Archives pour la categorie ‘Poémes tendresse’

Additions de mots !

Additions
de mots,

Quelques
additions de mots, parfois mises en chanson, comme de multiples
couleurs sur une toile esquissées. Quelque fois, on s’arrête au
bord d’une rime pour une émotion, un abime.S’attardant sur la
courbe d’une lettre ou la nature d’un verbe, on observe
patiemment la rigueur de la plume.On s’invite, alors en affolement,
en tendresse inconnue, en inquiétude, en révolte et pourtant c’est
en réflexion que l’on se pose, juste pour apprendre , juste
pour comprendre ! Bien des remèdes ont cela comme recette, un
juste équilibre en une lucide bienveillance, un juste équilibre en
une pure compassion !

Une
étincelle peut devenir brasier, si le cœur et l’esprit oublient
que la souffrance existe . La colère,fut elle légitime, n’est
qu’un douloureux déséquilibre qui engendre la haine et n’offre
aucun espoir !

L’humain
a besoin d’humilité ! Être et Être heureux ne se décide
pas seul, nous ne pouvons tracer ce chemin que pour l’autre et à
cause de l’autre !

Philippe
De Frémontpré

(
Méditations)

Pas un argument !

Il
est facile de trouver en l’autre les raisons de la souffrance du
monde, de notre mal-être ! Nous nous dédouanons de toute
responsabilité, reportant la nocivité des circonstances à
l’étranger, la religion, le groupe, le politique…….etc etc !
Le chemin de la réflexion juste , impartiale est plus délicat.
Comme le dit avec peu de mots, Daniel Webster : «  la
colère n’est pas un argument ! » Bien souvent, la
colère apparaît comme un justificatif à nos paroles, à nos actes
qui ne sont pas nous mêmes, mais le reflet conscient ou inconscient
de nos peurs, de nos ambitions , de nos haines. Le déséquilibre est
, alors, ce chemin, hors la réflexion, menant à toutes les
perversions humaines.

Nous
avons en nous, cette faculté merveilleuse d’observer,
d’apprendre,de comprendre en un juste équilibre qu’en
faisons-nous ? Avons nous cette volonté d’être simplement
meilleur ? Un ami croisé, un jour, me répondit avec
assurance : «  Vas y , je te regarde ! » il y
avait là, tout le désarroi, de celui qui a perdu le courage de la
compassion, l’ambition de la joie, l’exigence de l’altruisme,
l’obstination de l’amour!

La
tristesse m’envahit , soudain, car je le ressentais comme désespéré
en dedans ! Non ! l’agressivité,l’aigreur,l’emportement
ne sont pas des arguments !

Attendre
que l’autre empreinte le chemin du juste équilibre, pour voir si
son pas ne trébuche pas, c’est le fond de beaucoup de
discours.Tant d’opportunités se présentent à nous, pour faire de
l’interdépendance plus qu’une réalité d’esprit, pourtant
nous les regardons passer et continuons à bâtir nos regrets, nos
peurs tels des remparts de sable. C’est au profond du profond de
nous même que se forge l’acte juste. Au bout de cette réflexion
juste impartiale qu’il nous faut oser, pour que disparaisse la
colère !

Philippe
De Frémontpré

(
Méditations )

Remarquable

Remarquable
.

« 
Faire quelque chose de remarquable vaut mieux qu’être remarqué »
Confucius.

Elias
a attiré mon attention sur cette citation, en me posant cette
question : – Que veut il dire par remarquable !?

S’agit
il d’un acte bruyant , scintillant attirant, uniquement, l’œil
et l’ouïe , ou est ce ces hurlements ou l’on constate plus que
l’on agit ? Bien des comportements ne sont que des instant
éphémères, des moments ou l’égo se flatte en démesure,
ignorant qu’il est, de la bienveillance envers lui-même !

L’apprenti
observe, offrant ces images à sa réflexion, à sa compréhension
pour simplement Être, pour faire de l’acte l’équilibre pur,
impartial , reflet de la vraie nature des choses et des êtres
vivants. L’ignorant vocifère, crie, tape du tambourin, accuse et
juge .En son vacarme, rien ne compte plus que ces regards tournés
vers lui, en son déséquilibre rien ne compte plus que ceux qu’il
entraîne avec lui.

La
chose remarquable est la vie en partage ! Silencieuse, elle porte
l’espoir, discrète, elle enlève la pierre du chemin pour que nul
ne trébuche,posée elle ose la paix au milieu des fusils. Elle sait
que le bonheur est parfois difficile, ce n’est ni un butin, ni une
soumission mais un équilibre à chaque seconde renouvelé !

Philippe
De Frémontpré

(
Méditations )

il est 8h30…..

Il
est 8h30, un homme arrive dans sa belle voiture, se gare sur le
parking , prend sa serviette dans le coffre et entre en son bureau. A
midi, il en sort pour le déjeuner, revient vers treize heures s’y
enferme jusqu’à dix huit heures.

