Archives pour août, 2010

Si vous saviez !……….

Si vous saviez !….

Il est beau, mon pays !

Si vous saviez ……….. !

Aller ! Asseyez vous deux minutes,

Je vous raconte…….

Il n’est pas comme les autres,

Fait de plaines arides,

De montagnes aux pentes grises,

Aux sommets si hauts,

Que la neige s’endort.

Les pierres des chemins,

Usées par l’histoire des hommes,

Laissent le pas des chevaux

Rompre le silence de la brise.

Il se peint de tant de rêves,

Accrochés aux couleurs,

Du regard d’une belle,

Dessiné sur le sable.

Dans ces yeux mi-clos,

La rudesse des saisons,

s’oublie pour un jour gagné,

A savourer le présent.

Il s’aventure en infini,

En des trésors trouvés,

au dessous d’un caillou,

dans le vol de l’oiseau.

Il se goutte à toucher le ciel,

le soir tombé aux cimes de miel,

Il s’écoute aux prières du vent,

Hissées là, par le riche, le mendiant.

Il y a dans son histoire,

Trop d’images noircies,

D’automne au goût amer,

Du vide à l’horizon !

Sur des pentes perdues

Il est des hommes de hasard,

Imaginant des mots,

A casser le soleil.

Des hommes sans richesses,

Sacrifiant la vie,

Avec la force de l’offrande

Pour écrire l’espoir.

Mais un peuple en nombres,

l’étouffe dans l’ombre,

Pervertie les âmes simples,

Souille la mémoire de l’humble.

Vincent

Leçon de choses, leçon de vie .

Aujourd’hui, leçon de chose.
Dans un jardin, était une rose.

Beaucoup d’humbles voyageurs
De poètes romantiques,
D’écrivains malheureux
Firent halte, en ce lieu magique.
Happés, par tant de beauté.
Prêts à se damner !

Certains, de son parfum,
Firent sommeil.
Pavés de songes à nul autre pareil,
Senteurs imagées, en dehors du commun.
Dormir, en devient une gourmandise,
Sublime friandise !

D’autres, de ses couleurs,
En firent une toile.
Pinceaux de rêves et d’étoiles,
Glissant du pastel des yeux,
D’une amante d’un jour,
D’une amie pour toujours.

Ces derniers,enfin !
De pétales en pétales ,
Esclave de ses formes ,
De ses courbes pales ,
Mélange d’aromes,
Et de silhouettes,au féminin.

Un livre, tout en prose,
Aux pages de rose
Écrites en larmes et en joie,
En une profession de foi,
De l’éternité , en fera son destin.
Pour éclore d’amour,chaque matin !

Vincent

Ce bref instant !


« L’émotion, seule, peut comprendre la magie de l’éphémère ! »
Philippe De Frémontpré

Ce bref instant.

Il y a dans cette après midi, une de ces douces chaleurs,
Ou, même la brise légère a des envies de tendresses
Les cigales font silences, cherchant sans doutes, d’autres mélodies.
Soudain, la nature n’a plus de rythme, s’enivrant d’une beauté,
Offerte au monde qui s’endort.

Devant moi, une grande bâtisse, fatiguée par le temps.
Des vignes sauvages dévorent la façade,
Craquelant les pierres dans leurs ascensions folles.
Un vieil escalier, marche après marche, vous raconte son histoire.
Rires et cris d’enfants, dévalant, ivres de bonheur, cette piste aux étoiles.
Pas timides et maladroits, de jeunes mariés gravant en leurs mémoires,
Ce jour merveilleux ou leurs âmes par leurs corps s’unirent.
Les grands arbres du jardin donnent la mesure au jour,
Ondulant avec grâce à chaque caresse du vent.
Les murs transpirent de souvenirs.
Le temps s’arrête comme pour mieux vous les conter.
De vacances oubliées au fond d’un sac de billes,
Quand le foin vous accueille pour un premier émoi !
De siestes coquines sous le vieux tilleul,
Pour se rappeler « un je t’aime ! » Quelque peu endormi.
De tartines de confitures, en repas de fiançailles,
Ou, une fois encore Grand-père versera sa larme en regardant Mamie.
Les mots s’installent, un à un, en farandole d’émotions,
Comme autant de lucioles, en un beau soir d’été.

