Archives pour septembre, 2010

Avis de recherche.

Avis de recherche


J’ai perdu mes rêves, au coin de la rue,
Un jour de semaine, par un temps de pluie.
J’ai perdu mes rêves, au bord de l’ennui
Malgré mes appels, ils ont disparus
J’ai perdu mes reves, et serai votre obligé,
De me faire signe, si vous les rencontrez.

Ils sont,
Bleus, comme le ciel d’un bel été
Comme les yeux de mon aimée !
Ils sont,
Tendres à croquer
Paresseux à souhait
Ils sont,
Une caresse , pas trés sage,
Un autre matin , un autre rivage.
Ils sont,
Fous, oui ! Fous d’amour et de vie
Comme un soleil en pleine nuit
Ils sont,
Rieurs, braillards, comme des enfants,
Innocents, flamboyants adolescents !
Ils sont,
Une musique, une chanson,
Un piano bar, un violon,
Ils sont,
Quelques mots échangés
Le sourire d’un étranger
Ils sont,
Des pays, des mondes imaginaires
Des jardins extraordinaires.
Ils sont,
Un avenir à inventer
Un présent à transformer

Ils sont,
Ils seront ce que vous voudrez
Mais dépêchez-vous de les trouver !

Vincent

Ce que je suis, ce que j’étais….

Ce que je suis, ce que j’étais…………….

Ma mémoire s’efface,
S’estompent, doucement les traces,
Comme un demain détruit,
Quand ne vient pas l’été.
Ce que je suis,
Ce que j’étais,
Tous ces étranges hasards,
N’ont plus de quai de gare.

Le temps s’évapore.
Me regarde et se retire !
Le présent ne fait plus l’effort,
De construire un souvenir.
S’invitent des visages,
Dans un dédale d’images,
Où le faux nie le vrai,
Où il n’ y a plus de vérités !

Quelques mots se rangent, incompris,
Sur un bout de papier,
Phrases désordonnées,
Dernières tortures de l’esprit.
Soudain, une larme,
Venue de nul part,
En la violence d’un drame,
Hurle un pourquoi…. trop tard!

Je m’enfonce, lentement.
Je ne sais où je vais,
Peu importe, je serai absent,
Je ne suis pas inquiet.
Par moment, j’ai peur
De ce voyage à contre cœur,
Cela devient rare,
La peur n’a que faire d’un vieux fêtard.

Mon corps s’oublie,
Lui aussi !
Il s’abandonne au tumulte,
Comme une dernière lutte.
Je vais mourir demain,
Mais, ne le saurai pas !
Je ne sais plus courir,
A quoi bon?…. vaut mieux partir !

Vincent

Aux bords de l’eau .


Aux bords de l’eau…

………..Le dimanche, à la guinguette
Aux bords de l’eau, on allait danser.
On s’faisait beau, dés le matin
En mettant sa belle casquette.
Un peu de coin, pour faire le malin…………

Ils étaient vingt, ils étaient cent !
Le poing fermé, le cœur battant,
Prés à lever la terre entière
Pour, enfin vaincre la misère.
Ils étaient vingt, ils étaient cent !
Presque encore des enfants
Osant rêver un idéal,
Pour peindre le ciel un peu moins pale

Ils étaient vingt, ils étaient cent !
Le regard vers l’horizon,
Le sourire aux bords des lèvres,
Ils sortaient, tous des ténèbres.
Leur musique, leurs chansons,
Comme un violent coup de vent,
Chassa les nuages noirs
Pour que brille, enfin, l’espoir !

………….En chantant, on prenait le train,
En roulant « des mécaniques ! »
On n’était pas bien méchant,
On était des simples « gens » !
Peut être de drôles de loustics,
Qui pour un air d’accordéon,
Faisaient les fanfarons……..

Ils étaient vingt, ils étaient cent !
Ces derniers et fiers combattants.
La vérité en bandoulières,
La compassion en cartouchières,
Les mots pour seule barricade,
Ultime bravade,
D’un monde se donnant peu de peine,
Pour honorer la haine.

