Archives pour avril, 2011

Tristesse.

Tristesse.


Je plains l’homme, aux réflexions de surface,

Limitant sa pensée à l’entrebâillement,

D’une porte qu’il n’ose franchir.

Un avis ne peut être juste qu’en équilibre.

L’équilibre n’étant, en aucun cas, soumission,

Mais, une quête d’une véritable compréhension.


La compréhension n’est pas une vision partielle,

Mais, un regard impartial et profond,

Allant au-delà des émotions de l’instant.

Je plains l’homme, ne sachant exister

Que par les actes des autres.

L’acte bon étant humble et silencieux !


L’altruisme n’a que faire des feux de la rampe,

Il est le cheminement vers l’autre, en conscience,

Où l’humilité se partage, mais ne s’expose pas.

De là, nul besoin de reconnaissance,

Agir ne nécessite pas de hurlements,

Mais, une harmonie, une paix intérieure !


Je plains l’homme, qui ne se nourrit que de constats.

Ses mots s’usent en amertume et en conflits,

Justifiant son emprisonnement par les choix des autres.

La liberté n’est pas un bien individuel,

Mais un apprentissage commun,

Toujours renouvelé, jamais abouti.

Il est des inventaires de souffrances et d’ironie,

Faciles à hisser, en haut de biens des mats,

Et des choix de compassion, si difficile, à forger !

Pourtant, je reste persuadé que la connaissance,

Autre que l’addition d’acquis éphémères,

Est la voie vers le beau et le bon en toutes choses !


Vincent

Transparence

Transparence.


Par les mots, par les rimes,

Chaque plume s’expose.

En l’imaginaire, au plus haut des cimes,

Quelques traces se déposent.

Nos dessins colorés

Nos syllabes aux larmes amarrées,

Camouflent, parfois,

L’image de soi !


Est-ce une volonté,

Où, un chemin difficile à emprunter ?

Notre plume le sait.

Quelques ratures, à peine, effacées,

Nous rappelle l’évidence,

La nécessité de la transparence.


Dans cet acte juste,

Est l’éternité d’un buste,

Trônant en éternité,

Quelque soit le jour levé.

Se dévoiler est un accord,

Entre le faible et le fort,

Entre l’audace de la vérité,

Et ses regards effrayés.


La crainte de la méprise,

Sur l’émotion émise,

Aux vents de la compréhension,

Aux tempêtes d’interprétations,

Ampute nos pensées,

D’une part d’authenticité.

Franchir le pas,

Etre cet au-delà,

Comme un impératif,

De ne plus être captif,

D’un silence coupable,

D’un renoncement condamnable.


Vincent



Quand la brume devient gouttes d’eau.

Quand, la brume devient gouttes d’eau.


En passant prés de là, chacun sait,

De l’inutilité de séduire,

Mais, juste de proposer.

De la futilité de convaincre,

Mais, juste d’apprendre,

Du néant de l’existence,

A ne savoir pardonner,

De la négation de la vie,

A s’interdire le partage.


Le vent, en cet endroit,

Emporte les tourments,

Dissipe l’amertume,

Chasse rancœur et regrets.

Le cœur nait de cette chanson,

Quand l’équilibre se cherche,

Dans le doute disparaissant,

Et une réalité ôtant son voile.


Il est rocaille, herbe rase, air pur.

Là, le silence se pose,

Faisant du temps, une seconde,

Une minute, une heure,

Plus intense, plus intime encore !

Il ne s’impose pas , il s’expose

Aux rigueurs des pensées, aux faiblesses des intentions.

Il est un mat, au sommet de nul part,

Pointant l’infini, d’un trait chancelant.

Bravant l’infini, il offre en voyages,

Des mots en étoffes peintes,

Comme autant de présences, de passages,

De débuts, de fins, de renoncements, de recommencements.

Il n’est point d’ordre aux couleurs chatoyantes

Seul compte, l’essentiel de la lettre,

La sincérité de la virgule, l’humilité du point.


Il est en ce lieu, un refrain étrange,

Fait de tant de mots, d’innombrables langages,

Que la lumière s’attarde,

Pour comprendre, elle aussi !

Il nous est donné de l’entendre, en notre esprit,

Au delà de l’émotion de l’instant

Au delà, du passé, du futur,

Dans l’abandon de soi, de nos préjugés,

De nos choix, en découverte du sens,

Autrement, différent !


C’est là,

Quand, la brume devient gouttes d’eau,

Quand, le froid éprouve les corps,

Quand, le chemin parcouru nous est étranger,

Quand, chaque chose s’équilibre en importance,

C’est là,

Autour d’hommes et de femmes

Aux visages marqués,

Aux regards amplis de vérités,

C’est là,

Que le vent emporta mes tourments !


Vincent



Peut être pas comme il faut.

Peut être pas comme il faut.


Elle me dit, enlace moi,

Fait de ton cœur un toit,

Un ciel plus bleu,

Juste pour nous deux !


J’apprivoise ces mots,

Peut être pas comme il faut,

Sans autre tourment,

Que de vivre l’instant !


Elle me dit, enlace moi,

Même, maladroit,

Pour ce premier baiser,

Trop vite donné !


J’apprivoise ces mots,

Peut être pas comme il faut,

Complice d’une tendresse

Qu’à toi seule, je confesse !


Elle me dit, enlace moi,

En bord de mer, dans un bois,

Personne ne verra,

La trace de nos pas !


J’apprivoise ces mots,

Peut être pas comme il faut,

A l’abri de la lune,

Ma seule fortune !


Elle me dit, enlace moi,

Nous ne sommes pas de bois,

Arpente mes désirs,

Mes plaisirs sans faillir !


J’apprivoise ces mots,

Peut être pas comme il faut,

J’ose, sans honte,

Sans rendre compte !


Vincent

http://lesyeuxclos.fr

Peinture de Bruneau Carcel

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