Archives pour la categorie ‘Poémes sagesse’

L’abandon.

L’abandon ! Voilà, un mot terrifiant, n’est ce pas ?

Cette part de souffrance petite ou grande, qui bien souvent nous interdit toute pensée, tout acte !

Il est,pourtant dans nos vies, tant d’abandons  « insignifiants » ou disons-le, lâches et pervers que nous nous «  autorisons » par peurs diverses et variées !

C’est alors, que nous cherchons, en des ailleurs improbables , ce que nous avons en nous! Bien des exemples me viennent en tete, il me semble que la joie, en est vraiment l’embléme !

Donnons nous un instant pour observer tous ces moments de joie perdus pour de « nobles raisons » !……..

Apprendre l’abandon de soi ! Il n’est nul question en ces mots de reddition, de nier l’humain ou mème, allons plus loin, d’autodestruction ! Il s’agit, humblement, d’observer, d’apprendre, de comprendre cette nature de Bouddha qui sommeille en chacune et chacun d’entre nous !

Nous entendons, toutes et tous ce «  lâcher prise » teinté de bien des couleurs, mijoté à bien des sauces et nous essayons avec convictions d’être utile et peut-être même de nous être utile !

Mais, savons nous nous dévêtir avant cela, déshabiller notre regard et nos pensées et laisser être, enfin, notre vraie nature !??

Philippe De Frémontpré

L’acquis emballé !

«  Ne tient pas pour certitudes , les réponses partielles et partiales données à tes peurs ! Elles génèrent plus de conséquences négatives que de justesse! » Elias.

Avec ces quelques mots Elias me pousse , à aller au delà de l’acquis emballé que l’on me présente, trop souvent, pris pour vérités premières. L’observation, la réflexion ne sont pas des mots divins nous conférant, soudainement, la joie de la révélation ! Ils sont, en eux mèmes, la pratique vigilante et disciplinée, de l’attention pure qu’il est bon d’adopter. C’est un apprentissage exigeant, fastidieux qui ne conçoit pas la facilité.Pourtant, en cette assiduité à la pratique, notre respiration s’apaise, notre esprit fait le choix de la compréhension juste.

En écrivant le mot «  attention », je ressens son sens absolu, un horizon infini de compassion et de bienveillance ! Faire vivre cette « attention » en pensées, en actes est notre vraie nature, l’essence même de l’humanité noble , généreuse, heureuse ! Il n’y a là, aucune faiblesse, mais cette liberté authentique de s’abandonner pour plus grand que nous meme !

J’ai, souvent entendu, «  oh ! Que de temps perdu ! » ou «  C’est , dans ce que je prends de suite qu’est ma sécurité ! ». Dans ces frayeurs, ces lâchetés que nous côtoyons chaque jour, nous avons la possibilité de courir, courir encore, plus vite vers un confort immédiat mais éphémère ou au contraire de prêter attention aux causes, aux conséquences et d’y apporter un remède !

Elias a , pour nous , cette réponse :  « Nos pas sont guidés par la volonté d’être meilleur ou le besoin de satisfaire Nos désirs, Nos envies sans attendre ! autrement dit l’altruisme ou la vanité !»

 

L’instant !

 

L’instant.

L’instant, n’est souvent qu’un constat en marge d’une timide et pauvre réflexion. Tiraillé par notre égo, l’éphémère, l’immédiat, nous oublions l’écoute. Oui ! l’écoute de nos propres émotions, l’apprentissage de la réflexion, la compréhension de l’utile !

Le précieux de l’instant est en ce millième de seconde , un infini, un horizon un empire, une autre vie, mais aussi, un enfer de souffrances ! L’instant est à la fois une question et une réponse, là se construit l’humain dans ce qu’il a de plus merveilleux ou de plus sombre. Au delà de l’instant, surgissent les conséquences avec leurs lots de «  si j’avais su » ou pire «  je le savais , pourtant ! » Croire à son importance, s’initier à l’attention du moment, n’est ce pas, d’abord être bienveillant envers soi-même ,conquérir en soi ce que l’on donnera à l’autre ? !Impliquer, à chaque pas, cette attention active en l’autre et pour l’autre !

Prenons l’exemple de cet instant particulier, nous reliant avec nous mêmes ! Le déchiffrage d’un texte ou le griffonnage de quelques pensées . Les liens que sont les doigts tenant la plume ou les yeux parcourant un champ de mots sont les parties physiques , visibles de ce que nous assemblons en notre esprit. L’indispensable position, la respiration , la concentration ce qui apparaît comme des détails participent en fait, en quelques traits au dessin de cette intériorité que , toutes et tous, souhaitons appréhender avec calme et sérénité . Une nécessité….. ? Un chemin de paix !

