Archives pour la categorie ‘Poémes humeur’

Jugements,

Bonjour à toutes et à tous,

Nous en sommes arrivés là ! Ce «  là » où un  «  bonjour » devient suspect où un sourire ne peut être qu’hypocrite où un acte juste ne peut se faire « sans arrière pensée nocive » où la justice rime avec vengeance et délation . Oui ! Nous en sommes arrivés là !

Sommes nous en incapacité d’accepter notre humanité ? Sommes nous inaptes au juste équilibre, à l’impartialité, à la compassion véritable ? Sommes nous ,à ce point aveugles ,pour ne pas voir nos insuffisances ? Sommes nous, si ignorants, que nous en faisons une règle de vie ?

Les questions s’amoncellent comme autant de souffrances présentes et à venir. Nous tournons le dos à tout cela, croyant en l’instant, prendre le bon chemin, et laissons «  aux autres » le soin de répondre ! Nous laissons à nos a priori , la priorité en tout et sur tout et beaucoup , ainsi , sont persuadés de détenir «  La Sainte Vérité » !

Nos jugements, car il y a jugements, ont cette couleur sombre de la partialité, de l’accusation, de ce dédouanement enfantin ( c’est pas moi, c’est lui!) qui fige , enferme nos pensées dans un déséquilibre propice aux malheurs des uns, aux souffrances des autres .

Oui ! Je juge , à mon corps défendant. Avec une très grande tristesse, je fais ce constat amer !

J’ai cette image en tête. Notre autocar est embourbé et là, nous passons notre temps à accusé le conducteur, son co-pilote, la météo , le constructeur du bus, la qualité du carburant, le choix des pneus et même notre voisin de siège avec qui nous avons eu de plaisantes conversations jusque là ! Résultat : L’autocar est toujours embourbé !

Nous avons une chance extraordinaire, nous avons en nous ce courage du changement, non pas de tout cassé, mais changer nos comportements, nos regards. Les fondations du monde de tous les possibles sont là, en ce changement d’abord personnel, en cette prise de conscience que l’univers est un tout et que si nos pensées ne sont pas humaines, que si nos actes ne se font pas pour l’autre et à cause de l’autre, que si nous ne nous regardons pas au profond du profond de notre être et enfin , que si nous ne respectons pas la nature et l’ensemble des êtres vivants……….

Nous resterons , pour longtemps embourbés dans nos souffrances !

Que l’amour , la compassion vous guide !

Philippe De Frémontpé

Bienveillance.

Bienveillance !

«  Être bienveillant,c’est quitter la méfiance ! »

Alexandre Jollien

Oh, oui! Quitter la méfiance ! Oser, courageusement et avec joie l’accueil de soi et prendre le chemin en laissant sur le bas de la route, à priori, préjugés, jugements hâtifs, violences et haines.Mais aussi, toutes ces barrières que l’on dresse en conscience ou non , entre nous et l’autre !

Certains diront : « compte tenu des circonstances actuelles, il faut se méfier de tout et de tous ! »Mais, quand on fait le choix de la pratique, de la vigilance et de l’attention, on peut répondre comme le ferait Alexandre Jollien «  c’est le bordel, mais tout va bien ! » Bien sur cette citation humoristique ne résous rien , quoi que ! Oui quoi que !!!

Si l’on quitte la méfiance, oser l’observation juste permet , face à des circonstances difficiles, parfois incompréhensibles, de les aborder non pas en ennemi ou en militant, forcené , mais en apprenti en quête d’équilibre, de joie et de bonheur. Il y a dans cette attitude plus de compassion et d’amour , plus de remèdes que le ciel ne peut en contenir.

Si notre souhait, le plus précieux, est le bonheur de tous les êtres……Dés cet instant, quittons la méfiance !

 

Philippe De Frémontpré

Liberté.

Liberté !

Nous parlons de liberté, souvent, voire très souvent.Nous en parlons comme le Nirvana en toutes choses, le summum de ….. ? en fait de quoi exactement ?

Le Larousse, version internet, donne pas moins de 13 définitions différentes, qui s’apparentent plus à des types particuliers de libertés ( liberté de penser , de la presse , de choix , d’entreprendre etc…..)

Mais revenons à l’origine, c’est à dire à se poser cette question , pourquoi les êtres humains ont ils eu ce besoin de faire naitre ce mot ? Mon ancien professeur de français , décédé il y a un quinzaine d’années, avait cette réponse : « Nous avons en nous quelque chose qui va au delà de ce besoin , c’est simplement la joie d’Être ! Cette joie n’est en rien une naïveté béate, elle signifie , humblement que notre attachement à toutes choses n’est plus nous permettant d’accéder à la meilleur part de la connaissance pour l’autre et à cause de l’autre ! » Il conclua son cour par ces mots «  Il n’est nul besoin d’épeler, de scander ce mot liberté qui est , trop souvent, la source d’affrontement et de haine. La joie inconditionnelle est un remède si puissant que passé la porte de la classe vous allez rire de mes mots, mais surtout les observer d’une façon joyeuse ! »

Qu’en pensez vous ?

