Harmonie.

Harmonie

«  Être en harmonie avec l’unité de toute chose, signifie être sans anxiété avec l’imperfection ! »

Dongen.

L’imperfection, ici , supposée est la source de bien des tourments, de souffrances et de peurs. Ce qui compte, c’est la façon dont nous vivons cela.

L’attention que nous y porterons est la base du chemin . L’acceptation de ce déséquilibre, l’accueil bienveillant que nous lui faisons nous fait évoluer , humblement, en une intériorité différente, un chemin de Paix .

Cette Paix commence par la bienveillance envers notre intimité profonde. Ne plus ignorer tout ou partie de l’Être que nous sommes, se tourner pour embrasser notre vie tel qu’elle est, désordonnée, vivante, joyeuse, colérique ……….! En cette observation vraie, sereine il y a l’apprentissage d’un au delà de la Paix, où notre vraie nature se dessine à chaque pas .

Philippe De Frémontpré

Conviction.

« La force d’une conviction et sans rapport avec sa véracité. »
Baruch Spinoza

Voilà pourquoi ,l’essentiel reste en l’observation la réflexion,  » sans rallier,sans déplorer,sans maudire » ,toujours en l’indispensable quête de la compréhension, en un apprentissage généreux et utile comme peut l’être l’établissement des fondations d’une maison.

Toute conviction doit , à  mon sens,s’appuyer d’abord sur cela et non sur la simple force d’une émotion qui ,bien  souvent ,s’empare de nous au détriment du juste équilibre de la raison. En effet, comment, apprécier leurs légitimités, leurs nocivités sans avoir l’audace de la réflexion juste ?

Tant que nous serons ignorant , nous aurons cette sensation naïve et brève d’être ,en « la vérité  en nos vérités », acteur de nos choix , mais aussi en conscience,   complice de notre incapacité à être en la connaissance meilleur chaque jour.

Les émotions nous guide et se moquent de nous. 

Philippe De Frémontpré

Le rond point !

Le Rond point .

Il me vient à penser, bien sûr ,cela peut-être débattu, que l’être humain, en dépit des enseignements de nobles Maîtres et érudits, renouvelle à l’infini ,  ses propres cheminements, ses propres réussites, ses propres erreurs,rarement pour le meilleur et trop souvent pour le pire.. 

La peur, la colère, ont fait, bien des fois, prendre des «  raccourcis » qui n’ont jamais laisser à l’esprit le temps de l’observation juste, de la réflexion juste, de l’apprentissage juste, de la compréhension juste, de l’acte juste .


Il est arrivé, en une époque proche et à la fois horrible, que de nombreux théoriciens plus ou moins habiles, plus ou moins éclairés, utilisent le verbe et les peurs du moment en une association idéologique , partielle et partiale ou l’autre par sa différence, par sa réussite voir même par ses échecs  soit coupable de tous les maux qui par le biais des êtres humains  eux-mêmes, amène la souffrance, la haine comme résultante fondée à toutes violences commises à ce titre.

Force est de constater que des situations, des circonstances bien différentes ont pour certains , les mêmes invraisemblables causes et les mêmes monstrueuses solutions.


Tel des enfants,quel que soit le lieu  où le temps nous aurons toujours peur de ce vieux monsieur un peu voûté habitant seul , la maison du coin de la rue et qui nous sourit étrangement à chaque fois que nous le croisons. Il suffira alors, d’un événement particulier, venant perturber la quiétude de la rue ou effrayer nos réalités , pour que des regards soupçonneux voir accusateurs se tournent vers le vieil homme. Il est seul , riche, n’a pas de famille, ne reçoit personne ,cela en fait un coupable idéal puisqu’il est un être humain anonyme, inconnu. Il est vieux ,sale, il boit plus que de raison cela en fait un exclu plus anonyme encore ! Nous ne manquons pas d’exemples ou leurs différences, nos différences en feront des coupables désignés.


Anonyme , ils n’ont pas de nom, bien sûr personne n’a pensé à leurs demander. Anonyme, il n’ont pas encore de nom, coupable va leur aller comme un gant. 