Des images apparaissent et disparaissent, hésitantes.
Craintives d’un moment qui n’est plus,
Mais dont les sons me parviennent encore !
Je lève la tête, et au détour d’une fenêtre…………

Le soleil glisse ses rayons, au travers d’un fin voilage lavande.
Dans cette chambre, couleur ocre, tu es là, endormie
La lumière berce ton corps nu, en ombres douces,
Caressant ta peau en de subtils reflets.
Emus devant tant de beauté, les draps n’ont osé te couvrir.
J’aurai voulu être peintre, poser mon chevalet.
Entreprendre tes courbes en un trait de pinceau
Pour glisser sur ton sein, une ombre câline.
Mais je n’ai pas ce talent et me dois de faire silence.
Je reste là, assis, un vieux fauteuil pour témoin.
Je te regarde.
Non ! Je te découvre, belle, rêvant de n’être qu’un instant, un bref instant,
Ce frisson de plaisir complice de tes songes.

Rêves ou réalité ?
Il y a dans nos souvenirs enfouis,
Cette réalité d’un rêve ou le rêve d’une réalité
Nous n’avons pas à chercher à dissocier l’un de l’autre
Mais, gardons les quelque part, ou leur innocence sera préservée.
N’être qu’un instant ! Ce bref instant ou l’intensité n’est plus palpable,
Ou l’émotion pourrait arrêter un cœur de battre.
Ou le monde est autre, parce que l’autre !

Vincent

En mon jardin.

Il n’y a pas de beaux jardins, mais de bons jardiniers !
Le vénérable.


En mon jardin.


Une ballade en un jardin,
A la recherche d’un instant,
A voler…
Non ! A savourer !
Comme le fruit d’un pays lointain,
D’une île du levant.
Sans perdre la raison,
Mes pas glissent
Entre les mots, les couleurs.
Surpris, par le sourire d’un lys,
M’offrant la naissance d’une saison,
A la douce et tendre chaleur,
J’arpente des allées aux saveurs aériennes,
Où flottent des images païennes,
Ombres d’amants enlacés,
Sur d’improbables plages ensoleillées.


Une ballade en un jardin,
A la recherche d’un regard,
A croiser…
Non ! A aimer !
Doucement, comme monte une ferveur.
Teintée de cette étrange frayeur,
De la perdre de vue,
De ne pas avoir su !
Dans le secret du jour,
M’avancer vers elle,
Et dans l’alcôve tiède de l’amour,
Lui caresser les ailes.
Que ne puis-je être jardinier,
De roses sang, la combler,
Pour ne la voir que passer,
Au beau milieu des mes pensées.

Vincent

De l’air……!!

De l’air !

J’en peux plus,
De ne plus rêver !
J’ai besoin de respirer,
Un air, ou les mots sont bleus,
Où, les sourires sont heureux.
J’en peux plus,
De marcher dans les rues,
Croisant des visages de façades,
Aux yeux vides, au regard tordu.
J’en peux plus,
De ces idéaux fades,
Où, l’on demande tout à Dieu,
Et rien aux hommes.
Je ne croquerais plus cette pomme.
Au nom de Satan, au nom de Dieu,
Mais au nom de la vie !
Celle qui pleure, celle qui vit !
J’en peux plus,
D’attendre,
Ce grand soir qui n’arrive pas.
J’ne verrai pas l’Amérique,
Nager, çà ne m’intéresse pas
J’en peux plus,
De ce tube cathodique,
De ces vedettes sans talents,
Pleurant la misère des gens,
Pour un point d’audimat,
Le tout sans sauce tomates.

Je n’ai qu’un « au revoir »,
A t’offrir pour tout espoir,
Je m’en vais, dés ce soir,
Ma vie change de trottoir.

Vient !
J’emmène ton désespoir
De l’autre coté du couloir.
T’a pas besoin de bagages,
On s’habillera de nuages,
Vient !
On écrira des chansons,
Des mots d’amour polissons,
Des refrains sans prétentions
Mais, bourrés d’affection.
Vient !
On construira des châteaux
Pour les vilains, pour les « pas beaux » !
On la fera notre révolution,
A coup de tendresse et de passion.
Vient !
Je t’apprendrai à marcher sur l’eau,
A voler avec les oiseaux.
Je te ferai la cour,
Comme un jeune troubadour.
Chaque rime, chaque ritournelle,
Te dira, que tu es belle !