 

Philippe De Frémontpré

Bruits de bottes

 

 

 

 

bruits de bottes

Quel terrible sous titre : » Nous n’avons rien appris ! »

Bruits de bottes !!! le monde s’agite, les souffrances s’avancent en ordre serré, armées de ces certitudes égocentriques où chacun a de bonnes raisons et de terribles jugements ! Les peurs, en d’étranges doctrines, s’inventent et s’installent en les esprits , en les cœurs. On brandit fanions et étendards comme pour se rassurer ! Chacun réduit le monde à ses idéaux, à cet horizon de haine et de feu ! Les mots d’ordre s’impriment, se chantent, se hurlent à tue tête…….

J’ai en moi cette sensation, qu’avec méthode, insidieusement,sournoisement, tout cela nous prépare à l’effroyable, à l’épouvantable, à un déchaînement des haines effrayantes dictées par des égos bouffis d’orgueils patriotiques, économiques, catégoriels, ethniques, et même religieuses ! Le monde a cette inhumanité de se mettre à feu et à sang pour une caste, une doctrine, quelques privilèges et un liquide noirâtre qui sent mauvais !

L’écoute est devenu un vain mot, le dialogue véritable bienveillant prête même à rire, le compromis compassionnel a disparu des esprits comme la brume du matin se dissipe avec le vent ! La nature humaine a cette vertu d’être en expérience c’est à dire d’associer cette chaîne « observer apprendre comprendre » de ce qui fut pour en accepter les conséquences d’une part mais aussi d’en tirer le remède qui ne fera pas se renouveler l’acte nocif. Mais , il semble évident que ce remède n’est que sable au vent ! Beaucoup sont prets à souffrir et faire souffrir pour la simple haine de l’autre !

Oui ! Visiblement nous n’avons absolument rien compris !

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

Lettre en souffrances

 

 

 

A vous lire , Madame, la souffrance me vient. Non, celle de mon corps affaibli ou de mon esprit fatigué, mais celle, de vous sentir en plein désarroi !
Il est des silences, plus blessant qu’une flèche en plein cœur, des mots oubliés plus aiguisés que la lame d’une épée ! Mais sachez , tel n’est pas mon souhait, ni mon vœu !

En mon être, une compagne de voyage insinue le mal, à petites doses. Oh ! Je la connais bien, elle est venue, si souvent, peindre avec noirceur le ciel de ma vie. A la côtoyer de la sorte, j’envisage ses passes et esquive ses touches, un combat difficile l’adversaire est sournois, perfide ! Elle manie l’espoir comme un dard et vous pique l’esprit pour endormir votre défense.
Il me faut être vigilant, encore et encore ……..

Cette souffrance, dont je vous parle , Madame, est comme en dehors des circonstances, en dehors de ce présent pesant. Il est des nuages que l’on voit, tonner sur d’autres paysages et qui nous affectent, nous écorchent , nous mordent plus fort. Pourtant, ils sont loin et l’on devrait s’en réjouir, mais on ne le peut ! Ma compagne de voyage devient, soudain, insignifiante, sans réalité. L’émotion, le ressenti de la souffrance d’autrui, comme les braises dessous les pieds, est alors plus intense , plus profonde, plus insupportable.

J’accueille cela avec beaucoup d’incompréhension. Il me faut aller au delà de cette innocence ! Comprendre ! Oui comprendre pour ne pas trébucher, pour ne pas être cette maladie, pour aimer encore, à cause de l’autre , pour que la bienveillance ne soit un mot vain, dénué de sens, mais un acte humble, généreux, aimant !

Voilà, Madame, en peu de mots , peut être déconcertants, ce que j’additionne ou soustrait de ces minutes qui crayonnent ce présent ! Le présent la seule chose qui ne finit jamais, comme dit le poète !

Permettez moi de vous embrasser, vous souhaitant, sincèrement un bonheur pur à chaque seconde renouvelé !

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

 Prendre la main ! 

 

 

 

 

« Prendre la main ! »

Assis à mon bureau, je regarde cet écran blanc, lumineux, mais vide de mots.Il semble attendre des lignes, des strophes, des paragraphes bien alignés, peut être avec l’audace de ces doigts sur le clavier ou la tristesse de cette émotion si difficile à peindre avec des mots.

Quel est le but de cette écriture ? Au delà de ces pleins et déliés, qu’est ce que je cherche, véritablement ? Waouh ! Deux questions, non-évidentes , en leurs réponses !!!

J’ai posé ces mots, il y a quelques jours, pensant reprendre cette réflexion un peu plus tard, paradoxalement j’avais un peu de peine à mettre consonnes et voyelles en réponses à cela ! C’est au cours d’une méditation que l’évidence c’est fait jour ! Elle ne se traduit pas en mot ou plutôt elle les inventera ensuite . Elle m’apparut en un geste simple, plein de cette compassion pure, naïve dans sa beauté, puissante en sa sagesse !