Inconnu, combien en tireront une pale gloire de les voir tomber, sans avoir une minute, ni une seconde pour s’interroger , juste s’interroger avec compassion.

Au delà des événements et de leurs conséquences reste la noble humanité. Cette humanité, qui dépasse les incompréhensions et les doutes, cette humanité qui dénonce le mépris par l’audace de l’impartialité, cette humanité qui se relève à chaque fois qu’elle trébuche, cette humanité qui apprend et ne haie pas ! Il n’y a pas de Paix sans humanité en la pensée, en l’acte !

Philippe De Frémontpré

La peur !

Bonjour à toutes et à tous ,

 » Laisse la porte ouverte ( il me demande de laisser ,réellement ,la porte ouverte) car quelqu’un pourrait avoir un autre regard et je serai attentif et heureux de l’entendre  » Elias

La peur, voilà une étrange émotion.

A ce qu’il me semble , elle n’a d’autre cause que l’inconnu, l’inexplicable. C’est un peu simpliste, mais en y regardant bien, n’est ce pas la réalité?Il est alors, en un reflex Millénaire, un repli sur soi où l’on s’empare de l’irrationnel, du partiel, du partial pour tenter de nous apaiser mais surtout ,en de fumeuses théories, d’impliquer celle , celui où ceux que l’on n’aime pas ou les choses,les événements à nos goûts déplaisants ou pire ,cela pour différentes raisons.

Si nous prenons le temps d’examiner cette étrangeté, avec sincérité  et humilité , nous constaterons que, bien souvent , ce sentiment ne repose sur rien ou du moins pas grand-chose. Il n’est en effet, que la conséquence d’une surprise , d’une ignorance qui, il me semble, peut-être  observée,réfléchie et comprise et ainsi, surmontée. Il nous faut ,pour cela, ouvrir la porte à l’équilibre, à l’impartialité,à  l’humanisme, sans cela nous resterons à trébucher sur notre chemin, toujours inquiet du caillou à venir.

Il ne s’agit pas là , de naïveté où d’aveuglement mais simplement d’accepter la peur telle qu’elle est et pour ce qu’elle est. Nous avons beaucoup plus de sévérité dans notre jugement hâtif des conséquences de nos peurs et beaucoup moins de rigueur, de patience dans la compréhension de celle-ci.

Ce n’est pas pour cela ,qu’il nous faut renoncer au doute. Le doute n’a nul besoin d’être glorifié mais simplement d’être raisonner. La raison n’est pas un chemin rectiligne où tout incident est anodin. C’est au contraire, le lieu où les besoins, les insuffisances, les souhaits, les volontés ne se suffisent pas a eux-mêmes mais s’observent, se réfléchissent s’apprennent, se comprennent. C’est alors que les mots, les actes qui en seront les conséquences seront justes , humblement justes et véritables. Il faut entendre en ce mot véritable non pas la certitude de la vérité mais l’affirmation d’une compassion inconditionnelle. 

Philippe De Frémontpré

Jugements,

Bonjour à toutes et à tous,

Nous en sommes arrivés là ! Ce «  là » où un  «  bonjour » devient suspect où un sourire ne peut être qu’hypocrite où un acte juste ne peut se faire « sans arrière pensée nocive » où la justice rime avec vengeance et délation . Oui ! Nous en sommes arrivés là !

Sommes nous en incapacité d’accepter notre humanité ? Sommes nous inaptes au juste équilibre, à l’impartialité, à la compassion véritable ? Sommes nous ,à ce point aveugles ,pour ne pas voir nos insuffisances ? Sommes nous, si ignorants, que nous en faisons une règle de vie ?

Les questions s’amoncellent comme autant de souffrances présentes et à venir. Nous tournons le dos à tout cela, croyant en l’instant, prendre le bon chemin, et laissons «  aux autres » le soin de répondre ! Nous laissons à nos a priori , la priorité en tout et sur tout et beaucoup , ainsi , sont persuadés de détenir «  La Sainte Vérité » !

Nos jugements, car il y a jugements, ont cette couleur sombre de la partialité, de l’accusation, de ce dédouanement enfantin ( c’est pas moi, c’est lui!) qui fige , enferme nos pensées dans un déséquilibre propice aux malheurs des uns, aux souffrances des autres .