En écrivant ces mots, il me revint en mémoire une anecdote. Anodine, simpliste , peut – être, elle nourrit, pourtant, ma réflexion. Les certitudes ne sont que des châteaux de cartes quand s’invite la minute suivante ! Nul ne peut affirmer qu’elle est prévisible !

Nous étions en juillet, un de ces dimanches après-midi, où le ciel prend le temps de choisir entre soleil et nuages. La terrasse, le jardin semblaient sortir de la douche, trempés de la chaise à la brindille par une averse, aussi abondante que brève. Un coin de ciel bleu hésite à grandir quelque peu, coincé entre deux énormes nébuleuses grises. Derrière la porte fenêtre, le vent avait perdu son audace, il faiblissait doucement comme fatigué de son travail de la nuit !

Je percevais au travers de la vitre toutes ces senteurs particulières du parc ! Fermant les yeux, je parcours les allées, remplissant mes poumons de saveurs fleurales, aériennes étonnantes. Il parait difficile de ressentir cela de l’intérieur d’une pièce et pourtant……… ! La prévenance, cette curiosité vigilante à observer, à contempler , non pas pour voir, mais pour être , est un outil merveilleux ! Nos sens ont cette générosité, nous proposant d’accueillir l’émotion sans artifice, sans contraintes ! Oser cela, c’est apprendre à mettre un pied devant l’autre humblement pour être meilleur un peu plus !

 

– Madame est servie ! Guillaume de sa voix de baryton lança « les hostilités » !

 

Nous étions douze à table, quelques membres de la famille s’étaient joints à nous , provoquant plan de table , vaisselle de porcelaine, verres en cristal de Bohème…. et repas interminable ! Père présidait en bout de table, à ses cotés Mère sur la droite et tante Éléonore sur la gauche. A l’autre extrémité, les enfants plus petits avaient pris place, leurs bavardages s’étaient, soudain tus, leurs regards fascinés par ces timbales d’argent étincelantes portant leurs prénoms. Jusqu’à nos dix ans, une timbale d’argent gravée à notre nom, nous était offerte, témoins de notre enfance, de notre innocence ! Mére m’expliqua, qu’elle voulait ainsi souligner l’importance de chacun au sein de la famille . Mère fit un geste, discret, de la main, Guillaume commença le service. Entrée froide, entrée chaude, plats en sauce et volaille , légumes de saison, un défilé bien ordonné , plus fait pour impressionner, que pour éveiller les papilles !

Les discussions étaient faites de mots s’emmêlant en tous sens, de rires contenus et de mastications plus ou moins bruyantes . Nous parlions en face à face, de coté , en parallèle ou en biais ,accompagné d’un concert étrange de couverts et verres. Un joyeux tintamarre que Père ponctuait de sa voix roque quand il était un peu bruyant ou que le sujet l’interpellait . Le déjeuner terminé, certains attendent, déjà le goûter, d’autres errent en quête du meilleure fauteuil qui accueillera leurs siestes ! Quand à Tante Éléonore, elle quitta la pièce rouge de honte, après « un bruit de gorge » suivi d’un pet fâcheux, preuves involontaires de sa gourmandise, d’un début de digestion . J’en ris , encore, de la voir déserter les lieux de la sorte . Nous ne la reverrons, suite à cet incident , oh combien naturel ,qu’en début de soirée, s’excusant encore et encore de son inconvenance Clémence et Sophie mes cousines, jumelles de surcroît, se sont endormies sur le canapé, une poupée dans les bras. Je souris les voyant apaisées, leurs robes de dentelles , tachées ici et là de sauces et de crème patissiére.

Père s’est retiré dans son bureau pour mettre de l’ordre à ses affaires . Je le devine déboutonnant son col de chemise tout en griffonnant ordres et mémos pour les jours à venir. Il a du se faire servir un alcool et allumer un cigare , une habitude plus qu’un plaisir . Mère brode nerveusement, dans le salon ,traduisant par des murmures ,qu’elle seule comprend, son impatience de pouvoir prendre le frais dans le jardin .Pour cela et par convenances, il fallait qu’elle fut accompagnée. Mais au vues de l’état de la tablé , les propositions se faisaient attendre d’où cet agacement !

Du charme du moment, je goûtais la simplicité ! L’instant est fait de ces surprises sur nous mêmes, de ces solitudes détachées se risquant à une attention particulière !

