Archives pour la categorie ‘Poémes tendresse’

Mille manuscrits

Mille manuscrits.

Bonjour ! Comment tu vas ,

Plus personne à ton bras ?

Tu promènes ta détresse,

Tes yeux en tristesse !

Aller ! Je n’ai pas un sous,

mais, vient on va boire un coup !

On se fera «  jeter » on s’en fout,

Raconte-moi, c’est juste entre nous !

Comment te parler d’elle,

Dans une simple ritournelle,

Il me faudrait mille manuscrits,

Pour chasser mon ciel gris,

Et peindre le printemps de son sourire,

En ses yeux où la vie vient se nourrir.

Humm son visage ! Oh, oui son visage

Est le plus beau des paysages !

Du merveilleux galbe d’une pommette,

A ses discrètes fossettes,

C’est un voyage à la particulière tendresse,

Que l’on parcourt, sans hâte, avec paresse.

En son pull noir, épaules dégagées,

Comme une plage, un soir d’Été,

Là où la douceur t’envahit,

Aux bords d’un rêve infini…….

Ses lèvres en mots se respirent,

les lèvres en baisers se goûtent !

Verse encore , à déborder le verre

Que mon esprit s’embrume et mon âme se perde

Je garde en moi plus que cela…

Oh ! Juste sa main pour quelques pas !

Philippe De Frémontpré

( A respirer la Vie)

De derrière ta fenêtre. !

De derrière ta fenêtre.

C’est au coin de ta rue, que chaque soir je me pose.

A regarder ton ombre de derrière ta fenêtre.

Je devine tes pas, je devine tes gestes,

A me frôler le cœur, à frissonner mon corps !

Pourquoi suis-je si loin et pourtant si prés ?

A sentir ton parfum de derrière ta fenêtre.

Je devine tes mots, je devine tes rires,

A éclater mon cœur,à envoûter mon corps !

Mon audace a si froid planté sur le trottoir,

A dessiner tes yeux de derrière ta fenêtre.

Je devine leurs éclats, je devine leurs larmes,

A noyer mon amour pour qu’elles s’évaporent !

Je reviendrais demain pour reprendre mon poste

A te dévoiler de derrière ta fenêtre.

Je devine l’image, je devine le souvenir,

A panser mes regrets, à construire mes remords !

Philippe De Frémontpré

( Pages blanches )

Le tissé du manuscrit

 

 

Le tissé du manuscrit

Quoi de plus merveilleux que d’écrire !
Mettre, ses émotions en syllabes colorées
Ces voyelles et consonnes en ordre de tendresse !
Arabesques d’audace, parfois de romance,
D’être en leurs sens , simplement eux mêmes,
Sans ajoute de haine……
Il nous faut les choyer, en infinie sagesse,
De nos rêves les peindre, de nos regards les habiller .
Et si, leurs silences apparaissent une torture,
Ne sont ils pas à l’écoute de nos mots à venir ?
Si l’on prête attention à la causerie
De la plume et du papier,
Le chemin se dessine et les décors s’animent
Elle se fait jacasserie,discours ou tête à tête.
Elle peut être humeur comme un début de tempête,
Ou conteur à décrocher la lune.
Quand le va et vient de la plume à l’encrier
Se fait incessant et noircit le billet,
Quand les courbes s’arrondissent
Et les traits s’affinent,
Les mots en bonheur nous parlent d’amour !
Ils nous faut la main ferme pour guider ce sentiment,
Et l’unir à jamais au tissé du manuscrit !

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

Jours d’Hiver

 

 

 

 

 

Jours d’hiver

Il faisait froid, un de ces jours d’hiver où l’on frissonne en regardant par la fenêtre. Des cristaux en transparence recouvraient branches et feuilles mortes. Le ciel hésitait entre une grisaille de saison et en bleu en promesses.