Oui ! Je juge , à mon corps défendant. Avec une très grande tristesse, je fais ce constat amer !

J’ai cette image en tête. Notre autocar est embourbé et là, nous passons notre temps à accusé le conducteur, son co-pilote, la météo , le constructeur du bus, la qualité du carburant, le choix des pneus et même notre voisin de siège avec qui nous avons eu de plaisantes conversations jusque là ! Résultat : L’autocar est toujours embourbé !

Nous avons une chance extraordinaire, nous avons en nous ce courage du changement, non pas de tout cassé, mais changer nos comportements, nos regards. Les fondations du monde de tous les possibles sont là, en ce changement d’abord personnel, en cette prise de conscience que l’univers est un tout et que si nos pensées ne sont pas humaines, que si nos actes ne se font pas pour l’autre et à cause de l’autre, que si nous ne nous regardons pas au profond du profond de notre être et enfin , que si nous ne respectons pas la nature et l’ensemble des êtres vivants……….

Nous resterons , pour longtemps embourbés dans nos souffrances !

Que l’amour , la compassion vous guide !

Philippe De Frémontpé

Trésor de pirates .

Trésor de pirates

Les mots sont les miroirs de nos émotions, les complices de nos rêves, de nos désirs, de nos peurs. Ils envahissent nos pensées et brouillent nos plumes. Que de taches, ces fameux « pâtés, de ratures, de griffonnages, de chiffonnages n’avons nous pas fait. Les mots se déforment, s’étirent et même cassent , mais ils savent, aussi, embellir un sourire, offrir une rose, apprendre le temps !

Écrire, quelque part, c’est expérimenter. Je veux dire par là, appréhender chaque lettre, chaque syllabe pour qu’elle soit au plus prés de cet intime que nous redoutons, parfois, mais que nous chérissons, souvent en secret . Que ce soit en l’imaginaire où en la réalité, nous apportons entre les virgules, les bribes de nos excès, les copeaux des nos erreurs, les saveurs de nos joies , les couleurs de nos petits bonheurs en confidences.. Une sacrée addition n’est ce pas !?

Écrire,, poser les mots sur le papier c’est un trésor de pirates, nous cherchons cette croix sur la carte, nous chapardons, nous montons à l’abordage , faisons du sur place par manque de vent. Sur les mers de nos dictionnaires nos esprits affrontent les tempêtes, les froids du Grand Nord et les chaleurs des Tropiques. Naviguer, naviguer encore remplir les cales de belles phrases aux parfums sucrés, de paragraphes scintillants comme une émeraude, de chapitres brillants comme mille pièces d’or. Il n’est nul question de talent, mais juste de mots alignés qui osent une histoire et s’adonnent au plaisir d’Être !

Philippe De Frémontpré

De passage à Kyoto

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De passage à Kyoto.

Au cours de mon voyage, nous avons séjourné à Kyoto anciennement Heian-Kyo capitale impériale du Japon, que les vieux sages appellent la «  Capitale de la Paix et de la Tranquillité. » C’est en ces rues d’un Japon millénaire, que Drogen tenue , dés l’aube, à me faire emprunter «  le sentier du philosophe ». Kitaro Nishida s’y promenait d’un pas lent, chaque jour, afin de de méditer. Comment ne pas être émerveillé de ce chemin bordant une petite rivière où au printemps les cerisiers accueillaient les méditants de leur parfum si particulier. Dans les temples construits çà et là, une prière était récitée, un rituel y était pratiquée. On ressentait une ferveur sans fastes, une sérénité humble, en partage. Elle s’adressait aux anciens, à quelques divinités locales avec un respect tout à fait surprenant en sa simplicité.

