Archives pour janvier, 2011

Les fringues de papier.

Les fringues de papier.


Il tenait des propos bizarres,

Sur le zinc du café de la gare.

Il parlait d’un autre temps,

Un temps, plein de printemps.

Autour de lui,

Des regards d’ennuis,

Le prenaient pour un fou,

Venant boire le coup !

Aux voyageurs pressés,

Il souriait !

Ils haussaient les épaules,

« Pauvre Guignol ! »

Pour certains,

Des petits malins,

Il n’avait pas de tenue,

Dans son vieux pardessus,

Ces folies à nu,

Sa haine, le mouchoir dessus.

Les cheveux en batailles,

Comme un soir de ripailles,

La barbe mal taillée,

Les doigts, à l’encre effacée,

Il n’était pas jeune premier,

Dans ses fringues de papier.


Par les vitres sales,

Çà puait la grisaille,

Pas cette odeur de paille,

Le matin, au soleil pale.

Les yeux dans ses rêves,

Il voyageait , sans trêve.

D’un pays flamboyant,

Où, l’humble sagesse,

Sourit à la détresse,

En la confiant aux vents.

A une douce contrée,

Étale d’un confiseur,

Où un silence étonné,

S’abreuve de couleurs.


Il fait si froid dehors !

Là-bas, au delà du port,

Là, où un soleil trop chaud,

Essaie d’atteindre l’eau,

Derrière cet horizon incertain,

Il y a quelque chose,

Il le sait, Il faut qu’il ose….

Poser son verre, un signe de la main,

Et disparaître,

Derrière la fenêtre !


Il tenait des propos bizarres,

Sur le zinc du café de la gare…………..

Vincent

Et puis, s’enfuit…….

Et puis, s’enfuit…….


J’attrape un moment,

Avec la lettre «  T »,

« T » comme tendresse,

Comme paresse.


Faut-il un alphabet,

Pour le garder prisonnier,

Au bord d’un souvenir,

Avec le « T » de tristesse ?


Juste un instant,

Un hasard impoli,

Taquinant la vie

Et puis s’enfuit…..


Entre les mains,

Un petit bonheur,

Un infini à deux,

Même, quand il pleut,

Même…..N’en parlons plus !


Partie, sans bagages,

Ma liberté en cage,

Plus de chemins,

Qu’une ronde sans fin !


J’attrape un moment,

Avec la lettre «  T »,

« T » comme trahison

Où, sans horizons !


Faut il un boulier,

Pour compter jusqu’à toi ?

Debout au tableau noir,

J’additionne, additionne encore !


Sans autres calculs,

Captif dans ma bulle,

J’orchestre en soustractions,

Un cœur en perdition.


Juste un instant,

Un hasard impoli,

Taquinant la vie

Et puis s’enfuit…..


Vincent

Mes amours du soir.

Mes amours du soir.


Mes amours du soir,

Rêvent jusqu’à très tard,

En couleurs de l’encre,

Laissés sur le papier.

Dans tes yeux lointain,

Dessinent les images,

D’une ballade en bleu,

Aux bord de tes yeux,

Aux bord de ton cœur.


Mes amours du soir,

Mots inventés,

Au clair d’une journée,

S’enlacent dans le noir.

Un livre à la main,

Des phrases envolées,

En messages parfumés,

Inondent à la ronde,

Des pages endormies.


Mes amours du soir,

Portent ton nom,

En refrain d’une chanson,

Aux milles violons.

Cette douce mélodie,

Te rejoint dans la nuit,

Sur les ailes du vent,

Caressant ton visage,

De baisers en songes.


Mes amours du soir,

Pur secret,

D’un portrait caché,

Au milieu d’un carnet.

Rires en souvenir,

Ta main en avenir,

Conduisant sans peur,

Vers un petit bonheur,

Emmitouflé, pudique,

A nous seuls révélé !


Vincent

Étrange notion !

Étrange notion !

Il est, un moment, où se propose à notre réflexion,
Parfois, en confrontation, une étrange notion.

Le pardon !

Qu’il s’adresse à soi ou à autrui,
Une question se pose : quel pardon ?

L’absolution, où se mêle une indéfinissable indulgence,
Comme une ambiguïté menant à une forme d’approbation,
Est une attitude perfide, dessinant,
La certitude d’une continuité du mal fait à l’autre !

