Archives pour la categorie ‘Poémes humeur’

Bruits de bottes

 

 

 

 

bruits de bottes

Quel terrible sous titre : » Nous n’avons rien appris ! »

Bruits de bottes !!! le monde s’agite, les souffrances s’avancent en ordre serré, armées de ces certitudes égocentriques où chacun a de bonnes raisons et de terribles jugements ! Les peurs, en d’étranges doctrines, s’inventent et s’installent en les esprits , en les cœurs. On brandit fanions et étendards comme pour se rassurer ! Chacun réduit le monde à ses idéaux, à cet horizon de haine et de feu ! Les mots d’ordre s’impriment, se chantent, se hurlent à tue tête…….

J’ai en moi cette sensation, qu’avec méthode, insidieusement,sournoisement, tout cela nous prépare à l’effroyable, à l’épouvantable, à un déchaînement des haines effrayantes dictées par des égos bouffis d’orgueils patriotiques, économiques, catégoriels, ethniques, et même religieuses ! Le monde a cette inhumanité de se mettre à feu et à sang pour une caste, une doctrine, quelques privilèges et un liquide noirâtre qui sent mauvais !

L’écoute est devenu un vain mot, le dialogue véritable bienveillant prête même à rire, le compromis compassionnel a disparu des esprits comme la brume du matin se dissipe avec le vent ! La nature humaine a cette vertu d’être en expérience c’est à dire d’associer cette chaîne « observer apprendre comprendre » de ce qui fut pour en accepter les conséquences d’une part mais aussi d’en tirer le remède qui ne fera pas se renouveler l’acte nocif. Mais , il semble évident que ce remède n’est que sable au vent ! Beaucoup sont prets à souffrir et faire souffrir pour la simple haine de l’autre !

Oui ! Visiblement nous n’avons absolument rien compris !

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

Lettre en souffrances

 

 

 

A vous lire , Madame, la souffrance me vient. Non, celle de mon corps affaibli ou de mon esprit fatigué, mais celle, de vous sentir en plein désarroi !
Il est des silences, plus blessant qu’une flèche en plein cœur, des mots oubliés plus aiguisés que la lame d’une épée ! Mais sachez , tel n’est pas mon souhait, ni mon vœu !

En mon être, une compagne de voyage insinue le mal, à petites doses. Oh ! Je la connais bien, elle est venue, si souvent, peindre avec noirceur le ciel de ma vie. A la côtoyer de la sorte, j’envisage ses passes et esquive ses touches, un combat difficile l’adversaire est sournois, perfide ! Elle manie l’espoir comme un dard et vous pique l’esprit pour endormir votre défense.
Il me faut être vigilant, encore et encore ……..

Cette souffrance, dont je vous parle , Madame, est comme en dehors des circonstances, en dehors de ce présent pesant. Il est des nuages que l’on voit, tonner sur d’autres paysages et qui nous affectent, nous écorchent , nous mordent plus fort. Pourtant, ils sont loin et l’on devrait s’en réjouir, mais on ne le peut ! Ma compagne de voyage devient, soudain, insignifiante, sans réalité. L’émotion, le ressenti de la souffrance d’autrui, comme les braises dessous les pieds, est alors plus intense , plus profonde, plus insupportable.

J’accueille cela avec beaucoup d’incompréhension. Il me faut aller au delà de cette innocence ! Comprendre ! Oui comprendre pour ne pas trébucher, pour ne pas être cette maladie, pour aimer encore, à cause de l’autre , pour que la bienveillance ne soit un mot vain, dénué de sens, mais un acte humble, généreux, aimant !

Voilà, Madame, en peu de mots , peut être déconcertants, ce que j’additionne ou soustrait de ces minutes qui crayonnent ce présent ! Le présent la seule chose qui ne finit jamais, comme dit le poète !

Permettez moi de vous embrasser, vous souhaitant, sincèrement un bonheur pur à chaque seconde renouvelé !

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

 Prendre la main ! 

 

 

 

 

« Prendre la main ! »

Assis à mon bureau, je regarde cet écran blanc, lumineux, mais vide de mots.Il semble attendre des lignes, des strophes, des paragraphes bien alignés, peut être avec l’audace de ces doigts sur le clavier ou la tristesse de cette émotion si difficile à peindre avec des mots.

Quel est le but de cette écriture ? Au delà de ces pleins et déliés, qu’est ce que je cherche, véritablement ? Waouh ! Deux questions, non-évidentes , en leurs réponses !!!

J’ai posé ces mots, il y a quelques jours, pensant reprendre cette réflexion un peu plus tard, paradoxalement j’avais un peu de peine à mettre consonnes et voyelles en réponses à cela ! C’est au cours d’une méditation que l’évidence c’est fait jour ! Elle ne se traduit pas en mot ou plutôt elle les inventera ensuite . Elle m’apparut en un geste simple, plein de cette compassion pure, naïve dans sa beauté, puissante en sa sagesse !