Tout en avançant,nous percevions, les conversations, presque chuchotées d’un groupe d’étudiants. Nous firent halte ,à quelques pas, curieux de cet échange. Le professeur, personnage assez grand, ce qui est rare pour un japonais, porté un étrange pantalon à sept plis et une «  veste croisée sur le ventre dessus une chemise d’un blanc lumineux, le tout noué à la taille par une ceinture au nœud improbable. Les intonations de la langue japonaise sont particulières. Nasales ou venant de la gorge, elles témoignent de l’émotion, de l’intensité, de la joie ou de la colère que la personne souhaite donner à son discours. Le volume s’harmonise avec le sens du propos, étant également preuve d’une hiérarchie assumée. Un ton agressif ,peut être, le témoin d’un respect naturel que le geste de la tête emmenant le torse et le regard vers le sol , complétera.

Ce professeur commença ce dialogue par cette question : «  Avoir raison est ce une nécessité ? »

Devant la perplexité et le manque d’empressement de ces élèves à prendre la parole, le professeur continua son propos.Que pouvons nous entendre par nécessité ? Il est utile d’observer l’essence même de ce mot, de cette émotion, de cet état d’esprit.Du nécessaire à l’inévitable, du besoin impérieux à l’indispensable , la nécessité nous propose bien des causes, aussi légitimes que réelles, auxquelles il nous faut répondre, non pas pour avoir raison, mais pour être en conscience acteur d’un remède bienveillant. Volontairement, la nécessité n’oublie t elle pas un facette nocive de son interprétation ? La satisfaction de soi, l’orgueil provoque ce déterminisme, cette nécessité absolue nous poussant , parfois, vers le monstrueux, l’innommable, l’inhumain !

Avoir raison n’est pas cette folie qu’est la vanité, mais cet équilibre conscient de cet «  ici et maintenant » indispensable pour être utile et meilleur en nos pensées, en nos actes !

Ce fut un moment intense, où tout se bouscula en mon esprit .Drogen sourit en me disant «  tu as l’ai soucieux , mon ami ?

Non ! Lui répondis je , cela m’interpelle, il faut que j’y réfléchisse. Il conclus par : je suis heureux de t’avoir amener ici !

Nous reprîmes le sentier, non sans un dernier regard sur ce professeur qui lui aussi souriait !

Au travail !

Au travail !

Il me faut, désormais, non pas me livrer à , mais livrer un effort pour m’accueillir , au travers de quelques traductions , humblement en équilibre. Regarder , avec courage, attention, vérité , ce reflet juste de mes pensées, de mes actes.

Dans ce verbe, livrer, il y a ce mot livre. Prétentieux, peut être, mais indispensable à mon sens, de faire ce parallèle. Observer, réfléchir, apprendre, comprendre , ces additions de mots que j’aimerai, tant, vouloir utiles. N’est ce pas à chaque instant , en chaque instant , une page d’écriture, où voyelles et consonnes dessinent notre réalité. Il faut plus qu’une faute d’orthographe pour changer les choses, un chapitre ou deux se posent en impartialité, nous rappelant que le temps est à apprendre.

Amoncellement de feuilles griffonnées , raturées, arrachées, où de temps à autre, la courbe d’une lettre calme nos impatiences. Une météo humaine aussi perturbée que perturbante, aussi affolante qu’affolée.Toutes, ne sont que des images, des émotions, des couleurs, des frayeurs, des colères aussi , qui d’un trait de plume décrivent, osent, bouillonnent , doutent, , rient, affirment trop souvent, tâtonnent sans arrêt , pérorent sans gloire, pleurent en silence. Accepter cela n’est pas très « jouissif ». L’apprentissage n’est pas un ébat amoureux où chacun tend vers son plaisir sans attendre que l’autre suive, mais plutôt, l’impertinence de l’altruisme pour que l’autre ne s’abime pas, pour que l’amour soit sans conditions.

Il se dit de l’expérience, qu’elle est le moteur de la sagesse .Pourtant , il en est , quelques bribes , que l’on souhaiterait oublier.Ce n’est bien souvent, que la souffrance sans causes, que les conséquences sans remèdes que l’on hait , tout ce que nous n’avons pas voulu chercher, tout ce que l’on n’ a pas trouvés. L’expérience, elle ! elle est acquise ! Faire, un cheminement à prendre où à laisser !

