Archives pour la categorie ‘Poémes sagesse’

Enracinée !

Enracinée !

Penser ! Le problème n’est pas tant le contenu, mais le rapport que nous avons avec nos pensées ! Bien souvent, reconnaissons le, une soumission parfois naïve, parfois volontaire, est, nous en sommes certain cette ancre qui nous empêche de dériver! Nous sommes, tellement emplis de cette certitude que nous l’érigeons en vérité !

Combien de pensées ne supportent aucune réflexion, aucune observation ! Combien de fois nous nous sommes arrimé à une pensée sans voir l’abîme devant nous ! Il nous arrive même de théoriser l’éphémère et en faire une pensée aussi grandiose qu’inutile !

Nous lisons ou entendons, toutes et tous, ici ou là, de belles pensées qui avec force arguments, nous entraînent vers les vallées sombres de la haine , de la jalousie, de cet éphémère qui ravit l’esprit mais ne le rassasie aucunement, au contraire. Bien souvent, quand nous prenons le temps de l’observation juste, il ne s’agit que de diatribe, de pamphlet moqueurs, de critique acérée !

Elias a cette phrase : La pensée est un non jugement ! Elle est une observation humble, devant se traduire dans un juste et impartiale équilibre, en un acte simple et sincère. La justesse, la sagesse d’un argumentaire, quel qu’il soit, est en cet équilibre. Nous ne pouvons accueillir, apprendre et comprendre l’autre sans cette juste vérité. C’est au profond du profond de nous même, que cette vérité est enraciner, en notre paix intérieur sachons la découvrir !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence )

Conscience

Mesurons-nous la portée de nos actes ? Par ce questionnement, s’ouvre la porte, à double battants, des conséquences ! Nous avons la certitude que l’acte est l’aboutissement de notre pensée, non pas un horizon flou et incertain, mais la concrétisation évidente de nos désirs émotionnels, intellectuels et moraux.
Combien de facteurs brouillent les pistes. Notre égo, les circonstances, nos illusions, l’attrait de l’éphémère, en résumé une conscience partant de soi et revenant à soi, l’aspect extérieur n’étant pas concevable en notre cheminement! Nous adoptons, alors, notre propre sens du vrai et du faux, du bienveillant et du malveillant ! Nous appréhendons les conséquences comme un du, quelles soient bonnes ou nocives, nous dédouanant, ainsi, de toutes responsabilités .
Conscience ! Voilà une notion qu’il nous faut observer, expérimenter, comprendre détacher de tout ! Mais si , nous restons dans l’interprétation stricte de nos ressentis, nous sortons de l’analyse juste et impartiale indispensable pour identifier notre nature profonde et par là même la vraie et pure nature de la conscience.

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

Nos blessures

A l’époque où la souffrance physique était difficilement supportable, il m’est venu cette question : Pourquoi, celle-ci, se transforme inexorablement en pensées négatives allant jusqu’à là confrontation avec les autres ? »
Quand on souffre dans sa chaire, chaque mot, chaque geste, chaque attitude de l’autre, est sujet à caution. Comme la formule le dit si bien « on ne peut s’empêcher.. » d’interpréter chaque silence comme de la pitié, chaque phrase comme de la condescendance, chaque pensée comme de la fausse sensiblerie,chaque acte comme de l’apitoiement ! Le pire est, qu’en notre solitude , nous réfléchissons en ce sens et trouvons une tonne de bonnes raisons attestant de la réalité de ce que nous construisons mentalement.
Nous avons , alors, cette sensation que tout est claire, que l’incompréhension à notre sujet est réelle et amplifie au fur et à mesure que les jours passent. L’autre, le proche n’est plus qu’un visiteur qui ne sait pas , qui ne comprend pas. On se construit une forteresse de souffrances aux murs bien épais, aux fondations maçonnées à grands coups de certitudes ! Puisque c’est ainsi, tout nous est permis ! Nos blessures sont autant de boulets, qui s’autorisent tout, de l’impolitesse à la haine, de la naïveté à l’idiotie, de la rage à la torture !

Quand, alors on touche fond, on observe, on apprend très vite que notre souffrance n’est rien, mais que celle de l’autre, celle dont nous avons contribué à faire grandir en eux est terrifiante !

Réfléchissons bien à cela !

« La compassion, la bienveillance sont nécessaires pour nous détacher de nos propres souffrances , comme l’est plus encore notre vigilance, notre ferveur à la cause de l’autre ! » Elias

Philippe De Frémontpré
( au delà de l’innocence)

Sur un chemin de terre.