Qu’il
pleuve ou fasse grand soleil, le rituel est, invariablement, le même
! Parfois, je suis sur le trottoir à son arrivée , je lui
adresse, alors, un «  bonjour » amical qui, les saisons
défilant, ne reçoit aucun écho !

Cela
me surprend, toujours ! Être à ce point dans sa « 
bulle » et refuser juste un bonjour. On s’interroge sur soi,
notre «  bonjour » était il bien amical ? Ne suis
je pas agressif ? Pourquoi forcer cette non-volonté ? Aller
vers l’autre n’est, peut être pas, aussi facile !

La
bienveillance n’agresse personne, c’est la perception que nous en
avons qui la modifie, la dénature. Les raisons sont multiples,
haine, jalousie, égoïsme, honte…..mais aucune n’en est une
justification. Nous sollicitons l’excuse à notre manque de
réflexions, nous revendiquons pour nous dédouaner de nos
responsabilités. Bien sur des malveillants, des gredins exposent
leurs nocivités, leurs apparentes et éphémères opulences comme
autant de tableaux en une exposition. Pourtant quelque soient leurs
richesses, leurs splendeurs , ils n’ont ni la joie , ni la
compassion en eux, juste une souffrance , une incompréhension d’eux
mêmes ! J’ai, toujours l’image des châteaux de sable qui aussi
complexes soient ils, aussi solides soient ils, disparaissent à la
marée montante.

Un 
« bonjour » est un accueil, une invitation au partage de
l’instant, le souhait profond d’une journée joyeuse, ce n’est
ni une question, ni une intrusion brutale. Rien n’est plus terrible
que le ressenti d’un accueil soupçonneux, arrogant.

Un
jour, oh !, il y a bien longtemps, un homme inconnu m’adressa
mon premier «  Namasté ! » . Ce fut pour moi , une
joyeuse surprise. Au delà de la signification du mot, il y avait
dans le son des syllabes, dans l’attitude douce et respectueuse de
cet homme, tant de bonté, qu’il m’apparut évident, naturel de
lui répondre, maladroitement, de la même façon, avec le même
mot ! Je n’eus nul besoin de dictionnaire, nul besoin d’une
définition, cette émotion offerte en trois syllabes fut un
merveilleux cadeau .L’apprenti que j’allai devenir, avait son
premier enseignement.

Les
matins , les rencontres tout au long de notre vie seront
innombrables, je fais un rêve, ici, qu’ils commencent , toujours
par un «  Namasté » aussi fabuleux !

Philippe
De Frémontpré

Madame la Vie !

Oh, Madame la Vie,
Je respire sous la pluie,
Un étrange désespoir,
Là, au bord du trottoir !
Je ne sais où aller,
En ces chemins trop peuplés.

De visages fermés,
En cette foule trop pressée,
Peu de joie s’invite,
En ces bizarres rites,
Chacun arpente le pavé,
Priant l’azur de l’épargner !

Tant de regards s’enfuient,
Vers des horizons mystérieux,
Que le vent se lasse,
Des silences qui passent !
L’autre parle trop !
Mais où est l’échafaud ?

Oh, Madame la Vie,
A vos pieds, je souris
Et entame mon errance.
En mon sac, toutes nos souffrances,
Fardeau de nos oublis !
Le disciple a perdu ses outils,
Cherchant en ses mains,
L’aurore d’un autre matin !

Il n’y a pas d’absolu !
Juste moi , qui ai un peu trop bu !
Je regarde ce ciel,
Naviguant sans boussole
A rire sans cesse, à ne plus toucher le sol !
Il se gausse de tous ces humains
Qui ne savent choisir leur train !

Oh, Madame la Vie c’est si simple, quand tu ris !

Philippe De Frémontpré

Les vertus du silence

 » Le souffle du silence, l’observation de cette inspiration et
expiration sera toujours plus beau que ce que tu pourrais en dire ! » .
Voici, mon interprétation d’un très vieux proverbe chinois, qui tente à
démontrer les vertus du silence. ( Elias extrait d’un entretien )

Dans nos sociétés où l’invective
est un spectacle, l’injure une nécessité pour exister, la délation un
sport , parfois , ne serions nous pas inspirer de prêter attention
aux silences avec humilité ? Ils ne sont pas des « non-actions » bien
au contraire, ils sont le trait, parfois maladroit, dessinant avec
compassion et impartialité l’acte juste ! Ils sont les couleurs d’un
rire, du don de soi pour l’autre et à cause de l’autre !

Philippe De Frémontpré
( Méditations)

Le tas de pierres

Le
tas de pierres.

Nous
avons, tous,cette capacité à observer transformer notre esprit .
Accueillir nos pensées d’amour, de compassion, nos sentiments nocifs
en leurs réalités, les comprendre, agir avec humilité et sagesse
pour faire reculer, encore et encore, notre propre souffrance.C’est
au profond de notre profond en cette observation vigilante de nous
même, en cette respiration sereine que le chemin se dévoile.

