Archives pour juin, 2010

Mon au-delà du ciel !

Mon au-delà du ciel !

Je n’ai pas de repos,
Je n’ai pas de ciel beau !
Les nuages, en mon cœur,
S’amoncèle sans douceur.
Sans amour, sans fortune,
Je traine les bars perdus,
Par une nuit sans lune,
Jusqu’à mon âme trop bu !

Pourquoi, m’as-tu lâché la main,
Dessiné un jour sans demain ?
Tu es la pire des maitresses
Tu ris de mes faiblesses,
A chaque mot d’amour,
Qui loin de moi va faire un tour !

Mes émotions se fanent,
Au fil du temps passé.
Mes rêves sont en panne,
Sur ce papier griffonné.
Au dessus des maisons grises,
Le soleil cherche un horizon.
Mes pensées insoumises,
Fatiguées de trop de pardon,
Abandonnent mon chemin,
Et voguent vers d’autres destins.

Que n’ai-je redouté
Ton regard perdu,
Petite fille des rues,
En ce jour de printemps !
Que n’ai-je redouté
Ton sourire d’enfant,
Dans ce corps de femme,
Envoutant comme un drame !

Je ferme une vie,
Sans crainte de l’oubli.
J’ouvre mes peurs,
Sans crainte du bonheur.
Aux bords de tes yeux est mon essentiel,
Mon jardin secret, mon au-delà du ciel !

Vincent

Terres d’Irlande.

Terres d’Irlande.


Il est, en terres d’Irlande,

Quand le jour se renouvelle,

Une brume sur la lande,

Dessinant la campagne plus belle.

Les portes des tavernes,

Depuis peu, fermées,

L’on entend s’éloigner,

Quelques rires et balivernes


Une harpe goutte à goutte,

Une ballade en violon,

Une danse à l’horizon,

Et le silence écoute.


Dessus les prés gorgés de rosée,

Plane une étrange vapeur,

Où scintillent les étoiles des fées,

Chassant la nuit et ses peurs.


Dans le ciel, les couleurs s’installent,

Entre le vif et le pale,

Laissant au soleil, une palette

Aux saveurs de cueillette.


Les chemins aux murs de pierres,

Épousent le vent, celui venant de la mer,

Et les falaises hautes et fières,

Dressent, aux embruns, leurs mystères.


Il est, en terres d’Irlande,

Au creux d’un sentier perdu,

Une histoire, une ancienne légende,

Bruissant dans un feuillage touffu.


A en croire l’ancien,

Celui aux crevasses sur les mains,

On laboure, ici parfois, du sang,

Mais, mon pays est vert pour mes enfants !


Vincent

Papillon.


Papillon.


Un papillon sur mon épaule , un jour s’est posé
Ma joue de son aile a frôlé
Un rêve, soudain, m’ouvre sa réalité
Tombe le masque du quotidien
D’un avenir n’étant plus le mien
Tes yeux éclairent une route
Je l’emprunte , quoiqu’il m’en coute !
Le temps s’arrête , devient éternité

Un baiser maladroit trop vite donné
Mots oubliés jaillissant en vérité
Désirs enfouis enfin retrouvés
Magie d’un sourire au gout de tendresse
Ivre de vie, je ne peux être qu’amant
Amant d’une seconde , d’un instant
D’un regard , d’une caresse
Partager à déraison
Affamé d’amour au delà des saisons

Je guette douloureux tes absences
Que j’orchestre en de douces pensées
Compagnes discrètes et éphémères
D’une solitude amère
Je veux te vivre sans égards pour la nuit
Je veux t’apprendre en soleil ou en pluie
T’ouvrir mon cœur jusqu’à la douleur
Mais dans tes bras , enfin ! avoir moins peur !

Construire un infini
Fait de ton visage qui me sourit
De mes mains cherchant l’abime de tes yeux
Immense château ou simple hutte
L’important n’est il pas d’y être à deux ?
T’inventer une couleur sans nulle autre pareille
Peindre l’avenir à en perdre le sommeil
Lire aux bords de l’amour tes souhaits tes désirs
Entrer en esclavage pour le meilleure et pour le pire
Enflammer le soleil
Trouver un nouveau ciel
Parcourir d’autres contrées
continents inexplorés
Vivre pour toi
A cause de toi !

Mes doigts s’engourdissent à force de chercher
Le mot le ver à toi seul rêver
Mais mon cœur à défaut d’être original
N’a qu’un  » je t’aime » quelque peu banal
A t’offrir en bagages
Viens ! viens ! je t’emmène pour le plus beau des voyages

Vincent

Mignons

Mignons !