Elias avait mis quelques bûches à flamber, la pièce se réchauffait doucement, nos silences se respiraient comme un « au delà des mots particulier » où chacun s’abandonne et s’échappe vers l’autre ! C’est comme un prélude, où il me faut renoncer à mes repères, renouveler ce laisser être pour réapprendre à regarder, à observer, à respirer ! L’écoute, alors, s’impose sans brutalité, sans agressivité , mais humblement ! Elle se pose sur les choses , les êtres sans les surprendre , pour absorber l’émotion , s’abstenant de jugement, de comparaison, elle ose l’attention, l’expérience de l’instant .

« – L’expérience est elle dans ce que tu as fait ou dans ce contact particulier entre toi-même et l’instant ? » m’interrogea Elias.

«  – Puis-je, Elias, te répondre par une question ? Nous pensons que l’expérience se construit par l’accumulation d’actes, comme autant de bagages que nous emportons et pouvant, accessoirement, nous être utile ! Mais j’entrevois une autre nature . N’est ce pas l’instant qui nous propose son expérience, son expertise, peut-être, comme pour aller au delà de cette montagne de « vérités » qui éparpille, bien souvent, nos émotions en souffrances éclatées ?

« – Nos sociétés associent, fréquemment, l’expérience au sens accumulatif du terme, à la perfection, ceci étant, pour elles , deux états indispensables au bien-être voir au bonheur ! J’ai bien peur, qu’elles ne fassent fausse route. La perfection, comme son contraire , ne sont que de mauvaises et souffrantes comparaisons. Il y a, dans un de ses synonymes, « confrontation », toute la mesure de la réalité que nos sociétés et avouons le, nous mêmes comprenons ! Hors, il me semble qu’en la sagesse, en ces doutes, en son apprentissage, qu’en elle seule la perfection peut éclore. Une perfection différente de celle que nous concevons, mais pour cela il nous faut aller au delà de nos mots, au delà de l’expérience de l’instant, au plus profond de nous même !

Il faisait froid, un de ces jours d’hiver ou l’on regarde le ciel à se sentir simplement vivant !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence)

« Clic » !!!!!!

 

 

« Clic » !!!!

Les mots ont un sens originel, mais nos sociétés en perte d’équilibre, de bienveillance, de bon sens, modifient ce berceau de compassion en une évolution destructrice. Ainsi :

On ne se parle plus, on se déguise ! On n’observe plus, on condamne ! On n’explore plus, on surveille ! On ne découvre plus, on espionne ! On ne réfléchit plus, on dénonce ! On ne respecte plus, on accuse ! On ne donne plus , on réclame ! On n’éclaire plus, on trompe ! On ne pardonne plus , on hait !

Apprendre est devenu un «  clic », un film muet sans expérience, sans attention où la seule audace de la pensée est de préserver son égoïsme ! Comprendre est « connecté » à je ne sais qui , je ne sais quoi où l’on vous affirme vous embellir la vie , vous soustraire de vos peurs en quelques applications ! On se marie pour un sourire et on se quitte pour un pseudo ! On s’affranchit des conséquences pour un effet médias, on s’allonge sur une réseau comme on prend le soleil oubliant en conscience que le cancer nous guette !

Rendez vous compte, il suffit d’appuyer sur «  OK » et l’on est généreux ! Un autre « OK » et l’on vous dit ou manger ou dormir, comment vous habiller, comment aimer ! Apprenti de la satisfaction instantanée, on multiplie les « OK » à en briser l’écran , à en oublier que l’on a des pieds ! On s’indigne, parfois, bizarrement pour être ensemble, comme rassuré d’avoir la même lâcheté ! Mais bien vite nos colères, ne sont plus à l’audimat ! Elles se diluent, alors, en nos indifférences !

L’équilibre n’est plus ! Les mots ont ils, encore, une sens ?

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence)

Imperfection

 

 

Imperfection

 

L’imperfection du monde se révèle à nous sous bien de formes . De façons répétitives, douloureuses elle se voile de fausse pudeur, nous dessinant en de sournoises arabesques, non pas une excuse, mais son éloge funeste !

Il n’est nul question de querelles ou de bavardages, mais d’un regard différent sur les choses et les gens. Chaque interrogation s’approprie sa juste réponse, non en fonction d’une logique calculée, mais de l’humilité de sa formulation, de l’approfondissement attentif des causes et conséquences.