Ils étaient vingt, ils étaient cent !
Sans armes que leur sang,
Qui, par un matin de grisaille,
Offrir à la mitraille,
Leurs jeunesses,
Leurs détresses !
Pour une révolution,
Et quelques heures d’illusions.

il y a toujours quelque part,
aux bords de l’eau, sur le pavé du hasard,
Un chiffon qui s’agite.
il y a toujours quelque part,
ce flamboyant étendard,
Celui des gueux, des  » sans mérite «
Comme un temps des cerises,
Que tant d’autres méprisent !

Ils étaient vingt, ils étaient cent !
L’humilité était leurs armes,
L’humanité était leur drame !
Ils sont vingt, ils sont cent,
Dans l’innocence de leurs printemps,
Ils seront debout, malgré le vent.
Pour oser et oser encore,
La liberté et son décor!

Vincent

( Photo Henri Cartier Bresson )

Eternité .

« C’est au plus haut d’une montagne, au bord d’un monde éclaté que m’apparue l’éternité. Humblement, je lui dis : Prend moi dans tes bras à jamais ! »
Philippe de Frémontpré
(Au-delà de l’innocence)


Éternité.

Quand le ciel veillera nos doux avenirs,
Craquelés par les larmes et mots d’amour,

Quand le temps n’osera plus, en tendres caresses,
Imaginé le soir nos trop vieux souvenirs,

Quand en longue promenade, au fil d’un jour,
Aux heures passées en fatigantes paresses,

Quand l’amertume fleurira l’horizon,
De couleurs fanées aux saveurs d’oraison,

Quand les plaies d’anciennes passions,
Sécheront aux vents de la déraison,

Quand le silence se nourrira de cruelles habitudes,
Laissées en pâture à de fausses certitudes,

Quand l’esprit portera aux nues,
Les mots usés d’une triste vertu,

Quand le verbe ouvrira les portes de la nuit,
Narrant, sans se lasser, la tempête et la pluie,

Quand les rêves endormiront l’absence,
D’ambitions oubliées au bord d’une apparence,

Quand paré, d’une fanfaronnante expérience,
J’avouerai, sans faille, mon ignorance

Quand le soleil oubliera de chauffer ma carcasse,
Mon cœur épuisé n’étant plus que glace,

Quand mon regard au loin sur la mer,
N’inventera plus d’îles ni de terres,

Quand mes erreurs, en meute rassemblées,
A coups de griffes, maudiront mon passé,

Quand tout cela et tant d’autres choses,
Sera venu le moment, où je me pose.
Je resterai là, aux bords de l’humanité
Les yeux perdus dans l’éternité !

Vincent

Seule ? Pas vraiment …!

Seule ? Pas vraiment ….!


Elle a, dans son regard,
Tous ses rêves d’enfance,
Teintés de cette belle innocence,
Du premier sentiment,
Du premier amant.

Elle a, dans les yeux,
Ce combat, cette rage,
Chassant tous les nuages,
De l’idiotie, de l’ignorance,
De la haine, de l’intolérance.

Elle a, dans le cœur,
Des souvenirs perdus,
Au fond de sa mémoire,
Ou, il n’y plus d’histoire.
Mais, des heures déçues,
A attendre une miette de bonheur

Elle a, un ventre orphelin,
Qu’elle regarde chaque matin,
Imaginant ces petits pieds,
Dedans son être arrondi,
La faire femme, la faire vie !
Pourquoi, pourquoi ? A t elle crié !

Elle a, la solitude cachée,
Comme un camp retranché,
C’est sa seule arme,
Ce sont ses larmes,
Boucliers d’une vaine tendresse
Ne cherchant plus la sublime caresse.

Elle est là, prés de nous,,
Prête à nous tendre la main,
Prête à nous emmener vers demain
Elle ! Franchement ! Elle s’en fout !
C’est en te voyant sourire,
Qu’elle échappera au pire !

Je ne la nommerai pas !
Elle se reconnaîtra
Un peu timide, vraiment modeste,
Elle remplit sa vie, comme on grimpe l’Everest
C’est difficile de n’être que compassion !
En ce monde fait de déraison

Vincent

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