« Prendre la main ! »

Prendre cette main pour apaiser, soulager, accompagner, construire, aimer ! En cette contenance humble, tant de peurs se dissipent, tant d’incompréhensions s’assèchent, tant de joies réchauffent ! L’émotion est pure, attentive comme la sensation unique d’absorber les peines, de transmettre le doux enchantement d’un véritable partage !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

J’ai froid aux mains ! ( texte revu )

J’ai froid aux mains !

 

Du profond de mon corps, la vie s’en est allée!

Le temps est sans désirs, la nuit sans craintes.

J’entends mon cœur, parfois s’emballer,

Comme une ancienne colère qui ne peut exploser.

 

J’ai froid aux mains….

J’avoue au ciel mes méprises passées, mes regards envieux,

Mes désamours inutiles, mon ignorance hautaine !

J’emmène en bagages mes mots insensés, mes peurs enfantines,

Ces étranges souvenirs ne servant à rien !

Comme la brume, aux heures réchauffées,

Mon chemin, doucement disparaît !

 

J’ai froid aux mains !

 

Une larme, sans tristesse, glisse….

Mon regard s’épuise, mon esprit s’abandonne !

Les mots se cherchent,

Oubliant le beau le doux, le tendre,

La souffrance n’est plus, la peur s’enfuit !

Tout se disloque !

Tout se dissout !

 

J’ai froid aux mains !

 

Conversations.

Conversations .



Ah!tu es revenu !

Où étais tu depuis dix ans ?

Tu te cachais par tous les sangs,

En mon corps répandu !


Voilà ton lot de souffrances,

Mes pensées en errance.

Tes chemins tortueux,

Tes dédales douloureux.


De peurs en détresses,

Accumulant tes largesses,

J’inspire tes maux,

J’expire mes mots.


Laisse moi te rire,

En affrontant le pire.

Je ne suis qu’un,

Et mon mal n’est rien !


Si ma chair crie,

Bien vite, vient l’oubli !

Si le mal m’envahit,

Je plains cet ennemi.



Mes sourires patients,

S’occupent du temps,

Osant l’affrontement,

Avec la joie du vivant.


Tu prétends à la victoire,

Au sortir de mes déboires,

Elle ne sera pas aisée cette tache.

Il faut que tu le saches !


Philippe De Frémontpré

Sourd et aveugle !

Sourd et aveugle




Je vous écoute souvent, en un silence triste. Vos voix crient plus qu’elles ne chantent. Et si un refrain survient, il s’arme de syllabes assassines, de poings d’exclamation, de virgules rageuses, formant des bataillons hurlants, comme des vagues folles, sans cesse renouvelées.


Je vous regarde souvent, en un silence triste. Vos mains acharnées à construire l’éphémère, façonnant chaque jour, vos souffrances prochaines. Vous osez un bonheur n’ayant pas d’existence, en bradant pour six sous, le sourire d’un enfant !


J’aimerai, parfois , être sourd et aveugle. Sentir les lueurs matinales, ces couleurs en nuances de bleus offrant au monde une autre clarté ! Percevoir la chaleur bienveillante d’une main, pénétrer la vie pour en apprendre le sens .


Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

J’ai froid aux mains !


J’ai froid aux mains !





Au profond de mon corps, la vie s’en est allée!

Mon esprit apprivoise le temps sans désirs, sans craintes,

Le monde s’agite, sanglote, s’adresse aux Dieux pour je ne sais quelle prière

N’ont ils rien compris ?, n’ont rien appris ?

Une larme jaillit, dénigrant l’ignorance,

Ne pouvant guérir cet imbécile aveuglement.




J’avoue au ciel mes méprises passées, mes regards envieux,

J’emmène en bagages mes mots insensés, mes peurs enfantines.

Mon chemin envahit d’herbes folles, doucement disparaît,

Comme la brume, aux heures réchauffées.

J’ai froid aux mains !

J’entends mon cœur, parfois s’emballer,

Comme une ancienne colère qui ne peut exploser !




J’ai mal à l’humanité,

Celle de la souffrance sans fin, juste pour quelques uns !

Celle de la misère, seul espoir pour demain !

J’ai mal à la vérité,

Celle des statues drapées de noir, des discours d’étranges prétoires !

Celles des ghettos où l’on enferme les mots !

J’ai mal au bonheur

Celui du silence des malheureux, là !! de l’autre coté du trottoir !

Celui que l’on oublie, que l’on torture, que l’on refuse de voir !




Sont ils aussi sots qu’ils aiment le malheur ?

Faut il les traiter d’imbéciles pour qu’ils méditent leurs erreurs ?

Je ne sais que penser !!

Puis je prétexter de la maladie pour hurler ma fureur ?

Dois je attendre l’ultime faiblesse pour espérer un peu de noblesse ?

