Archives pour la categorie ‘Poémes sagesse’

 » Rien que ……! »

 » Rien que …. ! »
 
Une part de nos souffrances ne vient elle pas du fait que nous voulons penser et faire mille choses en mème temps ? Nos sociétés nous demandent de prévoir, d’anticiper, de se méfier, de regarder ici et là, de provoquer, de concevoir, de dénoncer , de hurler, d’aimer, de haïr, de voter, d’être beau, d’être intelligent , de plaire, de travailler, d ‘aller vite…….. waouh !!! waouh STOP !
Respirer l’instant ! Oser ne rien faire ou comme le dit si bien Christophe André pratiquer le «  Rien que …. » !
 
Rien que se sentir vivant, chaque matin n’est ce pas merveilleux ?
 
Quand on s’éveille au «  rien que… » les êtres et les choses ont une autre saveur , une couleur différente , comme embrasés par ce laisser être qui ouvre mille et une portes. Rien que marcher et observer son corps en respiration calme et posée, ce dehors si différent car on lui apporte de l’attention ! Une bienveillance, qui n’est pas de l’audace, mais l’évidence d’une compassion pure, d’une attention juste et vraie !
Sur le ton de la plaisanterie, Elias me dit : » ruminer n’amène que des maux de tête ! » il n’a pas tord ! Bien sur, le «  rien que » n’est pas le remède à tout ! Non ! . Il permet, à mon sens de se recentrer sur l’évident , l’essentiel, de laisser glisser et passer tout ce qui a peu ou pas d’intérêts. Nous permettre , ainsi, de revenir sur les causes de nos problèmes, de nos souffrances avec plus de calme, plus d’objectivité, plus d’attention.
 
C’est d’attention que nous avons besoin et non de vitesse ! N’est il pas préférable d’Être en l’attention que de faire attention ? Être en l’attention c’est oser le juste équilibre en l’instant pour soi et à cause de l’autre, sans craintes, sans haine !
 
Alors ! «  Rien que ?……..
 
Philippe De Frémontpré
( A respirer la Vie ! )

Sur le chemin .

 

 

 

 

Sur le chemin !

Nous envisageons, presque exclusivement la nudité pour le corps, lui attribuant tant de qualificatifs que même les dictionnaires s’y perdent ! Il est vrai que des légions de peintres et de sculpteurs, maîtres ou apprentis s’inspirent du nu, évoquant en courbes plus ou moins réussies, un sentiment de virginité, de beauté, de tendresse, de passion ou de souffrances.

Ainsi, nous cantonnons certains mots, certaines émotions dans des domaines précis où leurs compréhensions se limitent à nos désirs pour ne pas dire plaisir. Notre attention est, alors soumise à l’égo, comme contrainte par l’émotion ! Si nous nous regardions dans une glace, en ces moments particuliers, nous verrions la difficulté de maintenir une juste neutralité de notre attention ! l’expression de notre visage est un témoin involontaire de nos défaillances voir de nos complicités !

Peut-être, pensons- nous que l’attention s’oppose à l’apaisement, que la vigilance rend étanche notre esprit ? La réponse ne tient elle pas en ces mots : l’attention nue ? Il faut se nourrir de cette nudité et non la regarder avec envie. L’attention nue est l’abandon des a prioris, ce «  rien que «  en repére attentif nous permettant d’être sur le chemin , rien que sur le chemin !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Notre vision du monde.

Notre vision du monde.
 
 
 
Notre vision du monde est, souvent, la source de bon nombre de nos souffrances . Nos émotions naissent du regard impulsif, agité posé sur le monde, sans ce temps de l’instant réfléchi du juste équilibre . Cette représentation faussée altère notre bien être et notre rapport à l’autre ! Nos pensées,nos actes sont en dépendance de notre égo et les esclaves de ses distorsions !
La vraie liberté n’est elle pas de se débarrasser de cette vision pour aborder sereinement la réalité ?
 
