Archives pour novembre, 2010

Libérés.

Libérés.


De craindre les mots, on les murmure !

Enfermés dans des images de brume,

Leurs vertus se perdent aux confins du mépris.


Les questions se posent, s’imposent !

Interrogations sans réponses,

Interpellations sans échos !


Au travers les peurs, se faufilent les haines,

Une foire où se mêle les angoisses, la lâcheté,

Comme pour se dédouaner de nos ignorances


Pourtant, la sincérité existe, belle et pure,

Affrontant chaque jour, nos fourberies,

Sur de chemins essentiels et non éphémères.


A apprivoiser les mots, on les chante !

Libérés de nos étranges cages,

Ils dessinent nos libertés, nos vérités


Vincent

C’est un jardin……

C’est un jardin……


C’est un jardin,

Où pousse en bleu,

Des regards langoureux.

C’est un jardin,

Où s’embrasent les couleurs,

Qui réchauffent le cœur.

C’est un jardin,

Où la nuit se pose,

Et les étoiles s’exposent.

C’est un jardin,

Où demain est possible,

Là, il n’y a pas de cibles !

C’est un jardin,

Où s’endort la belette,

La fourmi faisant ses emplettes.

C’est un jardin,

Tout en promenade,

Main dans la main en balade

C’est un jardin,

Où les mots s’inventent,

Qu’il neige, qu’il vente !

C’est un jardin,

Aux mille questions,

En notes, en partitions.

C’est un jardin,

A contempler toute une vie,

Même, au delà de l’infini.

C’est un jardin,

Sans morte saison

Le refrain d’une chanson.

C’est un jardin,

Mais je n’en dirai pas plus,

Motus !

C’est un jardin,

Là, derrière la porte fermée,

C’est mon jardin secret !

Vincent

Paix interieur

De toutes les libertés, une seule est fondamentale,

Elle conditionne l’existence de toute autre liberté.


La liberté intérieure.

Nulle compassion sans cela !

Nulle force d’âme, nul amour , nulle sagesse !

Dans une conscience apaisée,

Le monde s’aborde, différemment.

Les louanges sont pour ce qui est accompli,

Pour l’autre et à cause de l’autre,

Et non pour flatter l’égo.

Les critiques fondées perçoivent

Les erreurs à modifier.

N’est il pas plus épanouissant,

De s’inquiéter de ce que je fais,

Plutôt que de ce que je suis ?

Le bonheur est à ce prix !

Comprendre l’acte bon,

Cet acte qui donne un sens,

Cet acte qui offre à notre réalité

L’adéquation avec soi,

Conduisant à la plénitude.

Donner à chaque instant,

La même valeur.

Il y a dans un rêve,

Comme dans un pas,

Autant à comprendre,

Autant à apprendre,

Autant à accomplir.

S’employer à exploiter les richesses

De la seconde qui vient,

Sans prétendre que le temps nous est acquis

Et que le tout sera pour demain.

Le contraire est une erreur !

La paix intérieure , n’est pas un accumulation,

D’émotions plaisantes ou de désirs,

Mais, humblement, faire le choix de l’autre

Dans les actes et dans l’esprit .

Vincent

Ces p’tits salopios

Ces p’tits salopios

J’ai croisé un enfant,

Au détour, d’un hasard,

Perdu dans le vent,

Il n’avait plus de regard.

Ventre vide,

Le cœur suicide,

il vivait de bricoles,

et sniffé de la colle !

Survivre ! Survivre !

Ivre ! Surtout ivre !

Oublier ces parents,

Qui pour un flot de vodka,

Lui ont lâché le bras.

Oublier les vivants,

Ceux qui nous ignorent,

Ceux qui abiment nos corps.

Oublier la Police,

Ces matraques qui s’acharnent

Et cette haine par la petit lucarne !

Oublier «  la chaude pisse »

Les poux et les cafards,

çà pue, dans nos corbillards !

Oublier de grandir,

Pour ne pas leurs ressembler,

Pour ne pas nous ressembler !