Je ne sais que penser !!




J’ai lu quelque part :

«  tu n’as que deux amis : l’attention et la vigilance!  L’attention à l’autre, la vigilance sur tes actes»



Ils ont fusillés l’une et enterré l’autre !!!!!




Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

Matin……….

Matin !


Par un petit matin,

Un matin en chagrins,

Où le ciel nuageux,

Peine à ouvrir les yeux.

J’allais, sans retenue,

Sur les pavés d’la rue,

Pianotant de ci, de là,

Une note à chaque pas.

C’est une chanson,

Sans prétentions,

Juste un p’tit air,

Bien éphémère,

Comme un coup vent

Qui passe un temps,

En les boulevards,

Croisant les couches tard !!!

Avant que les gens

N’envahissent les rues,

En bruit déferlent,

En une vague perdue,

Avant que ne filent,

Les odeurs de fournil,

Aux confins des étoiles,

Chassées par le gasoil,

Avant que les persiennes

Ne grincent à l’ancienne,

Comme baillant,

Au jour levant,

Avant tout cela,

Je respire le silence,

Je croise un chat,

Le regard en transparence.

Je marche sans courir,

La plume, prête à écrire,

Au cas où,

Un mot deviendrait fou !

Fou de liberté,

Cherchant le sept,

De la rue Beauté,

Contant fleurettes,

A un poème,

pour un seul je t’aime » !


Vincent

Questions ?



Questions .


Sur les traits d’un paysage,

J’y dépose mes couleurs,

Le rouge pour une fleur,

Le blanc pour un nuage…..


Faut il être barbouilleur,

Sur rideau refermé,

Y traduire comme un leurre,

Une image enchantée ?


Sur un chemin d’ennuis,

J’avançais par temps de pluie.

Au croisé des routes,

Je me plante en un doute !


Faut il être marin,

Et affronter chagrins,

Sur des mers un peu folles,

Un horizon sans paroles ?


J’entends le monde,

En souffrance à chaque seconde,

Comme un tic-tac familier,

Qu’importe les humiliés !


Faut il être empereur,

Prince ou mécréant,

Pour changer en bonheur,

Un clin d’œil du temps ?


Oh, pardon, je vous dérange !

Je retourne en silence,

Regarder ce curieux mélange,

D’illusions, d’intolérance !


Vincent

Un métier d’homme.


Un métier d’homme.

Ces quelques mots en intitulé sont, à la fois, la source et le titre de cette réflexion. Je me suis posé la question de savoir si j’en faisais un poème où tout simplement une prose. Une séquence me parut une manière plus claire, d’exposer ma pensée.

« Métier d’homme », n’y voyez pas une allusion à ces métiers, honorables et respectables, dits de force, trop souvent associés à un certain machisme et à un intellect restreint. Mon propos est tout autre.

Pour cela, il me faut décortiquer ce titre. Je commencerai par « Homme », dont la définition pourrait être : être transformé par la raison. Il y a dans ce raisonnable, ces notions de compréhension, de connaissance dont cet être ne peut se dissocier sans prendre le risque de retourner à l’état animal. Il me parait, donc, important d’être les apprenants conscients de ces facultés, de la réalité de leurs existences, pour éviter les travers impulsifs, instinctifs, signes d’un retour à un état d’égarement.
Compréhension, connaissance, deux mots que j’utilise abondamment, dans un sens différent de leurs significations usuelles. La compréhension est l’appropriation juste de nos émotions et de celles ressenties par les autres. La connaissance dépasse l’accumulation d’acquis, dissout le Moi individuel, pour trouver l’équilibre entre ce qui est et ce qui n’est plus.

« Métier », cela reste un apprentissage permanent où le savoir faire cède la place au savoir être. Un savoir être qui, outre l’essentielle politesse, comporte la pérennité de l’initiation.
Les certitudes, quel qu’elles soient, ont été mais ne sont plus, d’où une remise en cause permanente de notre vision des choses, car elles mêmes ont été et ne sont plus.

C’est dans ce cadre, à mon avis, que nous avons les plus grandes chances de nous épanouir et peut être pour certains de se trouver, sinon nous sommes en dehors de ce « métier d’homme ».
La compassion, l’amour c’est donner et sont les pilier de ce « métier d’homme ». Si l’on cherche, d’abord à prendre, sans être dans notre « métier d’homme », on se met en attente, cette perspective devient vite un non-sens, car l’attente crée l’angoisse, les craintes, nous emmenant sur des chemins où notre égo se flatte d’être incompris.

J’ai écrit ce texte, après la lecture de quelques mots griffonnés, en son temps, par un petit garçon de 12 ans. J’étais en chimiothérapie, lui en traitement pour une leucémie.
Il donnait, donnait, attention et amour autour de lui, ce qui me rendait ridicule avec mes lamentations d’adulte.

Vincent

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