Ils sont ronds,
Ils sont fripons !
Ils sont ronds,
Et tout mignons !

Enveloppés de dentelles,
De douceur, de tendresse,
Sous un pull , ils te font belle !
Dessinant, ta silhouette, en délicatesse

Ils sont ronds,
Ils sont fripons !
Ils sont ronds,
Et tout mignons !

D’abord, on les devine,
Au détour d’un décolleté.
D ‘abord, on les imagine,
Fermes , tendres , parfaits !

Ils sont ronds,
Ils sont fripons !
Il sont ronds,
Et tout mignons

Puis, on les découvre ,
Lentement !
Religieusement !
Puis, on les découvre,
Ôtant sans hâte, bretelles,
Et dentelles !

Et enfin , on les caresse !
Suivant chaque galbes, chaque détour,
Comme un parcours d’amour
Laissant aux tétons rebelles
Le soin de te dire : « tu es belle ! « .

Ils sont ronds,
Ils sont fripons !


Vincent

Aux bords de tes yeux.

Aux bords de tes yeux

Ces pages griffonnées,
Ne sont que des mots.
Des phrases alignées,
Pour trouver le repos.
Ma plume divague,
S’écrasant en une vague ,
D’amertume et de larmes.
Meurtri , vendre mon âme
Sans contrat d’aucune sorte
Je maudis l’écriture,
Fille de la torture,
Mère des faux espoirs
Je maudis le hasard
Quand il provoque les choses
Quand à l’amour il s’interpose
Me laissant seul sur le quai d’une gare
Ou il n’y aura pas de départ
Pour un enfant
Pour un serment
L’avenir s’éteint
Il n’y aura pas de lendemain
Il ne me reste que mes rêves
Pour inventer notre histoire
Comme une trêve,
Entre sanglots et désespoir

Coupable de sentiments
J’orchestre mes élans
Essayant d’éviter le naufrage
Tourner la page
Aux bords de tes yeux
Aux bords du présent
Figer le moment
Ou tu n’as pas pu
Ou je n’ai pas su
N’en déplaise à Dieu
Dire ces simples mots
Aux bords de la raison
Laisser place aux certitudes
Gorger, d’imbéciles habitudes
Il fait pourtant si beau
Aux bords de tes yeux
Prends vite ma main
Construisons demain
Aux bords de tes yeux
Il fait toujours si beau

Chaque jour, je l’attends
Pour entrer en bonheur
Oublier ma peur
Pour un instant
Je respire sa présence
Comme une délivrance
A éclater mon cœur
Je goutte nos silences
Qui guident mes errances

Ma plume pleure sur le papier
Les mots se meurent dans l’encrier
Il me faut ranger mes rêves insolents
Au fond de ma mémoire
Comme un jouet cassé
Dans un vieux tiroir
De vouloir être le seul
A la comprendre
Être le seul
A la surprendre
Comme une urgence
Au delà des apparences
Égoïste surement
Amoureux follement

Elle est ce rivage
Elle est cette plage
Ou j’aimerai me reposer
Ou j’aimerai partager
Un avenir
Mais les nuages
Mais les orages
Crèvent le ciel
Balayant mes désirs
Cet été au gout de miel
Ne sera même pas un souvenir
Tout juste un éphémère sourire
Tristesse d’une lâcheté
Ne voulant pas dire son nom
Sentence annoncée
Attendre le pardon
Et quand dans mes songes
Teintés de mensonges
Je vois ton visage
Quelle est cette rage
De n’avoir qu’une maitresse
Grande prêtresse
De ma propre destruction
Au delà de ma passion
Rappelé mon passé
Pour mieux m’étouffer

Être deux aujourd’hui
C’est partir en guerre
Tant pis , je veux la faire
Quel qu’en soit le prix
Si , mon seul espoir,
Est cette victoire
De t’aimer,chaque jour
Sans te parler d’amour
Je livrerai bataille
Mon cœur pour tout arme

Vincent

Avis de recherche.

Avis de recherche

J’ai perdu mes rêves, au coin de la rue,
Un jour de semaine, par un temps de pluie.
J’ai perdu mes rêves, au bord de l’ennui
Malgré mes appels, ils ont disparus
J’ai perdu mes rêves, et serai votre obligé,
De me faire signe, si vous les rencontrez.

