Archives pour février, 2011

Saint EGO.

Saint EGO !


Je suis votre ego !

Indissociable identité

Attaché à votre personne,

Pour le meilleure, pour le pire !


Je siège au plus profond,

De votre être.

Il est, donc, superflu,

De me juger, de me diagnostiquer,

De m’examiner !!!

Je vous suis indispensable !

Me satisfaire, me nourrir à l’obésité,

Est votre garantie pour le bonheur !

En contre partie je vous offrirai,

Gratuitement,

Une confiance factice,

Et quelques attributs éphémères

Tels que succès, brio intellectuel,

Pouvoir peut être …..

Enfin toutes ces petites choses,

Qui ne sont qu’image !!!!


Quoiqu’il arrive,

Je serai rassasié de vos triomphes,

Et en cas d’échecs, m’érigeant

En victime, ma subsistance est assurée !

Je ne peux pas tout faire.

Vous serez soumis à d’intenses émotions,

Vulnérable à l’opinion d’autrui ,

Et incapable d’accepter,

Au plus profond de vous,

le flot incessant des circonstances de la vie !


Bref, je ne suis qu’un concept,

Sans aucune réalité !

Et le plus marrant, dans cette histoire,

C’est que je vous laisse

En complet déséquilibre,

Après vous avoir persuadé

Que je suis votre identité fondamentale,

Vous rendant, ainsi, perplexe sur mon existence,

Au cas où vous auriez un doute !


Mon attention est uniquement, dirigé

Vers moi même !

Plus vous souffrez, plus je m’affirme,

Plus, vous êtes proche du saint des saints,

Plus je me goinfre !

Je vous tiendrez en respect,

Par un vague sentiment d’insécurité.


Un chose encore,

Faites provisions de cachets pour la tête,

Car les émotions de conflits vont être légion !

Avec moi, vous passerez de l’adulé à l’offensé,

Du fréquentable à l’ignoré.


L’imagination a créé l’égo !

Nous croyons, sans équivoque,

Qu’il habite en nous, fait partie de nous,

Qu’il est, en quelque sorte,

Le prolongement identitaire de notre esprit.


Il n’est qu’un dysfonctionnement,

Nous laissant, à multiples reprises,

Dans l’illusion.


Si nous ouvrons les yeux,

Si nous ouvrons notre conscience,

Très vite, nous constatons, l’imposture,

L’emprise de l’ego sur

Toute construction mentale,

Allant de l’émotion au raisonnement,

Et de l’ego à l’ego,

Car, pour lui même, il pratique

L’auto suggestion , l’auto suffisance.


Nous sommes tous terrorisé,

A l’idée qu’il ne fasse plus partie de nous.

C’est s’arracher le cœur, l’âme,

Une partie vitale de notre être.

Rien que cette pensée fait frémir !

Pourtant, une illusion n’est pas un membre,

N’est le sang dans nos veines .

Elle n’existe que par l’auto persuasion.

Ce phénomène « étrange »que l’on appelle

Une erreur !


Car chose paradoxale,

La seule qualité naturelle reposant,

sur l’absence d’égo est la confiance en soi,

Menant à une réelle liberté intérieure,

A un réel sentiment altruiste d’ouverture

Aux êtres et aux choses.


C’est un nouvel état d’être,

Comme jeter un pont entre

Notre intime profond et le quotidien.

Ne plus être aux petits soins pour notre égo,

Mais à l’écoute de nos interrogations personnelles,

Et donner un sens autre à notre quête,

Qui, pour chacun est différente,

Mais, pour tous, fondamentale.


Vincent

Je m’en voyages…

Je m’en voyages…


Le ciel disparaît,

Inventant une autre couleur.

Au delà, de ben des peurs,

Les yeux, doucement, fermés…


Je m’en voyages,

Au dessus des nuages,

Je m’en voyages,

Sans équipages.


En compagnon, le silence,

Offre la patience,

D’un esprit apaisé,

Où le souffle lent, discret,

Se joue du temps,

Des rimes, des mots blessants.


Je m’en voyages,

En surprise d’une page,

Je m’en voyages,

L’âme, le cœur en bagages.


C’est en chagrins,

Qu’il me faut aller,

Laissant, en festins,

Colères, en ombres dessinées.


Si les questions s’approprient les réponses,

Sans oser le doute, la réflexion,

La vie, comme la ronce,

Douloureux méandres, torturée en affection,

N’aura, en son errance,

Qu’abimes de souffrances.


Je m’en voyages,

Les pensées, un peu plus sages,

Je m’en voyages,

Derrière moi, la cage !


Vincent

Juste comme çà !

Juste comme çà !


Qu’en penses tu L’amour,

D’ici et autour,

De ces yeux malheureux,

Affligés et peureux,

De ces mains sans vie,

Grelotant sur le parvis ?

Dis- moi que tu reviens,

Par soleil ou temps de chien,

Au détour d’un chemin,

Dans le couloir d’un train ?

Peu importe la manière,

J’ai pas d’ demande particulière,

Un sourire le matin,

un regard câlin .

Juste çà, sans plus !