Nous
ne voilons pas les yeux, il est en cette étape bien des difficultés.
Se confronter à la réalité de soi -même, n’est pas une chose
aisée, où avec un peu de méditation, d’attention occasionnelle,
la paix intérieure, soudain, nous est révélée ! S’affranchir de
modes de penser qui régissent , parfois, avec la cruauté de la
course à l’excellence, nos sociétés. Oser accueillir l’instant,
l’expérience avec le regard de l’apprenti. Se discipliner à
l’observation, la réflexion, la compréhension juste, voilà un
parcours demandant patience et effort. L’angoisse, la peur
jalonneront, également, ce sentier, mais il ne doit y avoir aucunes
craintes, au contraire !

Elias
me répète, souvent : « je ne suis qu’un apprenti ! », la
première fois , cela m’a interpellé avec une certaine violence.
Il a ressenti mon désarroi. D’une voix forte ajouta : « Apprendre
n’est l’affaire d’un moment, d’une phrase ! Comme le temps se
renouvelle à chaque seconde, la pratique, l’étude sont comme ce
tas de pierres qu’il te faut déplacer encore et encore ! C’est
en cet effort que tu identifieras le bon emplacement, que tu saisiras
avec joie ta vraie nature ! »..il se place, alors , dans la position
du méditant et poursuit : « je vais déplacer mon tas de
pierres….. »

Philippe De Frémontpré
(Médiations)

Apprendre !

Sénèque a eu ces mots : « il faut toute une vie pour apprendre à vivre ! »

Si l’on cherche à
décortiquer cette phrase, on peut , à mon sens, y voir deux ou trois
choses.

« …toute
une vie.. » Ce n’est pas une notion de temps comme nous l’entendons,
mais plutôt un regard, une observation patiente sur nous même, les
autres , notre environnement. La patience est source
d’approfondissement, de compassion.elle prête une oreille attentive à l’impartialité, à ceci mais aussi à cela, l’esprit ouvert !

« ….pour apprendre… » !
L’apprentissage n’est pas une accumulation de formules, d’événements
que l’on range soigneusement pour ne plus s’en servir. L’apprentissage
est un renouvellement permanent où chaque pensée, chaque acte n’est
qu’une réponse partielle qu’il nous faut, assurément compléter ! Figer,
une émotion, un sentiment, une pensée en une certitude indestructible,
c’est fermer les yeux , son esprit à l’instant d’après ! C’est s’arrêter
au commencement !

«
….la Vie… ! » Est elle ce grand foutoir où de peur de ne pas la
vivre on s’interdit de l’apprendre ?

Philippe De Frémontpré
( Méditations )

Levé du jour !

Dans mon silence, Madame,
Où, à chaque instant, les secondes me blâment,
Se dessinent, en un trait, sans détour,
Votre regard innocent au levé du jour !

Il me plaît, Madame,
Et c’est là, une étrange gamme,
D’y entendre votre douce voix,
Sur une portée,où résonne la joie !

Oh ! Madame !
Que n’ai je, plus encore de flammes
Pour oser votre peau,
A vous paraître sot !

Quand au temps, Madame,
En une pluie d’automne, il clame
Cette demande de pardon,
Mais pourquoi, se met-il à la raison ?

Je ferme les yeux , Madame,
N’y voyez-là, aucun drame
Je ferme les yeux, je vous respire
Et en vos rêves me laisse conduire !

Philippe De Frémontpré
( Poésies)

Liberté ? !

Liberté ?!

Notre
soif de libertés nous entraîne sur bien des chemins, que nous
croyons, à tord ou à raison, pertinents ! Certains ont bien
des noms pour les nommer  : réussite, notoriété,renommée,
réputation, confort, luxe etc etc….D’autres voient en des
paradis éphémères, des démarches religieuses ou intellectuelles
des certitudes qui n’ont nul besoin de réflexions ! Il y a, dans
tout cela, des choix des uns et des autres, mais sont ils , à même,
d’étancher, pleinement, notre soif de libertés ?

Nous
tenons comme liberté ce pouvoir de dire et de faire ce qu’il nous
plaît.

Nous
tenons comme liberté de maudire celui qui s’assied à notre table,
sans y être invité.

Nous
tenons comme liberté l’accumulation de biens, la gourmandise des
sens à l’excès.

Nous
tenons comme liberté, nos opinions partielles et partiales.

Nous
avons notre propre définition de la liberté ! Mais avons-nous
le courage, l’audace de l’immense liberté ?

Cette
liberté d’Être Réel ! D’être au contact avec notre vraie
nature, d’y observer, d’y apprendre, d’y comprendre le profond
de notre profond humblement, sereinement avec compassion pour nous
même et une juste impartialité , pour que nos actes apaisent,
soulagent, fortifient et brisent les chaînes de la souffrance !

Il
y a quelques temps , j’ai rencontré un homme riche, très riche.
Dans notre conversation, il sortie un billet de cinquante euros et
dit en le regardant : «  Tu es ma souffrance, mon
irréel…… ! » Il possédait tout ce que le monde
pouvait lui offrir, pourtant je voyais sur son visage, il lui
manquait la joie, la liberté d’Être !

Philippe
De Frémontpré

(
Méditations)

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