Il nous faut accepter, désormais,de mettre un pas devant l’autre différemment pour observer, réfléchir, apprendre et comprendre. C’est un chemin qui nous oblige, un chemin difficile et sinueux. La pertinence de l’effort, la persistance du doute, l’humilité de notre volonté participent à l’aisance de notre cheminement, mais croire que cela suffit, serait une erreur. Parce qu’elle existe, parce qu’elle ,simplement là, faire une place à la souffrance,est en soi la seule manière d’affaiblir son impact, de diminuer ses nuisances et nous facilite l’accueil de ce qui est, seulement , de ce qui est, rien de plus, rien de moins ! Se laisser être , être vivant se respire à chaque seconde en la compassion, en la bienveillance qui , par nos actes , envahit l’instant présent !
 
Il nous appartient de réprimer nos bavardages intérieurs pour oser l’évidence, l’essentiel.
 
Philippe De Frémontpré
( A respirer la Vie)

A respirer la vie !

 

Avant toutes choses.

Ce n’est pas simple de se raconter. On peut y trouver une satisfaction égoïste, un besoin de montrer, de se montrer. J’ai la naïveté de croire qu’il existe une autre, j’ose le mot, noble raison , le Partage !

Les mots additionnés ont le sens, le parfum d’une émotion particulière, chacune, chacun aura un ressenti différent, je m’en réjouis. L’effervescence de l’instant écriture ou lecture revêt bien des couleurs et l’on s’étonne , souvent, que bons nombre de pensées, d’actes s’y inventent avec humilité et sagesse. Faut il, pour cela, décortiquer, décoder, déchiffrer, analyser, constater, juger à tord ou à raison, avec force soupçons et multiples méfiances ? . Des sentiments de l’auteur aux déchiffrements du lecteur, il peut y avoir convergence ou gouffre .Cela est , certainement, utile à chaque être !………………..si la haine, l’incompréhension, la partialité, l’aigreur ne s’y installent !

Jusqu’à aujourd’hui, je regardais ma plume et mon carnet comme des outils inertes, sans intérêts réels, si ce n’est d’accrocher les mots que ma main dessine. Ce matin, devant le silence de la page blanche, je me suis surpris à les regarder, à les écouter , oui ! à écouter cette plume, ce papier ! Il n’est pas là, effet d’un apprenti écrivain, non ! Juste une oreille et un regard attentif à ces outils qui, eux aussi ont une histoire ! C’est en imaginant, au plus prés de la réalité, l’aventure de la mémoire de ces objets, que retracer mon chemin devint plus facile. Au delà des femmes , des hommes qui les ont façonnés, leurs présences sur ce bureau font de moi leur obligé. Avez-vous remarqué le calme des objets ordinaires, leur avez-vous prêter l’attention qu’ils méritent ? Ce sont ce calme, cette attention qui , avec bonheur, heureusement et souffrance , parfois, nous ouvre l’esprit.

A respirer la Vie !

Les circonstances et les conséquences firent qu’un jour, je fus équipé d’une valve aortique mécanique . Il fallait ,par cet artifice , aider un cœur usé, un corps poussif et fatigué La souffrance physique ne fut ,ni de près,ni de loin une préoccupation première. Bien sur ,elle sue se manifester et parfois violemment, mais consciemment ou inconsciemment, j’avais pris le partie de ne verser aucune larme,de ne faire entendre ni cris ni plaintes .. Il me fallut être vigilant. Pour cela j’avais une aide précieuse, ces images en mon esprit qui ne me quittèrent jamais, comme le baton qui n’abandonne pas la main ferme le pèlerin sur son chemin !

Ces témoins, compagnons de voyage sont différents autant dans le temps que dans l’intensité. Le premier le voici …..

Lors d’une précédente hospitalisation, le traitement administré était lourd, épuisant. L’isolement, la fatigue m’enfermaient en cette maladie, m’emprisonnant dans ses peurs,ses craintes où l’on perd toute lucidité, tout regard bienveillant envers soi-même. Dans la chambre attenante, un petit garçon , prénommé Philippe, de 8-9 ans, traversant l’épreuve d’une leucémie, avait lui, l’audace de la joie, des rires, de l’enthousiasme. Je me surpris à l’écouter, à l’envier puis à le chérir.J’ai, en souvenirs, nos discutions, de masque à masque, ces fous rires soudains, son sourire espiègle, si expressif ! Tout était l’occasion d’une farce, d’une chanson, d’une histoire. J’étais devenu « accro » à ce bouillonnement de vie, comme une drogue bienfaisante. Chaque matin, j’avais besoin de l’entendre. D’écouter son réveil pour me sentir vivant, pour nous sentir vivant ! Il était de cet oxygéne particulier que l’étre humain a besoin pour apprendre, comprendre, avancer ! Il arrivait, parfois , dans l’obscurité de la nuit, quand les veilleuses dessinaient le grand couloir blanc, qu’une larme coulait sur son visage d’enfant. Le silence, alors , était autre , différent remplit de cette compassion pure, intense comme une offrande apaisant ses peurs. Il m’apprit, beaucoup sur le rapport à la maladie, sur l’envie de Vie !