Une ballade aux puces,

Un verre en terrasse,

Jusqu’au jour, qui grimace .

Dis moi que tu reviens,

Juste comme çà, pour faire du bien !


Qu’en penses tu L’amour,

En étranges parcours,

Pourquoi les hommes en bataille,

Jouent à l’amour feu de paille

Plaisir d’un bonbon,

D’un refrain sans saison ?.

Dis moi, que t’es encore là,

Malgré les larmes, les tracas,

Au détour d’un chemin,

Dans les poèmes d’un baladin ?

Raconte moi, encore une fois,

En cette contrée au delà des bois

L’histoire d’un ciel si bleu,

Que pour le voir, il faut être deux !

Rien de plus, rien de moins,

Du bonheur avec témoins,

Un rêve sans rivages,

Une porte sans cage,

Dis que t’es encore là,

Ouais ! Juste comme çà ?

Vincent

Quand l’age…..

Quand l’age…..


Chaque jour, nous regardons le monde,

Chaque jour, il nous apparaît en ensembles,

Sous ensembles assit à la ronde.

Chacun, dans leurs temples,

Ont leurs propres cantiques,

Leurs propres héros épiques !


Suivant nos expériences,

Nous appuyant sur bien des sciences,

Nous leurs attribuons un coté plaisant

Ou déplaisant.

Nous croyons, ainsi, maîtriser,

L’information, le savoir,

Sans penser qu’il est orienté,

Sans y déceler le moindre déboire !


Plus tard, quand l’age nous laisse,

Le temps de la réflexion, non pas de la faiblesse,

Certains chemins nous mènent,

Soit au constat, soit à la découverte.


Ce constat triste et blême,

De ressentir nos vies comme une perte,

Au travers de toutes ces fabrications mentales,

Qui, au bout de la vie, nous font si mal,

Nous laissant l’amère certitude d’une réalité trompée.


La découverte, où nos perceptions

Perdent leurs permanences,

Où la vérité, sans illusions,

Termine, enfin son errance,

Et s’enracine en la nature véritable des choses.


A ce point, les souffrances s’affolent,

Flétrissent et disparaissent.

Nous ouvrant, sans psaume, sans parabole,

Les yeux, sans nulle détresse.

Nous composons, alors, sans peur,

L’authentique bonheur !


Vincent

A ce que disent les gens !

A ce que disent les gens !


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Quand l’hiver fout le camp,

De l’autre coté du vent.


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Quand le monde dessous la terre,

Respire la lumière, s’étire en baillant.


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Quand s’adoucit la mer,

Qu’elle flatte le couchant.


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Quand les bourgeons frissonnent,

Au levé tout en blanc.


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Quand le moulin résonne,

de sa pierre de cent ans.


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Quand le père Anatole,

Apprivoise le temps.


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Quand les oiseaux en farandole

Répètent leurs chants.


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Bien des soubrettes,

Auront un amant.


Au printemps,

A ce que disent les gens,

Il n’y a qu’une pâquerette,

A la pétale passionnément.


Ce que disent les gens,

Après ces mois, sans paroles,

Souvent sans école,

Les mots s’en amusent,

A chacun sa muse.

C’est, alors, une rumeur,

Portée de fleur à fleur,

les dires d’un passant,

Un bonheur, pas loin,

Peut être après les foins,

Aurai je assez de vocabulaire,

Pour le dire ou me taire ?

Qui sait ce que disent les gens,

Ce qu’ils disent, vraiment ?


Vincent

Informations et connaissance.


Bien des exposés,

Aux mots recherchés,

Défendables et défendus,

S’abstiennent de conscience,

Focalisent le corrompu.

Non pas, l’âme perdue,

Mais dans leur impatience,

L’image superficielle,

Faite de couleurs partielles,

Toutes théoriques,

Aux accents de belles rhétoriques,

Ils sacrifient à l’aperçu !

Il émane de ces discours,

De bien étranges parcours !

Apôtre de la globalité,

Ils en oublient l’individualité,

Addition de nos sociétés,

Où plutôt, sans autre question,

La tourne en aversion !

Précisons pour la clarté,

Dans ce débat d’idées,

Que je ne parle pas d’égotisme,

Ni d’individualisme.

Il est en chaque individu,

Bien des caractéristiques,

Le rendant unique,

Lui évitant d’être confondu.

Faire abstraction de cela,

C’est se nier, n’est ce pas ?

Conscient de cette vérité,

Il appartient à chacun,

Le choix d’un chemin.

Chacune de ces alternatives

Est sujette à de nombreux facteurs

Contribuant à la souffrance, au bonheur.

Il ne s’agit pas d’accumulations restrictives,

Nous enfermant dans des croyances,

Mais de l’appréhension de la connaissance,

Par l’apprentissage de notre paix intérieure,

Et de notre place, ici et ailleurs.


Pour conclure, une somme d’informations,

Que les uns ou les autres s’approprient en certitudes,

N’est pas liée, par nature, aux valeurs humaines et n’est donc pas,

En elle-même porteuse de valeurs morales au sens humaniste du terme.


