Discours.


Discours après discours ,

Mots après mots,

S’approche la basse cour

Et s’abreuve du faux !

Dans effervescence nait la confusion,

L’excès embrigade la passion.

L’esprit s’embrume, s’invente un jugement,

En fait sa vérité au delà de tous fondements.

Croire, peu importe à quoi !

Croire, sans aucune espèce de foi !

L’on construit, alors, un espoir sans terres,

Et l’on sème les graines de fruits amers !

L’individu s’accroche à la foule.

Ils sont si nombreux,

Se débattant dans la houle.

Ils ont  «  surement raison » !

Puisqu’ils laissent à l’autre la réflexion , !!!

Chuchotant à nos oreilles,

Ce que nous voulons entendre,

Il se drape de vertus à nulle autre pareil,

Usant de cette fausse pitié,

De cet humanisme qu’il ne saurait sacrifié.

La voix en sanglots,

Quand flottent les drapeaux

Il maquille la souffrance, la misère et les cendres,

Osant l’artifice fraternel,

Et le sourire du Père Noël !

Il apprivoise cette bête ménagerie,

Ne sachant plus penser qu’en batterie.

Il attire dans leurs filets,

Un banc de perdus d’affolés,,

Les cajole pour mieux les piétiner.


Sachez mes amis, en ces temps de belles paroles,

Prendre le temps du discernement,

Pour chasser les fausses idoles

Et apprendre sans tourments

Que les mots ont un sens,

Et qu’ils vous laisse le choix du bon sens !

La bonheur n’appartient pas celui qui hurle le plus fort !

Il est cette flamme en chacun de nous,

Il est ce devoir de partage, de compassion d’altruisme.

Il est ce combat contre l’ignorance,

Il est une part de nous mêmes, cette richesse impalpable

Exigeant pour comprendre, qu’il nous faut être soi même

Pour l’autre et à cause de l’autre !


Un moine me dit un jour : Tu peux construire ta maison tout seul. Ce n’est pas un problème !

Si tu l’as construit pour ton seul confort, tu y seras malheureux.

Mais si tu l’as construit pour accueillir ton voisin, ta vie est déjà riche !


Philippe De Frémontpré