Observer cela ! Non, dessiner le, humblement, en pensées bienveillantes pour en apprendre chaque couleurs avec authenticité et sincérité !

Manque à ce tableau, Marie-Louise ! En quelques minutes, discrètement, elle s’isole ! C’est dans la bibliothèque, que nous retrouvons en un silence monacal , une grande pièce rectangulaire avec une entrée presque secrète, sur trois de ses murs, un meuble bas d’un seul tenant,supportant un ensemble d’étagées, frôlant le plafond . Sur chaque niveau de hauteurs inégales, en rangs serrés, nombre de livres , traitant des sujets les plus divers, guettaient entre ombres et lumières, l‘esprit curieux qui osera les saisir. Un bureau, quatre fauteuils, quelques bibelots et tableaux complètent le décor . Une atmosphère tranquille, lumineuse où le silence, la paix s’impose comme une évidence !.

Pendant que je parcours quelques philosophes questionnants et inquiétants, elle entame son rituel. Sur l’écritoire préalablement débarrassé, elle s’installe en liberté , en sa liberté! Elle pose son carnet de Moleskine sur la droite, puis quelques feuilles blanches au centre, une bouteille d’encre noire sur la gauche et enfin son plumier ! Oh ! Il ne s’agit pas de cette plume d’oie grattant autant le papier que le nez , mais d’une plume de fer , de forme triangulaire, une petite boule en sa pointe, le tout monté sur un simple morceau de bois !

– «  je n’ai nul besoin du plus bel outil ! Disait elle, mais d’un outil modeste. Sa modestie me transmet l’humilité des mots forte, fragile entre virgule et point d’exclamations! Les mots n’ont de sens qu’en cette vérité, non celle que l’on invente pour nous faire plaisir, mais celle qui s’additionne lettre par lettre, mot à mot en une succession de visions, d’observations authentiques, pures, impartiales.»

A la regarder, il y a , là, une force particulière. Ces gestes sont absents, les murs frissonnent ,les choses sont comme figées. Moi-même, je sens ma respiration, mes pensées s’évanouir! Soudain, les secondes ralentissent le pas, comme pour donner l’exemple . Le silence, déjà bien présent, se fait plus discret encore. l’instant s’abreuve de tout cela, l’addition des mots , de ses mots peut commencer ! L’étonnant côtoie l’évidence, l’absurde défie la sagesse ! Le temps se tait, laissant l’arabesque d’une lettre s’épanouir en un instant magique !

D’un geste lent et précis, Marie-Louise dirige sa plume vers l’encrier. Celle-ci plongera au tiers de sa hauteur, ni plus ni moins, lui évitant, ainsi tous dérapages d’encre involontaires et des pleins ayant de l’embonpoint ! Méthode enseignée par Sœur Geneviève , elle même «  taquinait » le verbe entre deux prières ! Mais , cassant l’harmonie du lieu, de cette respiration commune, Marie-Louise d’une voix défaite s’écria stupéfaite :…..

– Ma plume est sèche ?!!!!

Deuxième essai !

– Effectivement, ma plume est sèche !

Après vérification, il s’avère que l’encrier est vide! Marie-Louise s’écarte du bureau , ouvre le tiroir central, pour y prendre sa bouteille d’encre de réserve .

– Diantre ! Je suis maudite ! Elle aussi est vide !!!!!

 

Une étrange émotion se lit, soudain, sur son visage ! Plus l’énigmatique mystère de ses bouteilles d’encre vides s’emparait de son esprit, plus sa lucidité se diluait dans l’irraison. Entre incompréhension et désespoir, chacun de ses traits, de son regard perdu à ses joues rougissantes traduisait le passage d’un constat inconcevable à une colère muette . Il y avait , surtout, pour moi spectateur, l’absence de bon sens et de réflexion.

L’instant devint, alors, ignorant !

 

C’est à Élias ,qu’avec l’humble respect de l’apprenti et sa permission, je laisse la conclusion. Lors de nos discussions, il n’a de cesse de me répéter :

– C’est dans l’instant que nous sommes égoïste ou généreux, dans l’instant que notre haine surpasse l’affection, dans l’instant également que s’étale notre vanité écartant l’humilité naturel de notre esprit ! Accueillir la joie, la compassion, nous accueillir nous mêmes tel que nous sommes, se détacher du regard de l’autre c’est combler l’abîme entre nous et l’instant! Notre vraie nature n’est pas autre chose qu’un instant pur qui n’est déjà plus ! Oser, avec lui, côtoyer le bonheur est un défi !