En son intensité, le silence, le calme, cet au delà de soi, aspire la souffrance de l’autre ! Il en a été, ainsi, pour le deuxième…….

Il y a des attentes, où le temps, les minutes ne s’impatientent plus, ne s’inquiètent plus. Mon esprit s’absentait, ne se posant plus de questions. J’avais même ris dans cette ambulance bruyante cliquetant de partout, à croire qu’elle allait perdre une roue , puis…….. Une grande pièce blanche, le bip d’un scoop, les bavardages des infirmières, quelques rires….et ce silence ! Un silence d’entre deux ou il y aura un après, un après inconnu, sûrement douloureux, peut être la fin de l’histoire !? Dans cette ambiance incertaine,allongé sur ce lit plus qu’inconfortable, je respirai doucement, m’assurant que la vie entrait encore en moi. J’observai, évitant les paroles inutiles. L’espace se remplissait de tristesses invisibles, de larmes évaporées. Entouré de mes proches, j’accrochais là un regard, ici un sourire comme autant de chefs d’œuvre qu’il me fallait emporter.

La porte s’ouvre, un homme en blouse blanche entre : «  Bonjour, je suis le Docteur……, je suis le chirurgien ! » En quelques mots, la réalité brutale faisait son apparition. S’adressant à mes proches : «  Je vais vous demander Madame, Messieurs de nous laisser, l’infirmière dans le couloir, vous donnera les informations pour la suite » ! Une étreinte, un baiser silencieux, ils s’éloignent ….

je ne sais pas pourquoi, mais je regardai mon fils aîné avec insistance…..soudain ! Il tourna la tête et je le vis pleurer ! Cette seconde fut insupportable , écrasante de désespoir! Ces larmes cristallisaient la terreur, la frayeur de tous et quelque part me culpabilisait ! Pourquoi ce corps leur donner tant de souffrances ? Je me haïssais…… Je me fis alors cette promesse, que ses souffrances, que leurs souffrances soient miennes à jamais et que le bonheur envahisse leurs cœurs !

Je n’ai rien écouté du discours du chirurgien……puis un brancard roule , mon esprit s’embrume………….

Ce ne fut que deux instants intenses, quelques minutes qu’il me fallait, désormais écouter avec attention avec humilité à chaque pas, à chaque inspiration. Ils peuvent apparaître banales, ordinaires, mais il y a, dans cette simplicité, ce que nous devons à l’humanité, observer, apprendre la souffrance de l’autre et ÊTRE , Juste ÊTRE !

Distances

 

Distances.

Prendre ses distances avec ses pensées, pour les observer !

A tord ou à raison, nos consciences se persuadent de la réalité, presque palpable , de nos pensées. Pourtant, si nous fermons les yeux, un instant pour les observer avec attention et patience, il s’avère que bon nombre ne sont que des donneuses d’ordre, des rappels à l’ordre.Nous sommes persuadé que cet ordre est fondé, faisant partie des «  saintes vérités ! » Prendre le temps du silence, de l’écoute de nos pensées n’est il pas des plus utile ? Il y a dans l’utilité juste, l’évidence de la bienveillance et de la compassion !

Pourquoi me direz vous ?

