Archives pour la categorie ‘Poémes humeur’

J’ai froid aux mains ! ( texte revu )

J’ai froid aux mains !

 

Du profond de mon corps, la vie s’en est allée!

Le temps est sans désirs, la nuit sans craintes.

J’entends mon cœur, parfois s’emballer,

Comme une ancienne colère qui ne peut exploser.

 

J’ai froid aux mains….

J’avoue au ciel mes méprises passées, mes regards envieux,

Mes désamours inutiles, mon ignorance hautaine !

J’emmène en bagages mes mots insensés, mes peurs enfantines,

Ces étranges souvenirs ne servant à rien !

Comme la brume, aux heures réchauffées,

Mon chemin, doucement disparaît !

 

J’ai froid aux mains !

 

Une larme, sans tristesse, glisse….

Mon regard s’épuise, mon esprit s’abandonne !

Les mots se cherchent,

Oubliant le beau le doux, le tendre,

La souffrance n’est plus, la peur s’enfuit !

Tout se disloque !

Tout se dissout !

 

J’ai froid aux mains !

 

Conversations.

Conversations .



Ah!tu es revenu !

Où étais tu depuis dix ans ?

Tu te cachais par tous les sangs,

En mon corps répandu !


Voilà ton lot de souffrances,

Mes pensées en errance.

Tes chemins tortueux,

Tes dédales douloureux.


De peurs en détresses,

Accumulant tes largesses,

J’inspire tes maux,

J’expire mes mots.


Laisse moi te rire,

En affrontant le pire.

Je ne suis qu’un,

Et mon mal n’est rien !


Si ma chair crie,

Bien vite, vient l’oubli !

Si le mal m’envahit,

Je plains cet ennemi.



Mes sourires patients,

S’occupent du temps,

Osant l’affrontement,

Avec la joie du vivant.


Tu prétends à la victoire,

Au sortir de mes déboires,

Elle ne sera pas aisée cette tache.

Il faut que tu le saches !


Philippe De Frémontpré

Sourd et aveugle !

Sourd et aveugle




Je vous écoute souvent, en un silence triste. Vos voix crient plus qu’elles ne chantent. Et si un refrain survient, il s’arme de syllabes assassines, de poings d’exclamation, de virgules rageuses, formant des bataillons hurlants, comme des vagues folles, sans cesse renouvelées.


Je vous regarde souvent, en un silence triste. Vos mains acharnées à construire l’éphémère, façonnant chaque jour, vos souffrances prochaines. Vous osez un bonheur n’ayant pas d’existence, en bradant pour six sous, le sourire d’un enfant !


J’aimerai, parfois , être sourd et aveugle. Sentir les lueurs matinales, ces couleurs en nuances de bleus offrant au monde une autre clarté ! Percevoir la chaleur bienveillante d’une main, pénétrer la vie pour en apprendre le sens .


Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

J’ai froid aux mains !


J’ai froid aux mains !





Au profond de mon corps, la vie s’en est allée!

Mon esprit apprivoise le temps sans désirs, sans craintes,

Le monde s’agite, sanglote, s’adresse aux Dieux pour je ne sais quelle prière

N’ont ils rien compris ?, n’ont rien appris ?

Une larme jaillit, dénigrant l’ignorance,

Ne pouvant guérir cet imbécile aveuglement.




J’avoue au ciel mes méprises passées, mes regards envieux,

J’emmène en bagages mes mots insensés, mes peurs enfantines.

Mon chemin envahit d’herbes folles, doucement disparaît,

Comme la brume, aux heures réchauffées.

J’ai froid aux mains !

J’entends mon cœur, parfois s’emballer,

Comme une ancienne colère qui ne peut exploser !




J’ai mal à l’humanité,

Celle de la souffrance sans fin, juste pour quelques uns !

Celle de la misère, seul espoir pour demain !

J’ai mal à la vérité,

Celle des statues drapées de noir, des discours d’étranges prétoires !

Celles des ghettos où l’on enferme les mots !

J’ai mal au bonheur

Celui du silence des malheureux, là !! de l’autre coté du trottoir !

Celui que l’on oublie, que l’on torture, que l’on refuse de voir !




Sont ils aussi sots qu’ils aiment le malheur ?

Faut il les traiter d’imbéciles pour qu’ils méditent leurs erreurs ?

Je ne sais que penser !!

Puis je prétexter de la maladie pour hurler ma fureur ?

Dois je attendre l’ultime faiblesse pour espérer un peu de noblesse ?

Je ne sais que penser !!




J’ai lu quelque part :

«  tu n’as que deux amis : l’attention et la vigilance!  L’attention à l’autre, la vigilance sur tes actes»



Ils ont fusillés l’une et enterré l’autre !!!!!




Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

Matin……….

Matin !


Par un petit matin,

Un matin en chagrins,

Où le ciel nuageux,

Peine à ouvrir les yeux.

J’allais, sans retenue,

Sur les pavés d’la rue,

Pianotant de ci, de là,

Une note à chaque pas.

