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J’aimerai vous relater une conversion. Une soirée ordinaire avec Elias !
A peine, mon livre fermé, Elias m’interpelle de la sorte,
– « Tu sembles bien pensif Philippe, ce livre suscite-t-il tant de réflexions ? »
– Oh ! je n’en suis pas encore là, mon ami, je faisais, le rapprochement entre vos paroles sur l’écoute et la lecture.
– « Que veux-tu dire ? »

– L’écoute et la lecture me semblent être deux sœurs jumelles, avec lesquelles il faut avoir la même attention. Tout comme ce que nous entendons, les mots que nous lisons n’ont de force que celle que nous leurs accordons. Si dans l’instant, notre lecture se fait avec comparaison et jugement permanent, si de la même manière, notre écoute est en pointillé et notre lecture saute, allégrement quelques lignes, ce n’est pas seulement avec les mots que nous sommes malveillants mais nous manquons de respect envers l’auteur, quel que soit sa démarche !

– « C’est exact ! Si l’écoute ou la lecture s’associe, dans l’instant, au jugement, nous ne sommes plus dans l’écoute ou la lecture sans réserve, celle-ci est tronquée, précipitée, incomprise ! , cela doit se faire en pleine conscience, il est utile de se taire, les commentaires et autres jugements viendront plus tard ! »

– L’enseignement serait donc : Etre à la disposition des mots pour apprendre et dessiner en notre esprit chaque syllabe, chaque virgule que l’on perçoit ! D’autre part, les sons, les additions de lettres lues ou entendues n’ont de sens que si nous les respectons, que si nous leur accordons l’attention entière de notre esprit en toute humilité et impartialité !

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