Il est une vertu, à laquelle on oppose consciemment ou inconsciemment nos certitudes.


L’écoute !


Dans les trois piliers soutenant l’expérience, l’écoute est d’importance voir du primordiale.


L’observation est écoute ! La recherche est écoute ! La réflexion est écoute !


A chacun de ces stades, l’écoute alimente la source de nos pensées, perçois nos doutes, crée ou détruit l’émotion. De son humilité, de sa sincérité dépend la qualité de l’équilibre de l’impartialité de nos paroles, de nos actes.

L’écoute n’est pas le signe d’un désert intellectuel ou spirituel, au contraire, elle est la promesse d’un altruisme pur. Il est utile de préciser que nous sommes dans une écoute bienveillante et non pas, une écoute égocentrique qui capture les mots profitables, créant une souffrance immédiate ou à venir.


On pourrait définir l’écoute par cette phrase : «  Se familiariser avec autrui » il y a, dans cette définition l’apprentissage de l’autre, l’on revient, alors aux trois piliers.

En effet, l’écoute ne peut se distinguer de l’exercice. L’écoute de soi est bien sur fondamentale. Elle est, ce premier pas, ce regard apaisé vers la vraie nature des choses.

Nos silences sont, souvent , des aveux d’impuissance. Impuissance à accepter l’illusion de nos certitudes. Elles sont tenaces,féroces haineuses, dressant un mur entre notre réalité intime et ces désirs inassouvis. Nous réduisons le monde à l’artifice inutile et erroné suggéré par notre égo. Il suffit, pourtant d’un peu de générosité. Il nous faut, dans un premier temps, inventer une empathie envers nous mêmes. Écouter notre regard, écouter notre touché, écouter nos mots additionnées, écouter notre respiration, apprendre à entendre ! Les plus belles images ne sont pas celles présentes devant nos yeux, mais celles de notre esprit affranchi de tout attachements.


Philippe De Frémontpré

( Méditations )