Archives pour mai, 2016

Drapeaux …….

Flag Bunting, TIbet

 

Depuis hier, flotte en mon jardin des drapeaux de prières. Comme j’envie ces mots chevauchant le vent, parcourant le monde pour offrir compassion et bienveillance! Ils se sont installés dans mon paysage comme une évidence, une nécessité. Très vite, au travers leurs couleurs, jaillit leur belle et noble qualité : La patience !

Ils sont patients ! Ils attendent un souffle, une brise , une bourrasque, s’éparpillant sans bruits au delà du ciel , entre deux nuages, sous quelques gouttes de pluie.

Ils sont patients ! Ils renouvellent , d’instant en instant, avec une volonté farouche, ce besoin d’aller plus loin, plus fort !

Ils sont patients ! Affrontant intempéries et tempêtes pour charmer le soleil, la nature et le temps !

Quelques passants, à la grille, s’arrêtent, s’interrogent ! Un «  pourquoi », un «  c’est joli », il est des victoires ,auxquelles quelques mots suffisent ..  et le vent joueur les en remercie !

La patience a cette vertu, d’oser l’observation, la réflexion et l’humilité ! Soudain, notre chemin devient plus aisé et l’horizon se colorie de bonheur !

C’est, ainsi, que je les vois, ondulant sous le vent, soucieux de nous ouvrir les yeux, le cœur et l’esprit, avec la patience de celui qui apprend !

Faite cette expérience d’un regard apaisé et au delà de leurs danses improvisées d’autres sons, d’autres couleurs, d’autres sourires auront la patience de vous combler !

L’homme sale

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Elias, me rapporta cette anecdote vécue.

Dans mon village, il y avait un homme prénommé Arthur, dont la rencontre avec un savon devait remonter à……. OH! plus loin que cela encore !!

ils se murmurait au marché, qu’Arthur en avait oublié , même, la pratique et l’utilité . Pourtant, il semblait heureux, sans haine. Bien sur, voisins et villageois changeaient de chemins ou défournaient le regard à son arrivée. Bien plus que l’odeur assez particulière, beaucoup avait peur de la maladie, de cette folie qui pourrait les atteindre . Une certaine quarantaine s’installa dans le bourg, chacun évitant, par milles ruses d’aborder , d’apercevoir, même, le «  l’homme sale ! »

Les saisons passèrent sans que cela ne change . Arthur en devint amer, se repliant dans sa grande bâtisse, comme dans un château fort ! Il entendait les rires, les commérages rieurs , les moqueries , il ne comprenait pas tout cela, qu’avait il fait pour mériter un tel mépris ?

Le jour du marché, on vit au centre du bourg, Elias les bras chargé de victuailles et de bons vins !

Chacun y allait de son étonnement ! Il n’était pas dans les habitudes d’Elias de faire ripaille ! Que fut leur surprise, quand ils le virent se diriger vers la maison d’Arthur …………

Elias me dit, qu’ils passèrent une excellente soirée, pleine de rires et de gaîté ! Cela devint , un rituel où chaque semaine, les deux compères festoyaient devant un village médusé !

Arthur mourut un matin de septembre sans avoir croiser la moindre savonnette, mais avec dans la tête le sourire d’un ami !

C’est à chacun de conclure cette histoire, en frottant un peu plus, pour que notre bienveillance apparaisse sans a priori !

Que le bonheur vous guide !

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