Faire, en pensées comme en actes, est une association entre la volonté , le courage d’être et l’ambition de la Vie. Chaque seconde se dilue en la minute qui se construit. Elle ne disparait pas, elle est une composante de cette minute. Ne pas y prêter attention, laisser notre vigilance faire la sieste, c’est s’abandonner, se perdre. Comme disait St Paul : « Ce que je veux, je ne la fais pas, mais ce que je hais, je le fais » , le carnage du chacun pour soi en quelque sorte !

Philippe De Frémontpré

Erasme.

Erasme.

Permettez moi, d’emprunter et de revisiter une pensée d’Érasme.

Nous percevons dans nos quotidiens , surtout en cette période quelque peu chaotique un déchainement de passions, plus ou moins légitimes, plus ou moins argumentées, mues , parfois par d’étranges émotions. Tout cela agite nos corps dans toutes les directions et désoriente nos sens . Mais le plus à plaindre, dans cette histoire, est notre esprit, il galère !

Pourquoi, me direz vous ? Si j’osai……allons-y , je dirai que la partie est inégale ! La raison qui nous mène, généralement sur les chemins vertigineux de l’observation, sur les pentes abruptes de la réflexion, vers le calme des plages de l’apprentissage, de la compréhension, est mise à mal par l’instantané, la ou les peurs,l’irréfléchi, l’irrationnel.Très isolée, elle souffre de l’absence chronique de ce que l’on appelle communément L’équilibre , ou tout de moins d’un manque d’équilibre! Toute cela ayant pour résultat qu’elle part perdante !

« je prends le temps » est devenu, presque un gros mot ! Nous réagissons comme cette personne , recevant une part de gâteau, estimant qu’elle trop petite, il s’époumone aboie, succombe à la colère, s’ouvre à l’injure , claque la porte et s’en va !

Que reste t il de cet événement , un morceau de gâteau qui est un morceau de gâteau. De la moquerie, de la souffrance !

Les mots et les actes ont un sens. Si, ils laissent le champ libre au déséquilibre, à la partialité , ils blessent inéluctablement et s’exilent ,eux mêmes, de la noble compréhension, de l’acte juste ! Si, ils ont le courage de l’équilibre, de l’impartialité , ils auront autant de portée bienveillante qu’un rayon de soleil réchauffant le cœur des hommes, autant de bonheur que le sourire d’un enfant.Quand à l’acte, il n’en sera que plus humble, authentique et portera de nombreux fruits.

Dans un monde , où le concret, le matériel revêt une importance, parfois, démentielle, mon propos apparaitra naïf ou venu tout droit du pays de Bisounours, certes ! Mais quand est il au fond de votre cœur ? Quand est il de votre ambition pour la Vie ? Tout cela ne mérite t il pas un juste équilibre ?

Philippe De Frémontpré

Esclavage.

Esclavage.

J’aimerai vous proposer ( une fois n’est pas coutume) un texte d’Alexandre Jollien. A vous de le découvrir.

«  Comment( à distance égale du fatalisme et de cette espèce d’idéalisme qui dévalorise le réel et me fait désirer sans cesse l’impossible) comment me déconstruire ? Suffit il d’afficher mon mépris devant les «  je suis comme je suis » qui trop souvent témoignent de ma suffisance, d’une fatuité imbécile ? Quel gouffre entre ce que je voudrais, ce que je pourrais être et ce que je suis ! Devant mon impuissance, face à mon incapacité à tordre les cou à ces contradictions qui ne tiennent pas la route, je suis tenté de me haïr. »

Prenons nous le temps de cette observation particulière, de cette réflexion intime, du fond du fond ,comme l’écrit souvent Jollien, de ce face à face avec ce gouffre ? Il faut être sincère avec nous mêmes la réponse s’annonce négative. Alors, oui ! Nous sommes tenté de se haïr, de haïr l’autre ! Le meilleur moyen, comme le souligne Jollien «  de chérir son esclavage » !

Prend soin soin de soi, n’est pas uniquement mettre un masque en des moments difficiles,.S’accueillir, c’est réduire ces distances entre moi et moi, entre moi et l’autre, humblement, sincèrement, avec la sagesse de celui qui ne souhaite plus haïr !

Philippe De Frémontpré

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