Ils sont,
Bleus, comme le ciel d’un bel été
Comme les yeux de mon aimée !
Ils sont,
Tendres à croquer
Paresseux à souhait
Ils sont,
Une caresse , pas très sage,
Un autre matin , un autre rivage.
Ils sont,
Fous, oui ! Fous d’amour et de vie
Comme un soleil en pleine nuit
Ils sont,
Rieurs, braillards, comme des enfants,
Innocents, flamboyants adolescents !
Ils sont,
Une musique, une chanson,
Un piano bar, un violon,
Ils sont,
Quelques mots échangés
Le sourire d’un étranger
Ils sont,
Des pays, des mondes imaginaires
Des jardins extraordinaires.
Ils sont,
Un avenir à inventer
Un présent à transformer

Ils sont,
Ils seront ce que vous voudrez
Mais dépêchez-vous de les trouver !

Vincent

Questions .

Questions

Que vaut, une main tendue
A un être humain hagard et perdu ?
Que vaut, le bois de « l ‘auvergnat »,
Quand même, le feu ne réchauffe pas ?

Que vaut, ce pain partagé,
Avec ces grands yeux affamés ?
Que vaut, ce médecin, envoyé toujours trop loin,
Si une fois la blessure fermée, il faut encore serrer les poings ?

Dites-moi, dites-moi, Monsieur Le Monde,
Pourquoi, à chaque seconde,
Un enfant ferme les yeux ?

Que vaut, ce cimetière aux tombes garnies,
Si les fleurs se mettent toujours aux fusils ?
Que vaut une promesse de paradis perdu,
Pour ces « Adolf « barbus. ?

Que vaut le ciel bleu, que je dessine,
Si pour une couleur, on m’assassine ?
Que vaut une rime sublime,
Si une botte la pousse dans l’abîme ?

Dites-moi, dites-moi, Monsieur Le Monde,
Pourquoi, quand ils posent leurs bombes,
Ils en appellent à Dieu ?

Ou est la réponse à ces questions ?
Combien faudra t il, encore de saisons ,
Pour, enfin trouver le chemin de la Raison,
De la tolérance, de la compassion

Vincent

Femmes.

Femmes.

Voisines de trottoirs,

Arpentés sans discours,

Évitant le dilemme

D’un mot partagé,

D’une main frôlée.

Elle est femme,

Dans son corps,

Dans son regard.

Un peu de maquillage,

Trop vite dessiné,

Cache, un flot de larmes

Invisibles, aux passants croisés.

En ces yeux, plus d’aventures,

De plages aux cerfs- volants.

Le soleil en absence,

Éteint sa différence,

Le temps, les hasards,

L’ont oubliée au coin de la rue.

Ordinaire silhouette,

Aux couleurs usagées,

Posées à même la peau,

Blessée d’abandons charnels,

D’étreintes sans amour,

De prévenances hypocrites.

Image banale,

L’anonymat est un refuge,

Une prison enfermant,

Désillusions et chagrins.

Vincent

Madame,



Madame,

Il me plait de vous écrire, Madame,
Afin de vous ôter de la tête, un affreux drame.
Il me faut, avec le respect que je vous dois,
Vous tendre mes mots, sans pour cela que je ne ploie.
Il serait fâcheux, que vous ayez une image de ma personne,
Où, des couleurs criardes et malines claironnent.

Il n’est pas dans mes propos, le désir de vous convaincre,
Mais, dignement m’exposer à vous,
Sans haine et sans que je vous préjuge.
Votre liberté m’importe, vous serez seule juge,
Si tel est votre souhait, me classer comme fou,
Pervers ou autre dépravé que vous auriez à craindre.

Vous avez une sœur dont vous êtes la tutrice,
Une compagnie, une confidente même une institutrice.
Le hasard m’a donné, le plaisir de la rencontrer,
De partager avec elle, quelques mots délicieux.
Nous fîmes, ensemble, mille voyages dans mille contrées,
Et ce bel échange devint un bien précieux.

Je m’inscrirai en faux, si vous ne faisiez avec moi,
Ce simple constat, et ce fut là, notre choix,
Nos ébats, Madame, se limitent aux rimes,
Est-ce cela que vous appelez un crime ?
Je vous laisse répondre, en conscience, à cette question,
Elle n’est point pour moi une interrogation.

Il est vrai, que le temps a fait naitre en nos cœurs,
De doux mots inventés témoins de nos ardeurs.
Ardeurs que je revendique et assume,
Puisqu’ils n’ont que respect pour racines.
Oui ! Madame, on aime aussi vite que l’on attrape un rhume,
Et à cela, grace à Dieu, il n’y a pas de médecine.

