Archives pour décembre, 2010

Au goût du finir

Au goût du finir


Tant d’autres nuits,

Tant d’autres rêves,

A l’infini,

Sans autre horizon,

Sans autre chanson,

Je n’ai plus de saison………..


Tu es partie !


Mes mots te cherchent,

Sur un bout de papier,

La table d’un café,

Les yeux sans hasards

Il se fait tard,

Tant d’autres nuits………..


Tu es partie !


Je dessine mes couleurs,

En noir et blanc,

Visage triste,

Cœur à l’abandon,

Un «  je t’aime » égaré,

Mes mots te cherchent…………


Tu es partie !


Je remonte le temps,

Affrontant les silences,

Murmures sans plaisirs,

Caresses éparpillées,

Comme tombe le pinceau,

Je dessine mes couleurs…………….


Tu es partie !


J’attends en ignorance,

Une image à écrire,

Au goût du finir,

Du plus jamais, du retenir.

En un étrange tic-tac

Je remonte le temps………..


Je suis parti !


Vincent

Au fond de nous-mêmes

Je dédie ce texte, à une personne, rencontrée il y a peu de temps qui s’instruit de sa souffrance, se laissant envahir par de fausses certitudes et un passé contrarié .


Au fond de nous-mêmes


Nous portons, tous, des chaines !

Prisonniers d’automatismes de nos pensées.

La nature, même de cette mécanique,

Nous aveugle et nous affecte.

Comment cela me direz vous ?

Le cheminement de nos pensées,

S’appuie sur nos réalités,

Construites en fonction de la distorsion de nos émotions.

Elles nous isolent et se répètent,

Allant vers l’obsédant,

Nous écartant, ainsi,

Non pas, de nos préoccupations premières,

Mais de nos préoccupations fondamentales,

Laissant le champ libre,

A l’attraction ou à la répulsion.

Il nous, alors, retrouver et comprendre,

Cette présence intime, simple et paisible,

Derrière l’écran de fumée,

De nos pensées éphémères.

Prêter attention à cela,

En conscience et en l’apprentissage de l’autre,

C’est entrevoir une autre réalité,

Qui calme nos tourments,

Et revivifie notre paix intérieure .

Vincent

Dix ans, à peine, soufflés.

Dix ans, à peine, soufflés


Un petit gars,

Aux dix ans, à peine, soufflés,

En une terre lointaine,

Sur la lande promène.

Ces pas s’amusent,

D’un cloche pieds,

D’une course folle,

Ignorant l’heure et calendrier.

Pour reprendre son souffle,

Il s’arrête, se couche sur l’herbe.

Les yeux perdus dans les nuages,

Il rêve !


Je ne veux pas grandir,

Prendre la route du mourir,

Porter les souffrances,

D’un monde d’apparences !

Je ne veux pas grandir,

Être craint, violent,

Sans vertus, indécent,

Je ne veux pas grandir,

Croire qu’en amant,

J’effacerai mes tourments.

Je ne veux pas grandir,

Oublier la misère,

Pour un peu d’or, pour une guerre.


Un petit gars,

Aux dix ans, à peine, soufflés,

En nature, évadé,

Dessine l’horizon,

Du bout de son doigt.

Ajoutant aux couleurs,

L’innocence d’un matin,

Les fables d’une brume,

L’imaginaire de sa tendresse.

Assis, à l’ombre d’un chêne,

Il rêve !


Je ne veux pas grandir,

Déserter ma grange, la paille,

Pour une rue morte, la grisaille.

Je ne veux pas grandir,

Et ne plus courir sous la pluie,

Voir les étoiles dans la nuit.

Je ne veux pas grandir,

Pour des matins sans chansons,

Des maisons avec plafonds

Garder mes bretelles,

Y accrocher mes ritournelles.


Vincent

Les yeux en nuages.

Les yeux en nuages


Il était une fois….

Oh ! Je ne sais plus, très bien, ma foi,

Ce soir, mes mots sont perturbés

Et se font rares sur le papier.

Les yeux en nuages,

Plus de murs, plus de pages,

Mais une chemin étonné

Où je ne sais, que chercher !

Une image, une phrase,

Soudain,vous écrase

Ébranle vos murailles,

Vous tord les entrailles

Entre vent et écume

Je pose ma plume,

Et mes larmes en chapelet,

Pardon, je dois hurlé !


Il étais une fois….

Oh ! J’en ai perdu la foi,

Ce soir, mes mots sont accablés

Et se font violence sur le papier

Les yeux en nuages,

J’imaginais un monde sage,

Abreuvé de sincérité,

Osant la belle vérité !

Une image idyllique,

Dans un livre fantastique.

Pauvre crédule,

D’un univers noctambule !

Entre mensonges et lâcheté

Je ne lâcherai pas ma plume

Si, il faut guerroyer,

Je n’abandonnerai pas mon porte-plume !

Vincent

Sans oublier…..

Sans oublier…..

Il me plait de garder en moi,

Ces souvenirs douloureux,

De sentir, à chaque minute,

Ce conflit en mon esprit.

Les oublier serait un affront à la vie,

Les oublier serait nier ce combat.

Ce combat et mon corps en témoigne,

Où, l’instant semble être dernier souffle,

Où le regard se perd dans l’inquiétude de l’autre !

Il me plait de garder en moi,

Ces images impossibles,

De voir, ces couleurs qui ricanent,

Et le noir s’imposer !

Dans ces couloirs de blanc revêtus,

L’horizon m’aveuglait,

Chaque pas était un défi.

C’était un bleu, un rouge, un jaune,

Taguer sur ces parois linéaires,

Qu’il me fallait, pour cause de survie,

Imaginer plus qu’en vrai !