 

 

Sur un chemin de terre

Devant nous, un chemin de terre, il fuit vers l’horizon, comme pour nous taquiner. De chaque coté, quelques arbres, déjà couverts de feuilles de printemps, sortent d’un hiver ou la neige avait compté ses flocons. Ça et là, quelques fleurs, amenées par le vent , arborent de belles couleurs au milieu des herbes folles. Le monde animal s’éveille. Insecte, oiseaux, écureuil et autres mammifères arpentent le ciel et les fourrés, curieux de la nouvelle saison naissante, mais surtout affamés par quelques mois pauvres en nourriture. C’est avec discrétion que le théâtre de la vie se met en place !

Le silence n’est perturbé que par nos pas sur la terre sèche. Nous avions conversé un moment, Elias faisant l’éloge de l’observation, animé d’un enthousiasme débordant. « l’observation peut être un passe temps, oh !quel vilain mot , passe temps, comme si nous tournions une page sans réellement la lire ! Observer , c’est se familiariser avec ce qui est là, juste là . Apprendre le temps, c’est apprivoiser chaque seconde et la savoir comme essentielle !

J’aime ces instants où la compréhension se mêle à la joie , à cette ferveur paisible d’être présent en ses pensées, en ses mots, en cette transmission simple et humble. L’écoute prend , alors , tout son sens. Celui du respect, celui de l’apprentissage, celui de dessiner chaque mot reçu comme pour mieux les apprendre, les comprendre.

Les mots sont des passants, on en arrête certains et en laissons passer d’autres ! C’est dans l’équilibre de ce choix, dans la vigilante impartialité de notre esprit que l’acte naît. Sans bruit, comme éclot une nouvelle saison, l’acte juste, sage et bienveillant accueillera le présent, la joie, l’autre !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

Dépendance !

De cette dépendance évidente à l’autre, à laquelle nous sommes confrontés, de notre attention, de notre impartialité, de notre humilité, l’acte bienveillant qui en sera le prolongement, transformera profondément notre esprit !

Le terme «  dépendance » a en lui-même, cette notion de lien, et je dirai d’affection bienveillante entre chaque être sensible. Il nous appartient de le faire germer, grandir en les relations avec les autres, mais surtout envers nous mêmes !

Il suffit, pour cela, d’observer, de porter toute notre attention sur cette réflexion . D’où vient elle ? Quel est sa nature ? Comment la traduire en acte ? Dois je la laisser aller ou m’en préoccuper ? Il y a , dans la substance des réponses que nous apporterons à ces questions l’essence de la dépendance bienveillante à l’autre , et aussi l’accueil généreux en notre esprit d’un véritable humanisme.

Nous croisons, les uns, les autres, ces égoïsmes du quotidien que nous stockons, malgré nous …..peut être ! C’est un volume qui augmente, augmente et finit par étouffer le cheminement altruiste de nos pensées et de nos actes. Osons l’altruisme, qui n’est pas comme je l’entend parfois, une soumission à l’autre, mais une bienveillance raisonnée si simple, si humaine !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

 

Sur le bord du trottoir

Sur le bord du trottoir, la bienveillance était assise. L’indifférence l’avait installée là, les pieds dans le caniveau. Elle grelottait l’hiver et transpirait à grosses gouttes l’été. Dans le brouhaha de la ville, chaque jour, chaque nuit, mille et mille personnes passaient sans la regarder.

Pourtant, quand un regard croisait le sien, elle souriait. Pas un sourire de circonstances, ou pour quémander quelques faveurs, non ! Un sourire généreux ! Oui, de cette générosité qui fait la richesse de l’humble,la fortune du sage. Un sourire qui se donne mais n’attend rien ou plutôt un sourire qui est une graine en l’esprit de l’autre, la semence d’une réflexion, l’embryon d’une compréhension……..Et le fruit à venir rendait la bienveillance heureuse !

Comme le dit Elias : «  un regard, un geste , un mot quand il est bienveillant du plus profond de notre cœur, n’est pas inutile……même les pieds dans le caniveau ! »

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

Un rayon de lumiére.

 

 

Quand le jour parait au coin de ma fenêtre, un rayon de lumiére s’invite en ma chambre. Il chasse peu à peu, l’obscurité de la nuit, sans bruit, sans fausse note. Le temps d’une respiration , je me plais à l’observer. Il est, comme un trait de sagesse, humble et généreux. Il a cette discrétion en éclairant le présent, de dessiner l’instant sans oser le bousculer.Accompagnant la fin de nos rêves, nos premières pensées au sortir de la nuit, il paresse , parfois, pour mieux nous saluer.

Il y a milles et milles moments aussi simples que celui-là. J’ai, cette sensation, que nous les fuyons comme on fuit le bonheur.

Oh ! Nous avons tant à faire, me direz vous ! Un café, une tartine… le temps nous est précieux…….au point de ne plus l’accueillir !