La rancune en devient perpétuelle,
Ouvrant la porte à la haine, à de nouvelles souffrances.
Beaucoup tombe dans ce piège,
Polluant leur libre arbitre, leur intime liberté.

L’acte du pardon doit donner la possibilité du changement.
Hors cela, les chemins ne sont que désespoir et erreurs.

L’indulgence, qui au travers du pardon, est donné
Aux fautes passées, ne peut se suffire à elle-même,,
Si elle ne s’accompagne pas d’une intime et réelle transformation.

Cette transformation est l’acte, permettant de ne pas se renouveler,
Dans le fautif, mais surtout prouver l’existence fondamentale
De la bonté de l’être !
C’est ainsi, que l’esprit apaisé, le sort de l’autre paraîtra essentiel
A notre épanouissement personnel.

Vincent

J’passe la main !

J’passe la main !


C’était un matin,

Un matin , de rien,

Une heure ordinaire

Juste un frisson dans l’air.

Le ciel hésitait,

Entre noir et clarté,

Les nuages s’étiraient,

Encore mal réveillés.

Ici où là une lumière,

Témoin d’une cafetière,

S’impatientait, en clignotant,

Comme pour dire «  il est temps! »


Je vais mourir !

Là, rien d’extraordinaire,

Je ferme mon avenir,

Demande au vent de se taire,

Je veux entendre mon souffle,

Et ainsi, terminer la boucle.


C’était un matin,

Un matin de rien,

Une heure ordinaire,

Juste un frisson dans l’air.

Ne faites pas d’ sentiments,

Ni de larmes, ni d’ tourments,

J’ ai rien appris,

Où, alors, j’ai mal compris !

Je pose mes lunettes,

Et le flou dans les mirettes,

J’affronte chaque minute,

En paix, sans luttes !

J’suis un groggy d’la vie,

Qui, soudain, s’enfuit !


Je vais mourir !

Là, rien d’extraordinaire,

Déjà, l »instant n’est plus présent,

« Je n’ai rien à t’apporter,

j’ fous le camp …! »

Me dit-il, en s’éloignant.


C’était un matin,

Un matin de rien,

Une heure ordinaire,

Juste un frisson dans l’air.

J’aimerai un grand feu,

Dans un passé creux,

Pour y bruler, sans regrets,

Ces images blessées,

Ces paysages perdus,

Ces couleurs aux rebuts.

Le cœur en jachère,

Rien n’ fleurit sur ce parterre !


Je vais mourir !

Sans chagrins,

Mon corps m’a trahi,

Depuis l’temps que j’le supplie,

Il m’a dit ; «  c’est fini ! »

Aller, Adieu ! , j’passe la main !!


C’était un matin,

Un matin de rien,

Une heure ordinaire,

Juste un frisson dans l’air.

J’vais pas dire «  j’aurai voulu..! »

Cà s’rait s’fouttre de mon cul !

J’ai cramé bien des sourires,

Envié, tant de soupirs,

Et là, j’suis comme un con,

J’ose, meme pas demander pardon !

Pour qui, pour quoi ?

A quoi bon !!!

Ce que j’ai fais,

J’l’ai fait…..

Sans haines, c’est p’etre dérisoire,

Mais çà mérite «  un coup à boire » !


Bon aller, faut qu’j ‘y aille !
J’crois avoir une place dans un autre bercail,
Pas sur ……………!!!
Une chose avant d’partir,
N’oublier pas ! Y a u monde à guérir !
J’vous laisse le plus dur ! !


Vincent

Les murs.

Les murs.

Bien des murs, ne sont pas de briques et de ciment.
Maçonnés de nos souffrances, de nos tourments,
Ils s’érigent en forteresse imprenable,
Impardonnable !
L’espoir s’y fane,
En certitudes profanes.
L’horizon sans promesses,
Aux nuages grossis de nos faiblesses,
Où se dessinent nos peurs,
Est une permanence,
Sans alternance.

Bien des murs, ne sont pas de briques et de ciment.
Façonnés de fausses vérités,
En leur illusoire protection,
En leurs ennuyeuses processions,
S’écrivent d’étranges et absurdes réalités.
La haine se propage,
En une encre venin à chaque page.
L’aube aux ombres grises,
Dévoilent des silhouettes soumises,
Errant sans connaissance,
Et nulle bienveillance.