Il me plait de garder en moi,

Ces silences infinis, ce calme trop secret.

Quand le jugement perd toute lucidité,

Et que la raison s’obstine à l’apitoiement.

On cherche, on cherche …

Du discernement au milieu de la bêtise,

De la compréhension dans le présent,

De l’intention dans le sentiment,

De l’invention dans la réflexion,

De la vivacité dans la volonté !

Il me plait de garder en moi,

Mon corps en portent les traces,

Ces souffrances aux bords de la mort,

Ces jours, où enfin je fus apaisé !

Vincent

Le rire du porc-épic.

Le rire du porc-épic.

Vous l’avez, déjà, entendu , au moins une fois,
Ce rire, cet étrange rire derrière la porte de bois ?
Rien avoir avec l’humour, le gage, la plaisanterie,
D’ailleurs, le son en est caractéristique.
Il peut être hautain, prestigieux de Grande Fourberie,
Où, sourd, caverneux, presque squelettique.
Dés qu’il devient perceptible, distinct, saisissable,
Il disparaît et se fond dans un milliard de grains de sable.

C’est un trait de caractère,
Vous l’avouerez, bien pervers !
Il a une face maline, sarcastique,
Et autre, de la plus belle des vertu !

Bizarre, pour un porc-épic !!!!

Entouré d’une cour des plus décousue,
Il transmet son savoir, ni trop, ni trop peu !
Il se vante, souvent d’avoir inventer le feu,
D’être, sans connaissances, un érudit,
Tel un Mandarin pompeux, qui, sans cesse vous sourit !
Il n’ose les débats,
Il déteste les combats !
Sa violence n’est que verbale,
A la hauteur de son «  trou de balle »
Il se moque, comme je pète,
Et ca pue, pas la violette !

Pardonner cette vulgarité,
Mais j’enrage, de ces leçons données.
C’est dans l’humilité devant la nature et les hommes,
Que chacune, chacun trouvera son royaume,
Et non dans la «  bobo-culture »,
Dans la «  média-ordures »
Qui saigne à blanc nos libertés,
Pour un rire moqueur et quelques deniers !

A tous ces porcs épics
Soyez, une fois, une seule fois, vrais et héroïque !

Vincent

La Dinde et le Paon.


La Dinde et le Paon.

Aux abords d’une basse cour,
Un paon cherchait une cour,
Non pas, quelques pavés pour y poser ses pattes,
Fines et délicates,
Mais, une foule de manants sans croix,
Dont, il voulait être Roi !

Il déploya son plumage,
Aux couleurs flamboyantes,
Se fendit de quelques bavardages,
De discours aux couleurs paysannes,
Aux rimes bien pensantes,
Aux voyelles courtisanes.
Nombre de volatiles attirés
Par ce tapage orchestré,
S’extasièrent d’une telle beauté,
De ces flatteries de qualités
.
Ecartant, bien vite, toutes menaces,
Il se fit, au plus haut, une place.
Construisant son verbe en indispensable,
Ses avis comme irrévocables.
Une dinde bien dodue,
Aux atours convenus,
En première Dame se plaça,
Au couronnement donna le la !

Dés lors, les deux compères,
Avec d’hypocrites manières,
Finement, s’employèrent,
A mettre au pas la volière !
Drapés, d’ une fausse compassion,
C’est à la nuit tombée,
Qu’ils s’adonnent à leurs perversions.
Moqueries et rires éclatés,
Transpercent leurs sujets endormis,
Loin de rêver à ce vomis.
Ils ourdissent de mesquins complots,
Pour évincer « les pas beaux »,
Et faire de leurs certitudes,
De bien bonnes habitudes

Noël arriva !
Jour de fêtes, de grand repas,
Et la dinde, pour cela,
Due passer de vie à trépas.
Aux cris, d’avant le cou tranché,
Sa majesté tourna le nez !

Moralité :
On ne peut être l’ami d’un Roi,
Quand il se moque de toi !
Il n’aura nulles paroles,
Quand tu finiras à la casserole !

Vincent

Vincent

La galoche et l’escarpin.

La galoche et l’escarpin.

En des temps reculés,

Loin, de notre modernité,

Là où, nobles et nantis,

s’offraient le luxe d’un lit,

Où manants et ouvriers

Avaient la goutte au nez,

Allait sur les pavés glissants,

De la première messe et sa cloche,

Aux dernières vêpres, le soir tombant,

Une pauvre, mais audacieuse galoche.

Il est vrai, que pour casser une petite croute,

La semelle devait coller à la route.

Arpenter rues et ruelles,

En long et en travers,

Pour échapper aux habits verts,

Gens d’armes et hommes de police

Qui, sans mots, ni artifices,

Lient pour dix ans, vos mains à la pelle !

Au hasard d’un interdit,

Chose non écrite,

Mais au combien, dans mœurs ancrées,

Par nécessité, mais aussi par envie

Galoche s’invite,

Dans les quartiers des bien-nés.

On se retourne, on le toise,

On arbore son mépris,

On passe son ennui,

Comment ces manières grivoises,

Osent avec hardiesse,

Nous «  botter » les fesses ?

« Qu’elle prenne la porte,

Et ne nous importune plus de la sorte !

Pourquoi dit un escarpin ???!

Notre soie et nos satins,

Nous aveuglent ils,

Somme nous, comme Crusoé, seuls sur cette ile ?

Nos esprits éclairés,

N’ont ils, comme certitude,

Que les courts chemins de l’ habitude ?

Osons le pas mes amis !

Osons ce regard comme un défi !

Galoche au pied gauche, escarpin au pied droit,

Et si ensemble, nous avancions pour une fois ?

Vincent

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