C’est une chanson,

Sans prétentions,

Juste un p’tit air,

Bien éphémère,

Comme un coup vent

Qui passe un temps,

En les boulevards,

Croisant les couches tard !!!

Avant que les gens

N’envahissent les rues,

En bruit déferlent,

En une vague perdue,

Avant que ne filent,

Les odeurs de fournil,

Aux confins des étoiles,

Chassées par le gasoil,

Avant que les persiennes

Ne grincent à l’ancienne,

Comme baillant,

Au jour levant,

Avant tout cela,

Je respire le silence,

Je croise un chat,

Le regard en transparence.

Je marche sans courir,

La plume, prête à écrire,

Au cas où,

Un mot deviendrait fou !

Fou de liberté,

Cherchant le sept,

De la rue Beauté,

Contant fleurettes,

A un poème,

pour un seul je t’aime » !


Vincent

Questions ?



Questions .


Sur les traits d’un paysage,

J’y dépose mes couleurs,

Le rouge pour une fleur,

Le blanc pour un nuage…..


Faut il être barbouilleur,

Sur rideau refermé,

Y traduire comme un leurre,

Une image enchantée ?


Sur un chemin d’ennuis,

J’avançais par temps de pluie.

Au croisé des routes,

Je me plante en un doute !


Faut il être marin,

Et affronter chagrins,

Sur des mers un peu folles,

Un horizon sans paroles ?


J’entends le monde,

En souffrance à chaque seconde,

Comme un tic-tac familier,

Qu’importe les humiliés !


Faut il être empereur,

Prince ou mécréant,

Pour changer en bonheur,

Un clin d’œil du temps ?


Oh, pardon, je vous dérange !

Je retourne en silence,

Regarder ce curieux mélange,

D’illusions, d’intolérance !


Vincent

Un métier d’homme.


Un métier d’homme.

Ces quelques mots en intitulé sont, à la fois, la source et le titre de cette réflexion. Je me suis posé la question de savoir si j’en faisais un poème où tout simplement une prose. Une séquence me parut une manière plus claire, d’exposer ma pensée.

« Métier d’homme », n’y voyez pas une allusion à ces métiers, honorables et respectables, dits de force, trop souvent associés à un certain machisme et à un intellect restreint. Mon propos est tout autre.

Pour cela, il me faut décortiquer ce titre. Je commencerai par « Homme », dont la définition pourrait être : être transformé par la raison. Il y a dans ce raisonnable, ces notions de compréhension, de connaissance dont cet être ne peut se dissocier sans prendre le risque de retourner à l’état animal. Il me parait, donc, important d’être les apprenants conscients de ces facultés, de la réalité de leurs existences, pour éviter les travers impulsifs, instinctifs, signes d’un retour à un état d’égarement.
Compréhension, connaissance, deux mots que j’utilise abondamment, dans un sens différent de leurs significations usuelles. La compréhension est l’appropriation juste de nos émotions et de celles ressenties par les autres. La connaissance dépasse l’accumulation d’acquis, dissout le Moi individuel, pour trouver l’équilibre entre ce qui est et ce qui n’est plus.

« Métier », cela reste un apprentissage permanent où le savoir faire cède la place au savoir être. Un savoir être qui, outre l’essentielle politesse, comporte la pérennité de l’initiation.
Les certitudes, quel qu’elles soient, ont été mais ne sont plus, d’où une remise en cause permanente de notre vision des choses, car elles mêmes ont été et ne sont plus.

C’est dans ce cadre, à mon avis, que nous avons les plus grandes chances de nous épanouir et peut être pour certains de se trouver, sinon nous sommes en dehors de ce « métier d’homme ».
La compassion, l’amour c’est donner et sont les pilier de ce « métier d’homme ». Si l’on cherche, d’abord à prendre, sans être dans notre « métier d’homme », on se met en attente, cette perspective devient vite un non-sens, car l’attente crée l’angoisse, les craintes, nous emmenant sur des chemins où notre égo se flatte d’être incompris.

J’ai écrit ce texte, après la lecture de quelques mots griffonnés, en son temps, par un petit garçon de 12 ans. J’étais en chimiothérapie, lui en traitement pour une leucémie.
Il donnait, donnait, attention et amour autour de lui, ce qui me rendait ridicule avec mes lamentations d’adulte.

Vincent

Trottoir

Trottoir.


Sur un trottoir,

Comme en un dérisoire,

Au milieu d’anonymes,

Je fais le mime,

Croisant des visages inconnus,

Aux yeux vides,

Perdus, perdus,

Sans repères, sans guide !


Qu’il est loin, le bout de la rue,

A bout de souffle, fourbus,

Ils trainent dans leurs histoires,

Le goût amer du désespoir !

Il cherchent dans le bitume

Ce rayon de lune,

Ce chemin, autrement,

Ce chemin différent.


Je m’accroche aux mots

Imaginant des bateaux,

L’espoir gonflant leurs voiles,

Leurs mats pointant les étoiles.

Qui sont ils,

Ces fabricants d’iles ?

C’est eux, c’est moi !


Aux bords de la folie

Celle des hommes impies,

Il me reste mon trottoir

Et quelques mots avec moi !