L’observation, le calme, la réflexion… le silence nous apparaissent souvent comme de l’inutilité ! Mais avez-vous, avons-nous déjà prêté attention au silence, à l’instant silence ? Cela nous est à la fois simple et difficile, un apprentissage ou les émotions donnent des coups de boutoirs à notre vigilance. Dans cette difficulté, dans ce tumulte le silence en son observation, nous calme dans un premier, nous laissant le choix de voir l’émotion pour ce qu’elle est, rien de plus, rien de moins. Le danger de la pensée réside en sa faculté à se distordre, à comparer, à confondre, à s’éloigner du juste équilibre ! Le silence n’est pas cette platitude inerte, mais un environnement particulier que nous devons apprendre à écouter. A écouter pour donner du sens aux sons pour appréhender leurs intérêts leurs usages, leurs bienfaits mais aussi leurs nuisances, leurs futilités! Apprentissage nécessaire, long, difficile pour observer cette pensée qui file à toute vitesse, cette autre rempruntée, agaçante ou celle-ci étonnamment dure, colérique !!

Quand je ferme les yeux, que le calme se pose, que je donne à l’instant l’utile et la juste attention, alors le silence a un sens !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence)

Vivre à moitié !

 

 

 

 

Vivre à moitié !

Vivre à moitié ! N’est ce pas le sentiment qui prédomine dans nos réflexions ? Nos peurs, nos angoisses, nos faiblesses nous enferment en un carré de terres que nous croyons verdoyant. Nous défendons ce bout de nous mêmes, avec l’audace de l’éphémère, le courage de nos culpabilités ! Nous regardons nos vanités comme autant de trophées, mais…… ! A bien y réfléchir, nous nous soumettons à l’attente sans oser vivre !

Malade,face à l’inéluctable, je me suis abandonné à la vie, à cette révolte douce détruisant l’instant pour construire le suivant .C’est en ces moments, où l’on ne souhaite plus rien, en ces minutes où la bienveillance est une nécessite, « inspirer les souffrances d’autrui »,se charger des douleurs de l’autre ,non pas pour soulager le mal qui me ronge, mais pour insuffler la joie unique , magique d’être vivant ! Chaque matin est un partage avec le monde. Il témoigne de l’ardent et non de l’inanimé, du disciple et non de l’émérite, de la connaissance et non de l’ignorance, de tout ce qui se conçoit pour l’autre et à cause de l’autre !

« Paradoxal ! », me dit une amie , avec ce «  Prend soin de toi ! ? Non ! Non ! Il y a dans cette apprentissage,l’acceptation de soi, le dépouillement de soi, le détachement et le choix de l’autre !

Comment envisager «  une belle vie »si à chaque seconde elle n’est pas fécondée par l’ambition de l’autre ? Cette volonté qui pousse l’être à être humain, qui inspire de sages et humbles réponses, qui doute de chaque question, qui nous laisse observer, apprendre et comprendre !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’innocence)

Un peu de ma vie

 

 

Un peu de ma vie

« Chaque jour, je laisse derrière moi, un peu de ma vie « 
Alexandre Jollien

De prime abord, cette citation, en sa finalité,est terrible ! Pourtant, à mon sens, elle me semble pleine de réflexion et d’espoirs.

Sur ce que «  je laisse », ne devons nous pas, nous interroger sur la valeur de ces traces abandonnées ou confiées ? Il y a une globalité dans ce «  legs », comme dit le poète : Ma jeunesse s’enfuit, me laissant en tête à tète avec demain » A chaque pas posé, la foulée est un peu plus difficile. Nous avons, à un moment ou un autre, ce sentiment de trahison. Trahison d’un corps qui nous échappe, trahison de la considération que l’on attend, trahison de toutes ces graines plantées qui ne donnent pas de fruits. Au fil du temps , nous attendons beaucoup des autres et de nous quand n’est il ? Quand L’esprit, consent-il librement à donner, lâcher ou laisser sans y prendre garde ? Quelle est la consistance, les mérites de tout cela ?

Notre quotidien est fait de blessures, de souffrances, de rires et joies. De cet ensemble, quelques parcelles s’échappent et tombent sur le chemin. Notre réflexion, à ce sujet, est notre espérance, si elle n’est pas , nous serions inutiles ! Il n’est pas tant de laisser derrière soi un peu de sa vie chose qui apparaît comme inévitable, mais d’avoir cette humble et juste sagesse de laisser le meilleur, le bienveillant,l’accueillant.