Je n’ai qu’un « au revoir »,
A t’offrir pour tout espoir,
Vient ! ne me laisse pas en hiver
Je t’attends dans ton univers.

Vincent

Sans témoins.

Sans témoins.


Juste au bout de la rue,

Dans un regard perdu,

Où passent les saisons,

Elle cherche l’horizon.

Des larmes glissantes,

En un silence intime

Rivière rugissante,

Frôlant les abîmes.

Dessinent sur son visage,

Le reflet d’une autre page.


Elle marche lentement,

Le pas sans avenir,

Ignorant les passants,

Leurs mots, leurs rires.

Elle voyage d’image en image

Aux couleurs fanées,

Aux arbres sans feuillages

Aux émotions condamnées.


Elle erre, parfois, en illusions,

Où chantaient les prévenances

D’une autre passion,

Quand son corps en complaisance,

S’exposait aux désirs,

Aux tentations d’inconnus plaisirs.


Tout cela en sa mémoire,

Comme la pluie sur le trottoir,

Ruisselle et part au loin

Sans se retourner, sans témoins.

Vincent

Si vous avez le temps ……


Si vous avez le temps !


Si vous avez le temps,
Prenez une saison,
Un automne frissonnant,
Ou un printemps hésitant.
Prenez-vous par la main,
Visiter leurs matins.
A travers des sentiers,
Parfois, bien mal aisée.


C’est si simple le bonheur
Que parfois, on en a peur !


Si vous avez le temps,
Sifflotez une chanson
Un air de toujours,
Un refrain plein d’amour.
Tant pis pour les fausses notes,
Elles sont souvent rigolotes,
Attachées aux souvenirs,
D’un baiser ou d’un rire.


C’est si simple le bonheur
Que parfois, on en a peur !


Si vous avez le temps,
Sans choisir le rayon,
Tournez doucement les pages,
D’un grand livre sans images.
Des mots, imaginaires
Sortis d’un étrange dictionnaire,
Vous mèneront, au-delà du présent,
Vous aurez alors, tous les talents.


C’est si simple le bonheur
Que parfois, on en a peur !


Si vous avez le temps,
Laissez vous aller !
Laissez vous rêver !
Oublier votre fierté,
Sous une pluie de désirs,
A construire l’avenir.
Redevenir un instant,
L’enfant du vent,


C’est si simple le bonheur
Pourquoi en avoir, si peur ?


Auriez-vous peur,
De ces petits bonheurs ?
Oh ! Pardon, je vous ai dérangé,
Je vous prie de m’en excuser !

Pourtant,
Si vous aviez le temps……. !
Mais, peut être, n’en avez vous pas ?


Vincent

( peinture « le sens du temps » Maryc)

Sans autre vérité

Sans autre vérité.


Faut il presser le pas, en mots partagés,

Pour une rime rêvée, à l’horizon éloignée ?

De l’impatience aux émotions troublées,

En apprentissage attentif, la dompter.


Dans nos regards tristes et façonnés,

S’invite, parfois, une lueur rebelle.

Trop souvent, sans égards, étouffée,

Sans cette question, qui est elle ?


En nos intimes s’amoncellent,

De silencieuses ritournelles,

Des complaintes fanées

Que même le présent ne peut oublier !


Oh ! Tant de voyages refoulés,

Tant de saisons inexplorées,

De lettres jaunissant,

A la lecture cruelle du temps.


Devons nous croire au culte de l’interdit,

Où s’affrontent malaises et non-dits,

Enfermant nos inaudibles souffrances,

Pour ne survivre qu’en apparences ?


On ne peut bâtir sur l’illusion,

Notre logis n’en aura aucunes finitions.

La véritable paix infinie, au-delà de la foi

Se crée, naturellement dans l’oubli de soi.


Il nous reste tant de matins,

A regarder grandir.

Il nous reste tant de chemins,

Pour construire nos devenirs.


Quand les chaînes de l’importance de soi,

Se brisent et quittent votre toit.

Il a dans la loi de l’existence,

Une harmonie à apprendre en évidence.