« Prendre la main ! »

Prendre cette main pour apaiser, soulager, accompagner, construire, aimer ! En cette contenance humble, tant de peurs se dissipent, tant d’incompréhensions s’assèchent, tant de joies réchauffent ! L’émotion est pure, attentive comme la sensation unique d’absorber les peines, de transmettre le doux enchantement d’un véritable partage !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

J’ai froid aux mains ! ( texte revu )

J’ai froid aux mains !

 

Du profond de mon corps, la vie s’en est allée!

Le temps est sans désirs, la nuit sans craintes.

J’entends mon cœur, parfois s’emballer,

Comme une ancienne colère qui ne peut exploser.

 

J’ai froid aux mains….

J’avoue au ciel mes méprises passées, mes regards envieux,

Mes désamours inutiles, mon ignorance hautaine !

J’emmène en bagages mes mots insensés, mes peurs enfantines,

Ces étranges souvenirs ne servant à rien !

Comme la brume, aux heures réchauffées,

Mon chemin, doucement disparaît !

 

J’ai froid aux mains !

 

Une larme, sans tristesse, glisse….

Mon regard s’épuise, mon esprit s’abandonne !

Les mots se cherchent,

Oubliant le beau le doux, le tendre,

La souffrance n’est plus, la peur s’enfuit !

Tout se disloque !

Tout se dissout !

 

J’ai froid aux mains !

 

Conversations.

Conversations .



Ah!tu es revenu !

Où étais tu depuis dix ans ?

Tu te cachais par tous les sangs,

En mon corps répandu !


Voilà ton lot de souffrances,

Mes pensées en errance.

Tes chemins tortueux,

Tes dédales douloureux.


De peurs en détresses,

Accumulant tes largesses,

J’inspire tes maux,

J’expire mes mots.


Laisse moi te rire,

En affrontant le pire.

Je ne suis qu’un,

Et mon mal n’est rien !


Si ma chair crie,

Bien vite, vient l’oubli !

Si le mal m’envahit,

Je plains cet ennemi.



Mes sourires patients,

S’occupent du temps,

Osant l’affrontement,

Avec la joie du vivant.


Tu prétends à la victoire,

Au sortir de mes déboires,

Elle ne sera pas aisée cette tache.

Il faut que tu le saches !


Philippe De Frémontpré

Sourd et aveugle !

Sourd et aveugle




Je vous écoute souvent, en un silence triste. Vos voix crient plus qu’elles ne chantent. Et si un refrain survient, il s’arme de syllabes assassines, de poings d’exclamation, de virgules rageuses, formant des bataillons hurlants, comme des vagues folles, sans cesse renouvelées.


Je vous regarde souvent, en un silence triste. Vos mains acharnées à construire l’éphémère, façonnant chaque jour, vos souffrances prochaines. Vous osez un bonheur n’ayant pas d’existence, en bradant pour six sous, le sourire d’un enfant !


J’aimerai, parfois , être sourd et aveugle. Sentir les lueurs matinales, ces couleurs en nuances de bleus offrant au monde une autre clarté ! Percevoir la chaleur bienveillante d’une main, pénétrer la vie pour en apprendre le sens .


Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

J’ai froid aux mains !


J’ai froid aux mains !





Au profond de mon corps, la vie s’en est allée!

Mon esprit apprivoise le temps sans désirs, sans craintes,

Le monde s’agite, sanglote, s’adresse aux Dieux pour je ne sais quelle prière

N’ont ils rien compris ?, n’ont rien appris ?

Une larme jaillit, dénigrant l’ignorance,

Ne pouvant guérir cet imbécile aveuglement.




J’avoue au ciel mes méprises passées, mes regards envieux,

J’emmène en bagages mes mots insensés, mes peurs enfantines.

Mon chemin envahit d’herbes folles, doucement disparaît,

Comme la brume, aux heures réchauffées.

J’ai froid aux mains !

J’entends mon cœur, parfois s’emballer,

Comme une ancienne colère qui ne peut exploser !




J’ai mal à l’humanité,

Celle de la souffrance sans fin, juste pour quelques uns !

Celle de la misère, seul espoir pour demain !

J’ai mal à la vérité,

Celle des statues drapées de noir, des discours d’étranges prétoires !

Celles des ghettos où l’on enferme les mots !

J’ai mal au bonheur

Celui du silence des malheureux, là !! de l’autre coté du trottoir !

Celui que l’on oublie, que l’on torture, que l’on refuse de voir !




Sont ils aussi sots qu’ils aiment le malheur ?

Faut il les traiter d’imbéciles pour qu’ils méditent leurs erreurs ?

Je ne sais que penser !!

Puis je prétexter de la maladie pour hurler ma fureur ?

Dois je attendre l’ultime faiblesse pour espérer un peu de noblesse ?

Je ne sais que penser !!




J’ai lu quelque part :

«  tu n’as que deux amis : l’attention et la vigilance!  L’attention à l’autre, la vigilance sur tes actes»



Ils ont fusillés l’une et enterré l’autre !!!!!




Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

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