Pourtant, à bien y regarder,
Beaucoup de ces murs sont lézardés.
Bon nombre de ces fissures,
Invisibles à nos figures,
Mais, présentes en nos consciences,
Sont bien loin de toutes sciences.
Elles sont la quête de quelque chose,
Un autre chose,
Qui n’existe pas sous de nouveaux toits,
Puisqu’il ne peut être que : Soi !

Vincent

Quelques mots………


Quelques mots………

Avec ces quelques mots,
Ramassés au bord de ton cœur,
J’ai construit un bateau,
Il part sur l’heure.
Pour pays lointain,
Où je ne lâcherai plus ta main,
Quand le ciel en orage,
Voudras tourner la page….

Petite fille,
Au feu de ces brindilles,
Je dessine l’horizon,
Sur les voiles de ma chanson.

Au clair de son regard,
J’ai semé un hasard,
Moissonné, tant de sourires,
Tant de roses à fleurir,
Ce jardin s’était le tien,
Aux couleurs d’un rien,
Quand le ciel, d’un autre bleu,
Semblait, si pale, à tes yeux….

Petite fille,
Au feu de ces brindilles,
Je polie la terre brune,
T’offrant un reflet de lune.

Avec ton souvenir,
Le meilleure et le pire,
j’ai écris un poème,
Commençant par je t’aime,
Une rêve d’innocence,
Un songe d’espérance,
Confié au vent,
Pour qu’il t’invente un printemps…..

Petite fille,
Mon aimée,
Sous les cieux étoilés,
Je m’endors, à jamais,
Le sort, un peu distrait,
Ne m’emmènera pas vers l’été .

A l’écho de mon souffle,
Ne restera que ta voix,
Ainsi la grande boucle,
Se fermera,
Sur quelques mots de toi !
Juste, pour ce dernier pas !

Vincent

Le « qu’en dira-t-on »

Le « qu’en dira-t-on »

Une image, une vitrine,
De quoi me direz vous ?
De notre ego !

Par craintes, nous accordons,
Un vrai pouvoir, aux louanges et critiques,
Que le vent, l’écho, les illusions,
Amènent aux portes de nos esprits.
Nous n’avons de cesse,
Que de briquer nos reflets,
De peur d’apparaître différent,
Mais au sortir d’une juste analyse,
Changent elles ce que nous sommes ?

L’homme n’est rien,
Sans la vertu, qui par lui,
Résonne au monde.
Il faut louer l’acte bon,
Exprimé par le geste,
Et non le corps le dessinant.
La critique fondée,
Est une leçon.
Un profit corrigeant nos erreurs,
Réparant nos fautes.
La critique non fondée,
Doit être simplement,
Jetée au panier.
De là, découle la sérénité.
On ne peut avoir conscience,
Du juste et intime équilibre,
Qu’en étant, sincèrement,
Concerné par le sort de l’autre,
Et par là même,
De notre propre épanouissement.
C’est dans cette attitude,
Que nous ne serons plus,
Vulnérables,
Assoiffés de louanges,
Craintifs face aux critiques.

Là, réside une grande liberté !

Vincent

Un matin ordinaire.

Un matin ordinaire.

Cœur à l’envers,
Horizon sans repères,
Nuit sans étoiles,
Sans couleurs sur la toile,
Un peu perdue,
Juste au coin de la rue,
Elle cherche une gare,
Un sourire, un hasard.

On ne peut dire qu’elle est belle,
Cheveux aux vents , en bout de ficelle,
Elle a la peau pain d’épices,
Quand sur sa joue se glisse,
Le souvenir transparent,
D’un autre jour, d’un autre temps !
Elle est en élégance,
Discrète en apparences,
Mais, en pays ensoleillé,
De son charme particulier,
Tant d’esprits, elle enivrait !
Un matin ordinaire,
Où le ciel à peine clair,
Offrait à la vie,
Les secrets de la nuit.
Un matin pluvieux et froid,
Là-haut, sous les toits,
Elle était seule, endormie,
Au milieu du grand lit,
Où le monde s’était inventé,
Sans autre forme de mensonges,
Du bout d’un mot,
Du bout d’un songe.
Elle n’ose, même pas, un cri,
Gardant en son âme,
Le merveilleux et le beau,
Laissant la lâcheté à l’infâme.

Cœur à l’envers,
Horizon sans repères,
Nuit sans étoiles,
Sans couleurs sur la toile,
Un peu perdue,
Juste au coin de la rue,
Elle cherche une gare,
Un sourire, un hasard.

Vincent

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