Alors la liberté entre en nos consciences,

Et tout se lie en confiance,

Dans ce respect de la vraie humilité,

En la nature sans autre vérité.



Vincent

En la bruine mélée .

En la bruine mêlée.

Je me suis planté là, devant cette masse d’eau,
Et ces vagues roulant sans jamais de repos.
Le vent, en brèves rafales, cherche la terre,
Amenant du large ses étranges mystères.

Des rochers aux algues brunes posées,
Affrontent, intrépides, les flots déchainés.
Un vol de goélands élégants et pressés
Se jouent de l’air en la bruine mêlée.

Sur le sable, parsemé de galets arrondis,
Quelques silhouettes, s’attardent, respirant l’air d’ici.
Un chien un peu fou, envole des escadrilles de mouettes
Leurs cris en rires, le silence fouettent.

A l’horizon, là où commence le ciel,
Un bateau part, docile, au-delà du monde.
Le soleil teinte les nuages de rouge et de miel,
Ne laissant en surface, que reflets et ombres.

Immobile au sommet de la dune,
J’attends le levé de la lune.
La nuit se part de milliers de paillettes,
Comme une belle se glissant en sa robe de fête.

Gavé d’images en mon intime gardées,
De cette lumière en mon cœur enfermée,
Je reprends, sans hâte, le chemin de ma chaumière.
A l’océan majestueux et fier,
Me retournant une dernière fois,
J’offre ces mots « Mon ami, j’ai tant besoin de toi ! »

Il y a des moments privilégiés,
Où s’attarde le temps.
Il vagabonde, se hasarde au bout d’un été,
Saupoudrant de rêve les yeux d’un passant.

Il y a, dans l’imperceptible,
De ces liens invisibles,
Où la raison ne cherche plus le sens,
Mais juste à nourrir ses sens.

Il y a l’océan, moi, et juste une émotion,
Unique, humble aux portes de la passion !

Vincent

Au levé.

Au levé.

Elle s’éveilla, doucement,
Le soleil, tendrement,
Lui offrit un sourire.
Elle avait un peu froid,
Le feu n’avait plus de bois.
Dessous les draps en bataille,
Son corps un peu trop sage,
Voulait encore dormir.
C’était le temps des semailles,
Il lui fallait avant les nuages,
Enfanter les champs,
A la volée, en chantant.

Le parquet craquait
Sous ses pas feutrés.
Dans la maisonnée assoupie,
On entendait respirer le silence,
Même le coq sommeillait, encore.
De l’eau, dans une vasque de porcelaine,
Quelques gouttes d’un parfum choisi
Versées, sans bruit, avec élégance,
Elle noua ses cheveux avec un bout de laine.
Sous sa chemise de dentelles,
Sa peau frissonnait.
Elle fit glisser les fines bretelles,
Et en une lente caresse,
Son vêtement tomba en paresse,
Accentuant le frisson plus encore.

Son reflet en la glace apparu.
Regard curieux sur son corps nu,
Elle parcourra ses courbes,
En tendres et douces prévenances.
Sur le galbe parfait de ses seins,
S’attardèrent, un instant, ses mains.
Fermant les yeux, une chaleur lointaine,
La souvenance d’une nuit à perdre haleine.
Elle fit sa toilette avec minutie,
Laissant une perle d’eau voguait sur son épiderme,
En un voyage sinueux, le plancher pour son terme.

En l’armoire aux portes lourdes et grinçantes,
Elle choisit, d’abord, ses dessous.
Une culotte mauve aux broderies indécentes,
Épousa son intime comme un amant jaloux.
Des bonnets de même teneur,
Emprisonnèrent, en soie, sa poitrine.
Cette coquetterie, il fallait la cacher.
Un large jupon brodé, le fit sur l’heure.
Une jupe noire aux rayures fines,
Recouvrit, avec charme, ce jardin secret.
Un corsage coloré, rouge, orangé
Fila du poignet à l’épaule,
Comme l’on pose une étole.
Des boutons alignés, fermés l’un après l’autre,
Non pas jusqu’au dernier,
Pour un regard de l’autre.
La toile grossière de son tablier,
Enveloppa le tout,
Comme un désir que l’on cache à vous !

Vincent

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