Des égouts de Moscou,

Aux favelas de Rio,

Il n’auront pas de «  joujou »

Ces p’tits salopios !

J’ai croisé un enfant,

Au détour, d’un hasard,

Perdu dans le vent,

Il n’avait plus de regard.

Vincent

Amant.

Amant

La solitude m’attend,
En maîtresse attentionnée.
Chaque jour, en silence,
Son ombre m’envahit.
Nous avons nos rituels,
Porte fermée,
Lumière tamisée,
Commence alors,
Une étreinte particulière.
Elle pénètre mon intime,
Bouscule mes pensées,
Apprivoisant le temps,
Pour que se confonde,
La clarté et l’obscurité.
Elle s’amuse de mes mots,
Griffonnés à la hâte,
De ces syllabes dessinées
Osant l’ignorer.

Je m’assoupie, parfois,
Et mes rêves l’affrontent.
Elle emplit, à la dérobée
Mes songes de tristesse,
Caressant mes regrets,
Ces habiles complices.
Elle s’acquitte de mes souffrances,
Et je l’emmène en imaginaire.
Terres fertiles,
Où le vent se joue des couleurs,
Où, le hasard s’excuse,
D’un brouillard, d’une éclaircie.
Nous conjuguons l’espace,
En jadis et demain,
En une sensualité singulière,
En une folie plurielle.

Vincent

Rêve !

«  Il n’y a pas de rêves sans humanité, ni d’humanité sans rêves ! »

Ph. De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Rêve !

Je n’ai pas de cadeaux,

Petit homme !

Pas de vélo,

Quand Noël résonne !

J’aimerai, pourtant,

A tes grands yeux d’enfant,

un présent t’offrir,

Juste pour un sourire !

Ferme les paupières,

Oublie ta colère,

Laisse mon rêve

T’emporter…………

Soudain, tombent les glaives,

S’apaisent les cœurs blessés.

Les larmes de maman

S’enfuient avec le vent,

Pour un cœur en farine

un rire en mandarine.

Papa, en promenade,

Entre neige et glissades

Te prend la main,

T’appelle «  son gamin » !

Je n’ai pas de cadeaux,

Petit homme !

Juste cette photo,

Quand Noël sonne !

Mon rêve est toujours là

Accroché à tes pas !

Vincent

Les aider !!!!

Les aider !

Les mots cherchent à comprendre.

Ils se teintent d’amertume,

Quand leur quête n’est que cendres.

Ils se colorent d’un soleil, sans brume,

Au chant d’une leçon à apprendre.

Au regard de cette simplicité,

Ils ont, en secret, bien d’autres vertus.

Il assemblent les cœurs, en un été,

Font baisser la tête au corrompus.

Ils fabriquent l’espoir

A syllabes nues,

Et déshérite le parvenu.

Ils s’oublient dans un tiroir,

En images jaunies d’une autre histoire.

Ils habillent l’infâme trottoir,

D’un manteau de «  je t’aime »

Douce chaleur atténuant la peine.

Ils dessinent un constat,

d’une vie, pas à pas,

Trouvent ce qui pardonne,

Le refrain que l’on chantonne.

Ils peignent à dessein,

La main noire du faux devin,

Osent la vérité,

Au pèlerin qui doutait.

Ils tranchent, il coupent,

Ils arrachent,

Tel une sanglante troupe,

d’un général potache.

Les mots cherchent à comprendre

Faut il leur reprocher

Où, humblement, prendre sa plume et les aider ?

Vincent

Les hypocrites.

Les hypocrites.


Des mots teintés de dévotion,

Une danse, tout en soumission,

Dénués de toute sincérité,

De toute parcelle de vérité

Sont le paravent de sentiments,

Un langage de faux semblants

D’émotions non dévoilés.

D’esprits torturés.

Ils ne font allégeance

Qu’aux flatteurs, courtisans

Et autres bonimenteurs,

Croyant, à tord,

Entrer dans la noblesse d’or,

Celle de la haute opinion,

Ne souffrant aucune convulsion

Baignant dans son jus d’auto-satisfaction,

De petits cerveaux en ébullition.