J’aimerai, Madame, apaiser votre crainte,
Mon esprit est clair et n’abuse point d’absinthe,
En Madame votre sœur, j’ai trouvé l’essentiel,
Une autre dimension, la carte d’un nouveau ciel.
Nos chemins différents y trouvent la sagesse,
Entre mots interdits et rires en tendresse.

J’ose croire que vous pardonnerez mon audace,
Nul ne sait mieux que moi ou est ma place,
Et si je dois être l’objet de votre mépris,
C’est qu’à l’amour vous n’auriez rien compris.
Je sais qu’à votre sœur vous portez grande affection,
Mais, il ne faudrait pas que ce fusse par trop de protection.

Merci, Madame, d’avoir été au bout de mon discours,
Même si celui-ci me semble bien trop court.
Vous le savez, comme moi, l’encre et le papier ont bien des qualités,
Mais rien ne vaut, en face à face, la simple vérité.
Regardez, donc, bien votre sœur,
Est- elle femme à avoir peur ?

Je vous laisse mon respect en conclusion,
Et l’amour en réflexion.

Vincent

Un essentiel.

Un essentiel.

Il me revient en mémoire, quelques mots échangés,
D’avec mon histoire et cet homme qui passait.

Il apparut aux détours de ma route,
Le visage serein de celui qui ne doute.
Son regard, reflet d’un ciel bleu et calme,
Apaisait et réchauffait comme une flamme.
Ses mains fines, brisées par le temps,
Racontaient, encore des contes aux enfants.
Chacun de ses pas étaient le début d’une randonnée,
Propice à une découverte, mille fois renouvelée.
Il avait ces absences malheureuses,
Où, le monde en plaintes douloureuses,
Submergeait son cœur,
Noyant son âme d’horribles frayeurs.
Portant en lui, l’humilité de l’apprenti,
Il tissait avec patience, au fil des jours, la vie.
Cette vie, où l’essentiel n’est pas dans l’immédiat,
Mais toujours, dans ce que l’on ne sait pas.

C’était un après-midi clair,
Où le soleil généreux donnait aux nuages des nuances amusées.
Le vent sentait les vagues et les rires du bord de mer,
Brassant la quiétude de silences et de secrets.
Assis sur un banc, je griffonnais sur un carnet de Moleskine noir,
Une rime aux syllabes charnues et orgueilleuses.
Description maladroite, d’une rencontre d’un soir,
Me faisant la part belle, voir même flatteuse.
J’alimentais, ainsi mon ego,
De la démesure des arabesques de mes mots.
J’osai croire, naïvement, que le temps comptait mes pas,
Mais il passa bien vite son chemin et ne se retourna pas !
J’avais la crédulité du nombriliste,
Pensant qu’il suffisait d’aligner des lettres pour être artiste.
Il me manquait tout !
Cette souffrance solitaire sculptant chaque vers avec vérité,
Portant le verbe au sens aigu de l’indécente humanité.
Cette émotion offrant à une plume,
Une palette de couleurs intenses et irréelles.
Ce creuset de ressentis cherchant une teinte nouvelle,
Au plus intime de nos sentiments inachevés.
Comme la complicité charnelle du violon et de son archet,
Quand la violence se mêle à l’amour pour inventer
L’extravagant, l’impétueux, le romanesque, l’extraordinaire,
Bien au-delà des paysages sans fin de l’imaginaire.
Mais plus que tout,
La foi, en ce que nous sommes et ce que nous fumes !
Ce que nous fumes en innocence,
Ce que nous sommes, dépouillés de nos apparences !

Le jour s’assombrissait.
L’air embaumait des regrets d’une belle journée.
Les amants, sous les draps, se glissaient,
Doucement apprenaient à s’aimer.
Épuisé d’affronter, sans relâche, ma propre réalité,
Je n’avais que l’idée de tout abandonner.
De me laisser envahir par l’éphémère individualité de l’instant,
Et sans questions, mourir, sous les rires du temps.
Mais les mots sont plus forts,
Ils s’éloignent puis reviennent,
Cherchant une victoire à grands coups de remords.
C’est, alors que la raison se fit mienne,
En ces moments partagés aux bords d’un chemin,
Il avait tout emporté.
Mes ambitions tenaces, mes amours en quatrain,
Et mes rêves aliénés.
Il ne me restait plus qu’un essentiel à apprendre
Une vie à comprendre

Vincent

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