller ou parce ce que, à l’entendre  «  le bonheur, il sait, mais pas nous », comme le fait remarquer Alexandre Jollien : «  ce soyez heureux à tout prix !, laisse pas mal de gens sur le bas-côté ! »

Permettez-moi cette conclusion qui n’est, absolument, pas fermée !

Beaucoup accumulent, en leur quête du bonheur, nombre d’expériences ayant des résultats plus ou moins probants. Beaucoup empruntent des chemins qui osent des certitudes pour un peu plus de liberté, liberté qui se dissout au contact de l’autre, au contact de notre vraie nature. Il y a dans la joie de l’instant, le présent qui s’anime. C’est le bonjour au voisin, les mots partagés, le sourire donné, un regard rieur, humain, toute cette bienveillance au quotidien que je dirai festive ! Il est ce témoin, ce témoin du possible, ce témoin transmis pour qu’il grandisse plus haut, plus fort. C’est enfin, en quelque sorte une barrière à la souffrance qui l’empêche d’avancer et de nous engloutir !

L’humain a cette faculté extraordinaire, incompréhensible de se faire du mal en voulant se faire du bien ! Le bonheur ce n’est pas ce chemin ! Le bonheur c’est au quotidien, la joie en est le principal acteur ! Cette joie humble, pure, donnée et reçue, sans apriori, sans culte de quoi que soit !

Elle est ce point d’équilibre, ou notre paix, notre bien-être se lit dans le sourire de l’autre, et plus cela est réciproque plus nous sommes tout simplement humain !

Certes la, les souffrances ne disparaissent pas ! Mais, de par mon expérience et aussi la vôtre (réfléchissez un peu) la joie participe à ce remède que chacune, chacun souhaite pour l’autre, pour lui-même !

La joie n’a pas de Dieu, pas de  dogme. Elle est apolitique, tout simplement, sincèrement,humaine. Elle est cette part d’essentiel qui guérit l’homme de sa bêtise ! Le bonheur, quant à lui, est un ensemble d’actes permettant à l’Humanité d’être meilleure !

L’équilibre

L’équilibre !

 

Faut-il en parler comme une voie royale, où chaque pas s’harmonise sans heurts, emboitant le silence, celui de l’évidence ?

 

En parler, comme un vœu pieux que l’on ne peut ignorer, mais qui nous échappe, car on ne le cherche pas vraiment !

En parler et toujours ne rien faire, s’aventurer parfois et reculer toujours !

 

Notre intime, pour ne pas dire notre égo, nous dessine un déséquilibre confortable où chaque compromis tombe souvent dans le vide ! Pourtant, combien l’appelle Mon équilibre !

Oh! Il est bienveillant….à sa façon !  Oh ! Il est indulgent ……avec nos défauts ! Il est tant de choses que l’on  croit de bons sens ! Mais, ne règle aucun de NOS conflits et ne comble pas le fossé de nos incertitudes !

On s’investit, on s’indiscipline, on déconstruit notre belle vigilance à se creuser le front en se demandant pourquoi !

Un pourquoi, que l’on  connait, il est là près de nous ! Il sourit, arpente nos émotions mètres par mètres, repoussant la souffrance à une plaie ultérieure !

 

Des deux plateaux de la balance on choisit souvent le plus copieux, en se disant «  c’est si peu ! »

Ce peu…..un besoin, un désir, une peur, une haine soudaine ??? Qu’est-ce donc ? On ne sait pas très bien .On avance la main, on pose le pied en sachant pertinemment que le risque …..Que le risque est là !

 Puis vient l’excuse, ce « je ne l’ai pas fait exprès ! » En l’esprit alors, les mots se perdent, se replient, s’alourdissent !

 

Se révéler, s’apprendre au plus profond de soi n’est-ce pas ce trait d’union avec l’autre, ce petit plus qui osera l’équilibre 

 

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