Sans morsures !


Elle est si loin, je peux la toucher.

Elle est si loin, mes mots embarrassés,

Cherchent, encore le chemin,

De ses yeux, de sa main.

Un visage en mon cœur,

En une pale douceur,

Dessine des souvenirs,

N’étant qu’avenir……….

D’aussi près, en rêve accompli,

La nuit, encore, endormie,

Me conte en paresse,

Quelques vers caresses.

Il m’est, alors, possible de croire,

Sans besoin de miroir,

A être, pour un court instant,

La silhouette frêle de l’amant.

L’esquisse de sa bouche s’abreuve de silences,

En autant de songes d’absence.

Son cœur s’abandonne en timidité,

Et n’ose fleurir en toute simplicité.

Laissant mon regard penser au-delà de l’image,

Je sublime ses courbes en restant sage.

La patience, en compagnon, guide mes élans,

Laissant l’émotion, d’un peut être, grandissant.

Il est, alors, un sentiment étrange,

Où tout se propose, tout s’échange,

Sous un ciel improbable,

Si près du vraisemblable.

Il y a là, dans l’invisible,

Au monde ce trouble inaudible,

D’une affectivité pure,

Sans souffrances, sans morsures.


Vincent