Vincent

Mes matins additionnés

Mes matins additionnés


J’ai, l’humble prétention,
D’essayer de vivre,
De chercher l’horizon,
Qui me rendra ivre.
J’ai fait, bien des erreurs,
Pour conjurer mes peurs.
En scrutant les étoiles,
J’ai, souvent, changer mes voiles.
Mon cœur, je te demande pardon,
D’avoir pu paraître, alentours,
Un bien étrange troubadours.
Il est, dans ma chanson,
Des mots aimés, avant tout,
Les rêves d’un fou,
La bienheureuse naïveté,
De croire en l’homme, sa bonté !


De mes rencontres de hasard,
Certaines, faites bien tard,
J’ai appris les tourments,
D’un monde sans amant.
Oh ! Pas celui de passage
A qui l’on offre des gages,
Mais celui d’un soir,
De l’autre bout du trottoir.
Silhouette inconnue,
Frêle et menue,
Que l’on aborde, en suffisances,
Bouffi de nos croyances.


De mes rencontres de hasard,
Certaines, faites bien tard,
J’ai appris à la connaître,
J’ai ouvert ma fenêtre !
Elle pris ma main,
Pour m’emmener sur un chemin,
Où l’esprit s’apaise,
Où s’envolent les parenthèses.
Il fut question d’équilibre,
D’une autre page dans un livre.
Je la croyais ennuyeuse,
Laborieuse,
Accumulatrice,
Dominatrice,
Et elle rit de mon opinion,
De ma fausse définition.


Elle n’est pas ,
L’entreposage en un grenier,
De ces aveux d’impuissance,
De ces règles de sciences.
Elle n’est pas,
L’épandage en société,
D’acquis sans usages,
Comme autant de couleurs à son plumage.
Elle n’est pas,
Ces élégantes réflexions,
Gonflées d’orgueil et de passions,
Où l’ego est plus qu’un invité.


Alors que mes mains,
Semblent oublier l’écriture,
En dessinant demain,
D’un douloureux futur,
Elle m’accueille en liberté,
Pour juste m’accompagner.
Mes regards sans différences,
Fuient toutes les apparences,
S’attachant, désormais,
A ces matins additionnés !


Vincent

Douloureuse frayeurs.

Douloureuse frayeurs.


Quelques mots incertains,
Reconnaissent ma plume.
Ma main, l’insolente,
S’invente d’autres virgules.
Faut il souffrir, à tant aimer,
le verbe, la pensée, en noir dessiné ?


Dans ce corps qui s’affole,
Dans ce bras insoumis,
Battant, par instant, sa propre mesure,
Dans cette jambe voulant être
Autre chose qu’une jambe.
La bête me ronge,
Et ricane de mon impuissance.
J’ai mal ! Oui, j’ai mal !
Je ne me plains pas !
J’ai vécu, j’ai aimé,
Mal, sans doutes,
Avec sincérité, surement !


Ma carcasse m’oublie
Et mon esprit s’accroche,
Pour un temps famélique,
Un avenir, ponctué de peut être .
Il n’est pas, dans mes lassitudes,
Ce besoin, d’un envers du décor,
Où, se cachent, parfois,
Bon nombre de vos secrets.
Mais des réponses s’imposent,
A de douloureuses frayeurs.
Le rideau tombe,
Apaisant ces cris de silence !


Il est aisé de croire,
Aux images interprétées,
Sur quelques mélodies,
A nous chantonnées.
Faut il y voir, le mensonge,
Ce désir irrationnel de plaire,
Où ces airs protecteurs,
De ce que l’on veut entendre ?
Vous avez, tous, comme moi,
Vos certitudes, vos affirmations.
Sont elles les bonnes,
Ne changeront elles pas, demain ?


La vérité n’est pas un puzzle,
Construit, tant bien que mal,
En fonctions de nos envies,
De nos déceptions !
La vérité est la seule addition,
Pour laquelle la réponse juste
Est difficile à trouver !
Elle se compose , en effet,
D’un constat , fait d’émotions,
De ressentis qu’il nous faut mettre de coté.
S’ajoute à cela, le doute,
Cette information contradictoire
Que l’on ne veut pas entendre.
Où que l’on ne dispose pas.
Sans oublier un équilibre juste,
Une compréhension juste,
Dans nos lectures intimes des faits.
Enfin, c’est ce que je crois !


Je ne sais pas pourquoi,
Je vous dis tout cela !
Pour me guérir un peu,
Pour m’apitoyer,
On en fait , souvent,
Sa principale excuse !


Il y a dans au fond de ce corps,
Qui s’emballe et se raidit,
Des sentiments vrais,
Une réalité, à nous seul connue.
On en laisse quelques traces,
Ici où là,
Mais, on la garde au secret,
N’osant se dévoiler.
C’est un tord, me direz vous,
Ne sommes nous pas esclaves
De biens des circonstances,
Où, il nous faut paraître,
Plutôt que d’agir en conscience ?


Le silence est, trop souvent, le refuge
De nos peurs, de nos non-actes,
Il préférerait, j’en suis sur,
Nos justes réflexions !


Vincent

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