Archives pour mars, 2017

A propos de la JOIE .

Bonjour à tous,

Je lisais, récemment Alexandre Jollien, ses propos sur la joie, le bonheur m’ont interpelé. Après réflexion, il y avait de la justesse qui mettait à mal, ce que je croyais d’une clarté infinie.

Vous me direz, qu’est ce qui peut brouiller, ainsi,  l’esprit ?

Il aborde en quelques lignes modestes, la joie et le bonheur ! Deux notions qu’il avait classées tout d’abord en démonstration exubérante, euphorique pour l’une, en  quête discrète et intime pour l’autre ! J’avais le même ressenti. Mais plus je suivais ses mots, plus tout cela se modifier, par une observation, une réflexion juste.

La simplicité, l’humilité de la joie en permanence est une force fantastique. Pourtant, le joyeux est souvent taxé de simplet de fatiguant…il n’en est rien sachez-le ! Elle a cette authenticité de l’accessible, de l’effet immédiat. Cela demande peu d’efforts, juste une volonté.

Je me suis tourné, alors vers cette phrase que j’écris, que je dis souvent : «  Que le bonheur vous guide ! » et voilà soudain qu’elle m’apparait presque inabordable. Nous guide-t-il parce que nous ne savons pas où aller ou parce ce que, à l’entendre  «  le bonheur, il sait, mais pas nous », comme le fait remarquer Alexandre Jollien : «  ce soyez heureux à tout prix !, laisse pas mal de gens sur le bas-côté ! »

Permettez-moi cette conclusion qui n’est, absolument, pas fermée !

Beaucoup accumulent, en leur quête du bonheur, nombre d’expériences ayant des résultats plus ou moins probants. Beaucoup empruntent des chemins qui osent des certitudes pour un peu plus de liberté, liberté qui se dissout au contact de l’autre, au contact de notre vraie nature. Il y a dans la joie de l’instant, le présent qui s’anime. C’est le bonjour au voisin, les mots partagés, le sourire donné, un regard rieur, humain, toute cette bienveillance au quotidien que je dirai festive ! Il est ce témoin, ce témoin du possible, ce témoin transmis pour qu’il grandisse plus haut, plus fort. C’est enfin, en quelque sorte une barrière à la souffrance qui l’empêche d’avancer et de nous engloutir !

L’humain a cette faculté extraordinaire, incompréhensible de se faire du mal en voulant se faire du bien ! Le bonheur ce n’est pas ce chemin ! Le bonheur c’est au quotidien, la joie en est le principal acteur ! Cette joie humble, pure, donnée et reçue, sans apriori, sans culte de quoi que soit !

Elle est ce point d’équilibre, ou notre paix, notre bien-être se lit dans le sourire de l’autre, et plus cela est réciproque plus nous sommes tout simplement humain !

Certes la, les souffrances ne disparaissent pas ! Mais, de par mon expérience et aussi la vôtre (réfléchissez un peu) la joie participe à ce remède que chacune, chacun souhaite pour l’autre, pour lui-même !

La joie n’a pas de Dieu, pas de  dogme. Elle est apolitique, tout simplement, sincèrement,humaine. Elle est cette part d’essentiel qui guérit l’homme de sa bêtise ! Le bonheur, quant à lui, est un ensemble d’actes permettant à l’Humanité d’être meilleure !

L’équilibre

L’équilibre !

 

Faut-il en parler comme une voie royale, où chaque pas s’harmonise sans heurts, emboitant le silence, celui de l’évidence ?

 

En parler, comme un vœu pieux que l’on ne peut ignorer, mais qui nous échappe, car on ne le cherche pas vraiment !

En parler et toujours ne rien faire, s’aventurer parfois et reculer toujours !

 

Notre intime, pour ne pas dire notre égo, nous dessine un déséquilibre confortable où chaque compromis tombe souvent dans le vide ! Pourtant, combien l’appelle Mon équilibre !

Oh! Il est bienveillant….à sa façon !  Oh ! Il est indulgent ……avec nos défauts ! Il est tant de choses que l’on  croit de bons sens ! Mais, ne règle aucun de NOS conflits et ne comble pas le fossé de nos incertitudes !

On s’investit, on s’indiscipline, on déconstruit notre belle vigilance à se creuser le front en se demandant pourquoi !

Un pourquoi, que l’on  connait, il est là près de nous ! Il sourit, arpente nos émotions mètres par mètres, repoussant la souffrance à une plaie ultérieure !

 

Des deux plateaux de la balance on choisit souvent le plus copieux, en se disant «  c’est si peu ! »

Ce peu…..un besoin, un désir, une peur, une haine soudaine ??? Qu’est-ce donc ? On ne sait pas très bien .On avance la main, on pose le pied en sachant pertinemment que le risque …..Que le risque est là !

 Puis vient l’excuse, ce « je ne l’ai pas fait exprès ! » En l’esprit alors, les mots se perdent, se replient, s’alourdissent !

 

Se révéler, s’apprendre au plus profond de soi n’est-ce pas ce trait d’union avec l’autre, ce petit plus qui osera l’équilibre 

 

Ce que j’avais à te dire !

 Ce que j’avais à te dire !

 

Ah ! Tu es là, Je t’avais presque oublié ! Ah ! Tu es là silencieuse, je l’aurai parié !                         Tu es là, malgré le vent qui a séché mes larmes, tu es là, malgré toutes ces portes ouvertes, tous ces combats, ces moments de détresse. Tu es là, ricanant de cette bonne farce !

En mon voyage, tu chemines invisible, imprévisible, cherchant la faille, la fissure où du bout du mal, tu distilleras l’ignoble venin ! Tu marches à mes côtés, mais nous n’avons pas les mêmes paysages !  J’ai, devant moi l’espoir, les rires, les sourires, la tendresse, l’amour et cet autre, qui fleurit mes jours et rêve mes nuits, cet autre…..mon essentiel !

Tu n’es que grisaille, larmes, pluies, tempêtes, souffrances …..Quelque part je te plains. Ma compassion t’invite, souvent à être différente, mais tu es là, tu souris sournoise, fière d’un mal que tu dispenses à déraison.

Sache que cela ne sera pas facile, je ne me laisserai pas faire ! Ne pas trébucher, ne pas sombrer, être utile quoi qu’il advienne ! Oh tant de chemins sont à explorer, tant de regards à croiser, tant de mots à additionner !

Tu inondes mes nuits de ton parfum immonde, tu ralentis mon pas et fais mon souffle court. Pourtant, j’avance, j’avance, j’avance ! J’aimerai tant que tu sois à la traine loin, loin, loin ! Je cherche mes mots comme pour te perdre, te distancer un peu,  beaucoup , éternellement !

Oui ! J’aime la vie, celle que tu détestes ! Belle ! Belle à en mourir dit-on ! 

Oui ! La vie,  l’autre  j’en ai besoin ! Il me faut les sentir doucement sans haine, sans peines, les respirer en réflexion, en apprentissage, en compréhension humble et humaine, ressentir vibrer leurs joies, leurs colères, vivre toutes ces couleurs en palettes d’émotions, en courbes et arabesques de vie !

 

Je ne serai jamais toi ! Je ne serai jamais la maladie !

Philippe De Frémontpré

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