 

 

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence!)

Photo de VB

Début

Je commence ici, ce que j’aurai du débuter depuis longtemps . Il y a , dans cette nouvelle plume, certainement une raison pratique, mais en mon esprit, bien plus de cela !

« irraisonnablement » ! voilà ma première reflexion . Ce mot m’est arrivé sans hasard, comme une évidence offerte ! Est il un chemin ou cette barriére empechant tout ? c’est une bonne question, me dirait Elias, Il te faut, maintenat y répondre en une additions de pensées reflechies et d’actes posés !

L’habitude, nos quotidiens nous instruisent, c’est une bonne choses, quand l’équilibre, l’impartailité, l’humilité nous guide. Mais il ya , trop souvant, dans une consternante illusion du «  Tout est écrit ! » , les pas singuliers de l’abandon, si simple à suivre.

L’irraison ! Drole de mot pour ne pas dire «  folie » ! La folie est, peut etre une maladie que bien des de savants médecins définissent avec moulte démonstrations et formules adéquates ! Nous acceptons cela, sans y preter attention, sans ce début de compassion nous menant à une saine reflexion ! Cette folie n’est ce pas cette irraison qui nous fait grandir, murir autrement, ailleurs en un étrange équilibre ?

J’opterai pour la deuxiéme solution ! En chaque etre sensible, il y a un monde ! Un monde différent attrayant qu’il nous faut appréhender avec justesse. Il nous faut pour cela, confier notre «  plus profond » ce sentiment unique, de partage, de compassion et d’amour. S’oublier une temps pour lui , à cause de lui, acte de confiance pur!

Extrait « Tes mots « 

Philippe De Frémontpré

Le guide !

SOLITUDE

Bonjour à tous !

 

« Que le bonheur vous guide ! » ou « que le bonheur soit pour vous un merveilleux compagnon de voyage »

Voilà, deux additions de mots, que j’aime utiliser, non ! Pour faire joli, faire « mot », mais inciter à une belle réflexion. Lors de mes premières discutions avec Elias, une sujet, de mon fait, devenait récurant : La quête du bonheur ! (Un contexte extérieur difficile m’amenait, comme une obsession, à chercher «  le chemin du bonheur ! »)

Un soir, après avoir partagé bien des mots, après avoir appris si peu, mais ouvert tant de portes, le silence s’imposait en une douce quiète, propice à une réflexion sincère et profonde. Elias griffonnait avec application sur son carnet, dessinant en arabesques rondes chacune de ses pensées .Parfois il souriait entre le plein et le délié d’une syllabe turbulente, quand à d’autres moments, il devenait sombre forçant, le trait d’un mot en délicatesse, d’une émotion en tristesse.

Pour ma part, je m’agitais sur mon siège, comme un enfant pressé de se dégourdir les jambes, mais il était moins question de physique et plus de questionnement. Il me fallait, avec diplomatie revenir «  à la charge », en trouvant une phrase aussi précise que subtile, ma hâte, fut, alors mon pire ennemi !

  • Pardonne-moi Elias, mais le chemin du bonheur, comment le trouver ?

Elias leva la tête, doucement, en appuyant de son doigt sur mon front, il me dit :

  • Il est là, le bonheur ! Soit en Paix avec toi-même et il te libèrera, il te conduira à l’acceptation et non au renoncement et au détachement pur !
  • Ne cherche pas ce que tu as en toi, soit humble envers lui, c’est un merveilleux compagnon de voyage !

 

Que le bonheur vous guide ! 

 

 

Les lignes

Solitude

 

Bonjour à tous,

Les grandes pensées, les nobles idéaux, les religions sont et ne seront que, ce que les Hommes en feront !

Nos sociétés ont une habitude, fâcheuse pour les uns, protectrice pour d’autres, de tracer des lignes entre eux et nous, voir entre eux et eux ! Elles se targuent de ces actes vertueux en se fendant, le plus souvent d’une loi, et parant celle-ci d’étendards aux couleurs de la liberté d’expression, de la Liberté de penser, de la Liberté tout court, de la Démocratie et pour finir du «  mieux vivre ensemble » !

La laïcité, est une de ces lignes ! Elle a été inventée pour palier à un déséquilibre et, à mon sens, être le lien entre chaque citoyen d’un même pays, en l’espace public. Qu’en faisons-nous ? Un dogme identitaire ! Ce qui devait être le garant du choix intime de chacun de vivre sa pensée, sa foi pleinement au sein d’une nation bienveillante et neutre, est devenu une revendication communautariste !