Vincent


A l’autre, à nous même !

A l’autre, à nous même !


Il est des questions posées,
Aux réponses imposées.
N’ayant d’horizons
Qu’une conviction.
Est-ce les bonnes,
En ces mots qui résonnent,
En évidence faisant loi,
Infaillible cela va de soi ?


L’affirmer,
C’est en partie se nier.
C’est simplifier sans annexe,
Une situation complexe.
Personne n’est « ceci » ou « cela »,
Car la conscience avance pas à pas.
Plus ou moins troublé,
Par l’expérience appréhendée,
Aux circonstances subies,
Aux espoirs taris.


Elles sont, parfois, un blâme,
Porteur de drames,
Où, l’arrogance de l’affirmation,
Tue l’esquisse de la compassion.
Il est plus utile, en moyens appropriés,
A l’autre, à nous-mêmes de changer,
Car bien des jugements gravés,
Nous enferment en captivité !


Les mots doivent succédés aux mots,
Sans belliqueux drapeaux,
Les pensées suivront,
En émotions, en perception,
Où un regard différent,
A l’autre, à nous même sera le garant !


Science, spiritualité, argent, pouvoir,
Une quête de l’utile pour l’homme ?

Une question, pour ne pas dire la question !

Y répondre, c’est s’interroger en son intime,

Sur nos propres et sincères aspirations,

Ainsi que sur l’ambition de notre existence.


La recherche du bonheur est le but ultime.
On y verra, certainement, un propos simpliste,
Mais cela est plus complexe qu’une succession
De moments, d’émotions plaisants,
N’étant en fait que des sensations éphémères.


Le bonheur, la plénitude, est d’abord
Un sens donné à son existence,
Où la connaissance, l’esprit vrai,
L’être dans sa nature profonde,
Sont en harmonie.
Sans cela, quoi que l’on fasse,
Le risque est le désespoir !


Une des voies importantes,
Pour atteindre ce résultat,
Est l’apprentissage de l’esprit,
A la compréhension des situations
Difficiles de la vie,
Et accroître les moyens permettant,
D’affronter sans conflits,
Les circonstances bonnes ou mauvaises.
Trouver notre place par rapport à l’autre,
Et à notre intime conscience.


C’est un atout !
Il ne faut pas le voir comme une forme
De résignation, ou d’injustice tolérée,
Mais le refus de l’esclavage des autres
Et l’esclavage de son esprit.
Il est indispensable de combattre,
L’oppression, l’iniquité, la négligence,
Pour accéder à une paix extérieure,
Tout en se libérant de nos automatismes mentaux.


C’est le meilleur moyen de ne plus être vulnérable,
Et ainsi pouvoir changer les choses !


Vincent

Interrogation ??


La forêt fait silence, comptant les pas, de ceux qui, en solitude, arpentent ses allées. Le vent murmure , aux hautes branches, les couplets encore tièdes d’une chanson. Dans un buisson, où s’enroulent des ronces, s’ébat un oiseau au sortir du sommeil. La terre respire, laissant planer une brume blanchâtre cherchant, entre les cimes, à atteindre le ciel. Les feuilles mortes tapissent le sol, en un océan atteignant l’horizon. Sur les arbres endormis, quelques unes résistent. Leurs couleurs pourpre et or, offrande à l’été perdu, comme un regret à cette saison finie.

Sur un sentier, encore sec, un vieil homme s’avance. Son pas lent n’est pas, comme on pourrait le croire, du à un âge certain, cet âge où se mêle fatigue et amertume, mais à l’ avidité de son regard et à la curiosité de ses sens. Il n’est pas grand, mais trapu. La barbe naissante, de gris et de blanc sur visage rond, où l’on sent la douceur, lui donne l’élégance du temps accompli. Un bâton à la main, il observe, il scrute. On devine, l’étonnement aux sourcils levés ou l’interrogation à son front plissé. Chaque seconde invente une question, une réponse et il esquisse un sourire, heureux de l’avoir trouvée.

Pour profiter, pleinement, du tableau qui l’entoure, au pied d’un chêne, il s’assit. Il remonte son col et ferme son grand manteau, l’heure est, encore, à cette fraicheur du matin, à peine levé. Il aspire le jour à pleine bouffées. Puis, vide ses poumons doucement, laissant demeurer les saveurs du moment au plus profond de son être. Sa respiration devient plus lente comme à l’unisson, des arbres et taillis. Désormais, il se confond, il s’entrelace dans cette nature qu’il chérit à chaque promenade.

L’esprit en paix, il n’a de cesse de comprendre, apprendre. La multitude, que forme ce tapis de feuilles au sol et celles encore accrochées, l’interpelle. D’une main, il ramassa une poignée de ces pétales d’arbres et regardant sa main, il posa à haute voix cette question :

«  y a t il plus de feuilles dans ma main que dans toute la foret ? »

La réponse lui sembla évidente, mais il ne pouvait s’en contenter. Il ferma les yeux, se mit en quéte, jusqu’au bout de la nuit.

Extrait de «  Au delà de l’innocence »

Vincent

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