Philippe De Frémontpré

la surface de l’eau

«  Comme une lettre, écrite du bout du doigt, à la surface de l’eau ! » Matthieu RICARD
 
Quelques mots additionnés, simplement et pourtant….C’est en traversant cette phrase que ma lecture en fut interrompue. Il est parfois de ces assemblages , où l’image vous vient instantanément, où l’émotion vous gagne, où la réflexion s’impose sans précipitations.
 
Ne décrie-elle pas, avec humilité et beauté, l’instant présent ? Je l’ai savouré avec gourmandise, je l’avoue. Cette gourmandise remplie de joie qui nous assaille avec bienveillance, qui nous assène à grands coups d’évidences la noble et juste nature humaine.
 
Comment après cela, ne pas apprendre, ne pas comprendre ? Oh ! Bien sur , ces mots sont entourés d’un contexte particulier, d’un enseignement où l’esprit se désapprend, où nous sommes ce doigt effleurant la surface de l’eau, où l’instant se confond puis s’absente.
C’est un moment de paix, où en sa force, la compassion s’expose et ose , une expérience exigeante, vigilante en l’apprentissage de soi.
 
Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

Les mouvements de l’esprit.

 

 

 

Prendre conscience des mouvements de l’esprit !

Dans cette attention à soi, il y a l’observation unique de s ‘approprier, sans attachements, le défilement ininterrompu de nos pensées. De les regarder avec compassion, les approcher avec impartialité, considérer leurs faiblesses, intéresser à leurs force ni trop, ni trop peu. C’est un instant où l’on ne s’inquiète pas, on ne se préoccupe pas. Il nous faut parcourir ce chemin en passager. L’esprit peut, alors, se soucier de telle ou telle souffrance, la prendre à bras le corps et en rechercher les causes. C’est dans l’apaisement de l’esprit que bien des portes s’ouvrent, bien des nuages s’évaporent ! Il nous est, alors, possible d’oser , de se laisser être !

Une proche me parlait  « de bouillonnement dans sa tête » et j’avoue en avoir ri. J’espère qu’elle me pardonnera ! Pourtant, combien d’entre nous ont eu ce sentiment d’un foisonnement tel, que notre tête va exploser !

Aux regards de ce fleuve intarissable de pensées, qui nous agresse, souvent, notre égo est super actif, nous offrant la futilité de l’éphémère, la bêtise de l’inutile, l’irrationnel de la haine, la folie de l’ignorant !

L’équilibre juste est en cette respiration du corps et de l’esprit engendrant l’apaisement, compassion, la liberté !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Réalité

 

 

 

Réalité ?


« Ce n’est pas la réalité qui nous trouble, mais l’opinion que l’on s’en fait » Epictecte

Il nous est arrivé, à tous, de pointer l’horizon, un but à atteindre où simplement le jour qui se lève et d’y chercher une cause à notre mal être, à notre tristesse. Pourtant, à bien y regarder, les nuages, le soleil sont dans leurs quotidiens, les uns traçant, à notre regard, le début du ciel , la fin de la terre, ou pour les autres à être ce point au bout du chemin. Mais comment observons nous tout cela ?


Où plutôt, comment habillons nous tout cela ? La réalité ne souhaite qu’un regard attentif . Nous avons la « fâcheuse » habitude de la colorier de nos craintes , nos désirs , nos préjugés de toutes ces émotions qui , nous le croyons avec force, sont les reflets du monde. Ne s’agirait il pas, de « notre monde » ? Comme sur une étagère à confitures, nous étiquetons, les pots à notre convenance. Cela est bien plus commode, n’est ce pas ? Travestir la réalité pour le confort d’y trouver , en dehors de nous mêmes, les causes de nos regrets , de nos souffrances.


La satisfaction qui en résulte est de courte durée. La peinture s’écaille, le mur de nos certitudes se craquelle ici ou là ! Nous bâtissons trop de châteaux de sable , qui à la première vague disparaissent……Nous faisons, bien souvent abstraction de l’observation, de la réflexion, négligeant l’environnement, les circonstances et les conséquences. La réalité souffre de nos égoïsmes, de ce « bien penser » ordinaire qui s’absout de toutes contraintes de tous regards de l’autre !


Ne fermons nous pas la porte à l’humain ?

 

Cette réalité, qu’avec tant de couleurs, tant de tours et de détours nous essayons de fuir, nous en sommes les fabricants. Nos défections quotidiennes, nos indécences envers l’autre sont autant d’horizons qu’il nous faut cachés………Depuis la nuit des temps nous sommes les producteurs et acteurs de nos propres souffrances et nous dépensons une énergie folle à vouloir n’être que des spectateurs offensés !

 

Si nous devons être des passionnés, soyons des passionnés de la Vie et j’ajouterai même avec excès ! Bâtissons notre réalité pour l’autre et à cause de son bonheur !

 

Philippe De Frémontpré
( A respirer la Vie )

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