Archives pour juillet, 2014

Sous un ciel ocre …. ( Préambule )

Sous un ciel ocre…..

Il n’est pas, dans la vraie nature des mots, d’être nuisibles. Seul, leurs additions prennent le risque, trop souvent, de la haine et de la noirceur .

Entre pleins et déliés, Marie-Louise ressentait cela. Elle portait une attention, étonnamment personnelle, à l’équilibre de chaque phrase, cherchant en son intime, l’essence d’une sensation, la justesse d’une pensée.

Cette émotion naquit en Juillet. Ce main là, l’air était frais, un banc de brumes s’évaporait à l’horizon. Le ciel ocre chavirait en une lumière bleutée et pale. L’été s’installait dans ses habitudes. Doucement, les moissons commençaient. Dans les champs, les bottes de blé mure s’alignaient, dans l’attente d’un rayon de soleil, quelques lapins égarés profitaient de la fraîcheur pour se restaurer. Les heures, patiemment, cherchaient à inventer d’autres couleurs, d’autres saveurs. Les minutes, quand à elles, engageaient de longues conversations avec le vent.

Au creux d’un chemin, au détour d’un nuage, une lettre se posait comme une évidence, comme le trait d’un dessin éphémère. Une consonne là, une voyelle ici, elles n’étaient que le reflet d’un instant, d’une sensation, d’une autre liberté ! Tout cela, donner à Marie-Louise, un étrange mais bienfaisant sentiment de nouveauté. Hier s’efface sans heurts, sans craintes comme une vérité qui s’éteint pour en raviver une

autres. Cette nouveauté, chaque jour renouveler, portait un nom où plutôt, embrassait tous les mots d’aujourd’hui, de demain en quelques syllabes que chacun nomme humanité ! Marie-Louise sut, dés cette instant, qu’il lui fallait être, aux travers des ces pages griffonnées, humaine tout simplement !

Philippe De Frémontpé

(Au delà de l’innocence )

En mon corps abimé

En mon corps abîmé.



C’est une ombre,
Qui ne m’est pas inconnue.
Froide et sombre,
Elle arpente, en silence, mes rues.


Elle s’invite dans mes mots,
Dessinant la souffrance,
Oubliant le beau
Dans sa terrible errance !


De ce mal qui me ronge,
En mon corps abîmé,
J’en ris, comme en un songe,
C’est mon autre liberté !


J’abandonne l’inquiétude,
Aux bords du chemin,
Comme on lâche la main
D’une vieille habitude.


Il est dans l’ignorance,
D’innombrables existences,
Improbables, fascinantes et si belles,
Mais, sans consistances, irréelles !


La vraie nature des choses et des êtres,
S’affranchit des peurs, du paraître,
La recherche apaise nos impatiences
L’observation guide nos expériences.


Au delà de l’innocence perdue,
Au delà des heures passées,
Comme la vie renouvelée par la charrue,
L’humilité forge notre humanité.


Fermant les yeux, en l’instant,
L’esprit affranchi du temps,
S’émerveille en compassion,
D’un présent sans distorsions !


Philippe De Frémontpré
( Au delà de l‘innoc
ence )

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