Trop d’irréfléchis s’appliquent à une rédaction qui n’est, bien souvent, qu’une justification partielle, partiale en dehors de tout équilibre. Elle est, aussi dans bien des cas, fortement imbibée de souffrances, de ressentis passés, troublant par le fait l’harmonie de la pensée. Le jugement est si simple pour celui qui conçoit que l’affrontement, la comparaison, l’égoïsme. Juger, condamner deux émotions qu’il faut contenir, observer , apprendre et comprendre. Sans cette volonté, cette vigilance l’injustice , la haine ont de beaux jours devant eux !

La justesse d’une pensée, d’un propos, d’un acte doit s’affranchir de tout attachement. L’attachement n’est qu’un a priori, une vision tronquée. La réflexion s’en trouve altérée, elle s’interdit l’investissement global de l’esprit dans la compréhension et reste aux portes de la bienveillance , de la bonté humble ! Le cheminement du raisonnement est simple . Il se construit avec un regard pondéré où chaque acte a une origine, qu’il est primordial d’appréhender et de comprendre. L’ importance de la retenue s’impose naturellement. Elle est le seuil de la compassion, forgeant l’image de la réalité de l’instant. Savoir pénétrer dans cette humanité est un apprentissage offrant une vision sereine, humble et juste, propre à toute sagesse véritable.

Bon nombre de discours se limitent à des constats relatant des faits sans autre forme de procès. A écouter nos propres peurs, a être ces souffrances qui nous assaillent, notre esprit se ferme, nous n’écoutons plus, nous inspirons la nocivité du monde sans voir sa bonté. Il est périlleux de circonscrire une pensée à une succession d’estampes, sans apprécier le pinceau, les couleurs et le paysage.

L’absence de vie n’est pas seulement la mort comme nous l’entendons, comme nous l’attendons. L’absence de vie est en l’orgueil, la jalousie,l’avarice, la haine que nous prenons, parfois, pour vérités mais qui ne sont que les tristes cache-misère de nos non-réflexions !

 

 

A l’age….

 

 

 

A l’age…….

A l’age, où le temps s’absente, devenant au fil des secondes un long soupir. A l’age, où l’on s’accroche à tant de choses que l’on ne pourra pas changer. A l’age, où bien des souvenirs s’embrument comme pour mieux nous laisser partir.

A cet age, que l’on nomme de sagesse pour ne pas dire d’ennuis. A cet age certain , où la main tremble où le corps s’oublie. Quand meurent les mots avant d’être écrits, quand les cris n’ont plus de larmes. Quand le silence s’impose, quand les murmures s’invitent. A cet age, où les regrets, les remords en petits tas envahissent une mémoire voilée. A cet age , où le chagrin compose les heures, où les rêves sanglotent, où la douleur se noie.

A cet age, où s’éloigne la saveur du dernier baiser, où les sourires n’osent plus. A cet age, où chaque pas est un défi et ne laisse plus de trace sur le sable. A cet age sordide, où en toute discrétion, on vous plaint d’y être arrivé. A cet age, où l’instant se résume à attendre , et attendre encore……

 

A cet age, meurt plus qu’une saison…….

 

 

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Face à face

 

Face à face !

La vie n’est-elle pas un long  face à face avec soi même ? Comment éviter ce conflit ? Comment être meilleur chaque jour en ce duel permanent ? 

Encore une fois, la vigilance, la discipline en la pratique peuvent être d’un grand secours. Nous prenons comme vérité que toute contrariété, divergence, compétition etc .. ne sont qu’un face à face avec l’autre. Cet autre qui perturbe notre vie, à qui l’on se compare sans cesse, bref qui semble être la source de nos souffrances petites ou grandes. Mais l’observation humble, impartiale, sage nous propose une autre vision !

Dans nos sociétés, où le culte de la souffrance est une institution, le coupable ne peut, en aucun cas être nous même ! Quand la réflexion s’absente, nous ne pouvons être que victime ! Hors, dans bien des cas, nos vanités, nos jalousies, nos haines sont le point de départ d’une vindicte qui ne nous apaise même pas !

l’attention nous fait défaut ! Le discernement juste nous fait défaut ! La pierre qui vous fait trébucher, n’a pas demandé à votre pied de la heurter !