 ……..« ce que les Hommes en feront ! »

Dans ce «  fourre-tout » politico-cultuelo-intellectuel, chacun y va de ses craintes, de ses peurs, de ses ambitions…..……..« ce que les Hommes en feront ! »……

Car il s’agit bien de cela et uniquement de cela ! Nos sociétés se gèrent par les peurs et les ambitions et elles en oublient l’essentiel !

L’autre dans sa différence est unique, moi dans ma différence je suis unique ! Accepter cela, c’est accepter la seule cause à défendre : L’humain !

Arrêtons-nous un instant, mais un instant juste ! Osons une réflexion juste, une compréhension juste ! Des actes justes !

Que le bonheur vous guide !

SOI !

1771977016_5-300x249

 

 

S’aimer soi !  Pas évident me direz-vous !

Pourtant, c’est à mon sens le premier pas, vers l’autre ! Contradictoire me direz-vous !

Pas vraiment ! Observer, apprendre, comprendre notre intime, être dans l’acception de nos qualités, de nos défauts, c’est ne plus avoir peur de ce que l’on est ! C’est, également, oser s’affranchir de nos désirs éphémères, pour  contempler, apprendre et comprendre l’essentiel !

Il y a, dans ce mot «  essentiel », bien sûr, cette bienveillance, cette compassion commune à qui souhaite le bonheur des êtres, mais aussi cette volonté de ne pas quitter ce chemin vers l’autre !

L’autre, cet inconnu au bout de la rue, mais aussi nous même ! Cet autre, qui avoue-t-on-le, par distraction, par négligence, nous méconnaissons !

 

Mes amis…

50573855

 

Elias me confia cette réflexion : «  Vos mots vont trop vite, vous ne les entendez pas ! Beaucoup se répande en émotions, pour se sentir vivant, pour se voir au premier rang ! L’indignation devient un plat vite préparé et mangé sur le pouce ! L’humanité mendie son apparence et se dilue en d’étranges vertus ! Vous cultivez vos peurs en des champs de souffrances, implorant le bonheur qui ne viendra pas ! L’humain est, ainsi fait, s’apitoyant plus qu’il n’agit ! On attend de l’autre qu’il ralentisse sa phrase, mais on tourne la tête à la première syllabe !

Oh, mes amis, ayez le courage d’oser ! Oser, l’écoute, oser, apprendre ! Oser, ce chemin vous menant à vous-même ! Oser, un sourire, un partage avec cet autre, n’étant que notre propre reflet ! Oser, la compassion véritable nait en votre paix intime, intime car profonde et juste !

Oser, comprendre chaque lettre pour ce quelle est, chaque paragraphe pour ce qu’il dit ! Qu’il n’y a pas «  les hommes » mais l’homme ! Comprendre que la haine est de l’inhumain et non de l’humain ! oser l’équilibre en vous, le juste équilibre en tout !

Un pas !

Mon ami Elias me dit souvent :

 » Apprend à poser ton pied sur le chemin avec discipline et vigilance cela t’empêchera tout simplement de trébucher ! »

le-chemin-jpg

Mon Ami !

Saule

Il est en mon jardin, un ami, toujours présent sans que je ne le sollicite.

J’apprivoise le temps pour qu’il m’accompagne et s’arrête un instant en sa compagnie ! Quand le ciel ne gronde pas, quand la pluie n’entame pas un concerto, je le rejoins ! Il ne s’étonne pas, il m’attend !

Il m’attend, toujours à la même place, mais je sais qu’il y a  des «  ailleurs » ou il y serait aussi .Pourtant, c’est celle que je préfère. Oh ! Une vieille habitude ou un rendez-vous discret, un besoin certain de retrouvailles. J’avoue une certaine addiction, mais celle de l’apprenti pour son outil, celle de l’horizon pour le bleu.

C’est au pied du grand saule que nous nous retrouvons. Cet arbre magnifique, fragile en ses branches cassantes comme du verre, mais au tronc puissant aux racines profondes. Je me suis interrogé, bien des fois, sur  ces  branches tombantes en une arabesque parfaite, comme une alcôve pudique nous séparant du monde.

Assis à même le sol, je l’invite, humblement, en compagnon, en amant, en frère ! Il est tout cela, et bien plus encore, osant l’imparfait pour vous rendre meilleur, inspirant la souffrance pour expirer la joie.

Il ne dit mot, mais vous enseigne tant !

Excusez-moi, il me faut le retrouver, mon ami  Le Silence !

 

Haut de Page