L’abandon de soi, est cette compassion pure ( idiote, naive certains diront) à garder en soi le nocif, le méchant , le mal veillant non pas pour se flageller à tout va pour l’éternité… Non ! Mais pour qu’il ne tombe pas sur le sentier, pour le contraindre, quoiqu’il en coûte, a ne plus être malfaisant ! Accepter notre souffrance au plus profond du profond de soi, c’est l’affronter pour qu’elle ne se propage pas, qu’elle n’engloutisse pas le bonheur des êtres.

Un peu de sa vie , ce n’est pas aller vers la vieillesse, mais oser la vie pour l’autre et à cause de l’autre !

Philippe De Frémontpré
(Au delà de l’innocence)
lesyeuxclos.fr

Choisir

 

Choisir !

Il y a quelques temps, j’eus avec Elias un entretien commençant par cette question : Choisissons nous d’aimer ? Il me sembla, évident de répondre «  bien sur, l’être humain a cette capacité de faire le choix d’aimer ou de détester ! »

En es tu persuadé, Philippe ? Soudain le doute m’envahit! Il y avait dans ma réponse une telle netteté, une clarté aveuglante que je fus surpris par la réplique d’Elias, à en être attristé , il sourit en regardant mon visage inquiet, puis enchaîna :

– Aimer n’est ce pas prendre le temps de l’attention particulière , de la patience, du juste abandon de soi, de la rencontre de l’être et des mots, de l’art du compromis et enfin d’oser la joie à l’unisson ?

– Voilà tout ce que je désire, lui répondis-je !

– Avec cette réaction, crois-tu faire le choix d’aimer ou est ce ton désir qui choisit ? Puis , il prolongea son propos :

– Aimer c’est une rencontre infinie, à chaque seconde renouvelée où l’on se dépouille de soi dans l’écoute, le partage et la joie ! Bien sur , l’environnement veut sa part ou ne voit pas la chose du même œil, mais il y a dans l’évidence de cette rencontre ce laisse etre pour l’autre et à cause de l’autre qui reste la plus belle perspective de cette vie !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence )

Observer.

 

Observer !

Chaque jour, il faut se convaincre de la nécessité de l’observation. Sans cela, la colère, la tristesse, la haine sont prévisibles.

Cette observation, de soi, de l’autre, de nos environnements doit être humble et permanente, sinon elle engendre l’arrogance, l’imbécile satisfaction en de fausses certitudes. S’affirmer n’est pas être certain, mais douter! …oui ! Douter !

Observer, c’est cette respiration de l’apaisement, ce temps utile du non-jugement, nous permettant d’apprécier, de différencier, de comprendre . Nous ressentons, très vite, l’amertume du non-réfléchi, désarmé que nous sommes face à nos erreurs, à notre inattention, à ce « vouloir dire » nous paraissant indispensable pour exister ! L’observation doit , d’abord, nous enseigner, dans le sens le plus profond, le plus pur du terme. Faire naître, en nous le sentiment noble de notre propre et véritable liberté. Elle est l’origine de notre bienveillance, de cette conscience nue qui modèle notre compassion !

Cela ne sous-entend pas une certaine passivité ! On ne peut se construire à coups de craintes et de préjugés, mais avec beaucoup d’attention bienveillante ! La sagesse de nos observations révélera nos forces et nos faiblesses, l’illusion de nos certitudes, il faut , alors, avoir la volonté de faire le choix de notre vraie nature et du bonheur pour tous les êtres !

Philippe De Frémontpré

( au delà de l’innocence)

Langage

 

Langage.

Avons-nous l’attention juste pour notre langage, ce ton, ces sons qui dévoilent nos pensées ?

Les mots s’additionnent, trop souvent, dans leurs virulences, pour cacher nos peurs par agressivité d’un ton irrespectueux. Nos peurs sont toutes ces émotions haine, jalousie,vanité, égoïsme, mensonges…..qui ,eux, parlent toujours forts,persuadés que nous sommes que le niveau sonore est gage d’affirmation de soi , et espérant , par la même être plus heureux !

Elias a ces mots :  » Plus tu parles fort, moins tu écoutes ! Plus le vent souffle fort, plus les craintes s’amoncellent. La brise chuchote, calme, apaise ! Ayons l’humilité de la brise, pour que nous puissions nous attarder un moment, sur l’instant juste, le ton juste, la compréhension juste !  »

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

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