Ils ont leurs rites, leurs petites réunions,

A l’abri de la populace, de ses révolutions,

Ils complotent sans menaces,

Attirent le benêts dans la nasse.

Ils sourient au dehors,

Mais calculent encore,

Ils manipulent l’amitié,

Pour un profit de courtier.

Ils font mal, ils le savent !

De cette jouissance, ils en bavent.

Ils ont de petits plans,

Et prennent des gants.

Le paraître comme religion,

Un à un, ils poussent leurs pions

Ils se retrouvent en un coin sombre,

Pour peindre, en rires, les décombres!

Persuadés d’être l’élite,

Le soleil, non pas un satellite,

Ils adhérent à tous les racismes,

Sans état d’âme, sans formalisme,

Versant une larme s’il le faut

Sur le monde et ses bobos !

Il sont de tous les combats,

De gros œufs sous les bras,

Faciles dans la critique,

Mais sans la moindre éthique.

Même leurs actes bons,

Sont noirs comme du charbon,

Névrose obsessionnelle,

Quand on perd l’essentiel.

Je fais le tour de ma raison,

Pour répondre à cette question,

Pourquoi, pourquoi ,

Obéissent ils à cette loi ?

Vaine vanité,

Et cela, pour quelques deniers !!!

Vincent

Silhouette

Silhouette.

En promenade, le vent l’accompagne,

A quoi pense t elle, à quoi rêve t elle ?

Elle est si loin,

Loin de mon cœur chagrin !

Mes mots s’envolent,

Frôlant ses larmes, son sourire,

Elle est si loin,

Loin de ma solitude

Je déambule en cette image,

Lassé d’une distance assassine.

Pourtant, rien ne me détache,

De son visage aux milles tendresses,

De sa silhouette bien sage.

La brume changeante,

En vagues douces, frileuses,

S’amuse en ombres claires,

Dessinant un labyrinthe,

Où aimerait se perdre,

L’émotion d’un baiser.

Dans le ciel d’un jour fatigué,

Planent les étreintes devinées.

Celles, tout en pudeur,

D’une découverte amoureuse.

S’éloigne ce songe,

Pour quelques arabesques

Posées sur une page de carnet.

L’oubli n’existe pas !

Il va, au-delà, du large

Là-bas au bout de l’horizon.

Elle est si prêt,

Prêt de mon cœur aimant !

Mes mots s’envolent,

Chérissant ses larmes, son sourire,

Elle est si prêt,

Prêt, comme une certitude.

Vincent

Croyances

Croyances

Nos traces !

Sont elles si difficiles à laisser,

A suivre ?

Nos espoirs ne se forgent pas

Dans l’attente d’une réponse,

Venant d’un ailleurs inaccessible, improbable.

Elles se construisent sur les fondations

De nos questions.

Qu’est ce questionnement ininterrompu,

Intimiste, mais ouvert à l’esprit de l’autre ?

Ce n’est pas un propos «  casse –tête »

Mais une recherche d’un juste équilibre.

Une belle phrase pensez-vous ?

Oui ! Une certaine définition de la vie,

Ne peut être que jolie !

Au-delà, de cet aspect esthétique,

De ces mots dessinés,

Nos empreintes ont-elles une réalité,

Si, elles ne s’incrustent pas,

Dans l’essentielle humilité infinie,

Du choix de l’acte bon ?

Se borner à servir l’éphémère,

Par notre attitude égoïste ou servile,

Éloigne de nous, une réponse simple.

L’idée de l’immédiat façonne

D’étranges certitudes

Où se complaisent les maux du monde.

Il n’y a pas de plus beau chemin,

Que celui qui je joue des difficultés,

Sans détruire, sans honnir.

Médire, maudire autrui,

N’est ce pas être dans l’incapacité

D’affronter nos propres insuffisances ?

Ne laissons pas nos souffrances,

Devenir des croyances,

Surtout quand nous en sommes

Les seuls coupables !

Vincent

Haut de Page