Archives pour juillet, 2012

Derrière ma plume ,

Derrière ma plume ,


Derrière ma plume, assis aux bords de vos mots,

je griffonne, sans hâte, écoutant vos discours.

Additionnant les lettres, sans précautions,

Vos paroles claironnent, et le ton fait le beau.

La mélodie impressionne, mais manque de réflexions,

Appliquer dans la forme, le fond est de basse cour.

Chaque phrase énoncée est déséquilibre,

Osant, jeune sotte, se prétendre juste et libre.

Il se peut qu’une virgule , en cet endroit placée,

Se voit, soudain, confier une mission sacrée.

Vous abusez du creux et oubliez le sens,

Pour mieux paraître, dominant l’assistance.

Un arbre est un arbre et ne peut être un chat !

Il nourrit sa force, à exiger de lui-même,

A être un arbre, rien d’autre que cela !

La considération, l’humilité que le vent sème,

Il les accueille dans ses branches, dans ses feuilles,

Les protégeant comme le plus précieux ici-bas.

Trouvant l’équilibre entre terre et ciel,

Il s’épanouit à toucher le soleil.

Je sais dérisoire que l’homme en fasse autant !

L’oubli est un jeu permanent,

La médiatique des faux semblants s’en abreuve,

Nous servant des émotions à submerger nos espoirs.

Dans les eaux immondes de ce fleuve,

Nous nous gardons chaque soir,

D’y trouver notre reflet,

De peur de le voir bien laid !

Derrière ma plume, assis aux bords de vos mots,

Je griffonne, sans hâte, écoutant vos discours.


Philippe De Frémontpré

( au delà de l’innocence )

Excuses.

Excuses.


Si proche , pourtant si loin.

Savourant son passage,

Comme au sortir d’une cage,

J’emprisonne ma liberté

Sans autre forme de procès.

Les jours passent,

Les regards s’effacent,

A chaque phrase son point.

Je n’ose, apprivoiser le temps,

Pour garder, ne serait-ce qu’un instant,

Une main frôlée, brièvement,

Un sourire impertinent.

Le moment s’échappe,

M’engourdit , me frappe.

Je gomme ma réalité,

Et me saoule d’un espoir émietté.

Chaque minute est une impatience,

Perdue en une étrange indifférence,

N’appartenant plus au présent,

Mais à un rêve indécent.

Je m’excuse de ces mots en émotions,

De ces notes d’une mauvaise partition,

Qui serai-je si je ne les avais pas ?

Un homme sans cœur, s’éloignant la bas !


Philippe de Frémontpré

Haut de Page