Dans ce duel avec soi, il nous faut oser l’honnêteté absolue pour accepter deux choses. La première, de nous accueillir tel que nous sommes. La deuxième, d’assumer avec la force de la compassion pure que nos actes peuvent nous entraîner sur des chemins brumeux, chagrins,sinistres. Sans conscience, nos pensées, nos actes nous conduisent à la négation de nous même, de notre vraie nature ! Il importe, quelque soit la souffrance, d’être en observation de soi pour établir en l’instant l’équilibre de la réflexion et la sagesse de l’acte.

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence)

Assis au bord du chemin

 

 

Assis au bord du chemin

Assis au bord du chemin, sur un banc de pierres, les yeux perdus dans les nuances de gris du ciel, comme dit l’érudit «  nous nous bricolons un bonheur dans un coin ! » Comment envisager la pratique sans tomber dans un confort intellectuel individualiste et pantouflard ?

L’utilité de l’instant vient à notre secours .Il est en l’instant toutes les ouvertures possibles. Ouvrir sa respiration, inspirer le monde , l dans ce qu’il a de juste et de sage . Regarder l’autre sans jugements, avec ce sourire lui disant «  bienvenu mon ami ! ». Éclairer sa pensée par la joie simple, humble, bienveillante.Oser la nudité du laisser être ! C’est en la nature de l’instant que nous trouverons d’autres couleurs pour le ciel !

Outre sa nature, l’instant mérite que nous lui accordons un peu de temps. On ne peut se dire vigilant, si l’on prend pas le temps de la vigilance ! Évidence…. !!! Mais combien de pensées bienveillantes, apaisées, en réflexion s ‘interrompent par manque de vigilance ! C’est en le temps de l’instant

que nous trouverons l’extraordinaire force de la compassion.

Il s’avère, me semble t il que s’ouvrir sans presser le pas est le meilleur moyen d’être soi même sans oublier d’appréhender , d’apprendre notre environnement pour le bonheur de tous les êtres vivants .

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

La Paix intérieure.

 

Paix intérieure !

De quelle façon, allons nous dessiner les arabesques de ces deux mots, comment allons-nous construire cet édifice de bien-être ?

Un certain nombre de penseurs ont leurs solutions, pouvant se résumer à : « laissez moi tranquille, dans mon coin et je serai en paix !  Ou occupez vous de vos oignons et je m’occupe des miens ! ». Solutions où l’égo à la place du Roi et l’autre, à peine, un strapontin ! On ne peut trouver l’apaisement sur un tel chemin !

Ne devons pas nous avoir une noble et juste ambition ? Celle d’entreprendre, de conduire notre apprentissage avec sagesse et patience, pour y trouver l’apaisement, la sérénité et au bout de la route,  la Paix.

La tache est simple, belle pour qui a la volonté, la vigilance d’oser ce laisser être ! La besogne est délicate. Il nous faut acquérir l’humilité, l’impartialité indispensable afin de garder la juste lucidité et savoir aller au delà du bien et du mal !

Nos émotions n’ont pas une seule teinte, elles n’ont pas cette unité que beaucoup leur prête ! A bien y regarder, nous y trouverions des demi-teintes, des différences de grains , des variétés de tons etc….Bien-sur, tout cela peut être insaisissable mais l’équilibre de nos choix, de nos pensées, de nos actes tient en ce discernement ! Savoir observer, identifier, différencier nos affolements, nos angoisses, nos passions, nos sentiments est un exercice vital pour définir avec clarté notre direction .Une colère peut être saine, si elle dénonce sans violence mais avec la force de la compassion une injustice ! Nous sommes, toutes et tous capables de cela ! Reconnaître, apprécier nos émotions, écarter le nocif et apprendre le juste doit être fait avec assiduité et discipline, il est en cela la seule manière pour qu’elle devienne naturelle !

Une fois, cela fait, l’harmonie déploie ses ailes, nous montrant avec grâce et bienveillance le chemin de notre paix intérieure !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

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