Archives pour novembre, 2017

Les mouvements de l’esprit !

 

Les mouvements de l’esprit !

Waouh ! Voilà bien quelque chose qui nous semble étrange, voir ironiquement impossible . Pourtant, qu’est ce qu’une pensée, si ce n’est un mouvement !? En nos esprits, des regards, des idées,une conception des êtres et des choses sont et nous mettent en mouvements. Ils apparaissent et disparaissent au gré de nos égoïsmes, de nos bienveillances comme autant de questionnements échappant à nos observations.

Faut il être immobile pour que la pensée juste, la compréhension juste nous envahissent ? A l’évidence , non !

Apprendre à ralentir le pas, à écouter le profond du profond de nous-même, à désarmer nos discours, à oser l’Attention !

Oui ! Une Attention qui ose le mouvement vers l’autre, une Attention qui ose qualifier nos défauts, une Attention humble, impartiale s’enrichissant de nos erreurs, de nos petites joies !

Prêter attention à l’attention ! Il y a en cette vigilance, l’apprentissage quotidien de nous memes ! C’est comme peindre un tableau avec des couleurs inventées mais pures, dessiner un cœur qui est aussi le notre, conduire entre plein et délié les mots vers la bienveillance, la joie ! L’attention est un assemblage de oui et de non, de peut etre et de sans doutes. Une addition des nos passés en un instant , déjà, évaporé ! C’est plus qu’une concentration, qu’une méditation profonde, j’oserai cette définition : concevoir, composer ,au travers de notre pratique, la liberté à l’autre, la liberté de l’autre, cette liberté infinie ciselée au fil de nos souffrances, de notre bienveillance, de notre compassion.

Audace

 

Audace !

Quand les souffrances nous assaillent, nos émotions emportent bien souvent nos pensées, nos actes bien loin du bon sens et de la raison ! Nous dépensons , alors une énergie folle à trouver un coupable,ou une cause qui nous dédouane en tout et pour tout, persuadé que cette trouvaille nous apaisera ! Nous nous disons : «  une fois cela fait , je serai heureux ! » Le sommes nous …….vraiment ???!!!

Nos comportements colériques, les assauts d’une société où l’immédiat n’est autre que l’irréfléchi, nous dessinent des «  procédures » où rien ne se résout, ou les conséquences se multiplient à l’infini, sans compréhension véritable, sans tarir le flot de nos supplices !

Si nous osons, dans l’instant, observer et réfléchir au profond du profond de nous même, nous y verrions la différence immense entre ce que nous souhaitons vraiment , sincèrement, humblement et ce que nous faisons machinalement !

Ayons cette audace de l’instant ou le laisser être devient cet ailleurs ou nous serions capables de nous accueillir nous mèmes !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence!)

 

L’évidence de la nudité !

 
 
 
« La bienveillance en sa pratique quotidienne n’est pas une leçon à apprendre par cœur ou un acte sans réflexion , elle est la liberté infinie d’être ! » Elias
 
 
 
Voilà, en quelques mots, la conversation partagée , dernièrement ensemble ! On adresse, souvent, la bienveillance à l’autre en nos pensées , en nos actes, c’est une bonne chose , certes ! Mais ne faut il pas veiller, vous me pardonnerez le terme, à l’aspect « qualitatif » de notre pratique ?
 
Le doigt sur mon front, Elias me fit cette remarque : « Ce qui est en toi commence par toi ! » En réfléchissant à tout cela, je pris conscience de l’évidence de la nudité, c’est à dire de l’abandon du discours de l’égo et de ces « réalités éphémères » qui ne sont pas de notre vraie nature !
 
Comme cela parait simple !
 
Dans nos sociétés, deux cultes se disputent la suprême « vérité ». Le culte du héros et celui de la souffrance . J’entends et je lis ici ou là « soyez vous mêmes ! » pris dans le sens : réaliser l’immédiat, un « vivre l’instant présent » en toute vanité ! Nous maquillons l’héroïsme égoïste, sous l’éclat d’une réalité fragile et périssable ! Nous nourrissons nos peurs de voyeuses souffrances, calfeutrés derrière nos murs d’indifférence, osant même cette croyance , qu’une fleur , qu’une larme nous conduisant vers un monde meilleur !
 
La bienveillance n’a de sens que dans l’action volontaire en pensées et en comportements, humble, libre de tous conditionnements !
 
 
 
Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

Journal

Pendant des jours, des semaines alité, en souffrances, comme un mauvais feuilleton, une triste fin tournait en boucle en mon esprit. Chaque image accentuait cette pensée amère d’un voyage en un ailleurs ……! Plus que la tristesse m’envahissait, plus que le dégoût envers la maladie remplissait ma chambre de haine, de cette violence verbale qui sort de votre bouche non réfléchie mais terrifiée ! Dans le désarroi d’un corps ne sachant plus se défendre, dans la funeste blancheur d’une chambre sans vie, chaque mouvement, chaque entrée ,chaque mot devenait un supplice ! Le silence lui-même ne me tenait plus compagnie !

Elle était là, derrière chaque ombre, chaque pas dans le couloir, chaque sourire de circonstance. Elle inspirait ma vie , expirant ses rires cyniques et moqueurs ! Il y avait certains jours, où une tripotée de blouses blanches, déchiffrant un dossier ,me dévisageant, me palpant en tous sens , osait sans honte quelques murmures soucieux, torturant ainsi , un peu plus mes pensées tourmentées ! Il y avait d’autres jours , où un fils tout de noir vêtu, les yeux rougis se plantait là draper dans son mutisme comme pour étouffer ses peurs ! J’étais en rage de l’entraîner malgré lui dans ma déchéance, j’étais en rage de ne pas l’étreindre avec force , tant mon amour avait déjà renoncé !

Les nuits s’absentaient, ne tenant plus à me laisser quelques rêves, quelque espoir ! Le temps… ! Le temps.. oui ! Combien de fois je me suis surpris à le dessiner de syllabes inventées , à l’orner de voyelles étincelantes comme pour le flatter, lui bafouiller de me laisser un peu de temps ….. encore ! Il m’arrivait de ne plus m’aventurer à fermer les yeux, idée perverse et imbécile de ne plus pouvoir les ouvrir !
Oh mon Dieu ! Quel est ce gouffre entre ce que je veux et ce qui est ? Est ce la peur ou la déraison ???

Philippe De Frémontpré
( Extraits de mon journal)

Se libérer !

Se libérer !

Nos sociétés sont faites, à la fois de ce que nous en faisons, mais aussi, là est le pire , de ce que nous ne voulons pas, conséquences inévitables de nos peurs ! Chacune, chacun contribue en conscience ou non à cette contradiction ! Nous sommes à la fois, pour nous mêmes, notre pire ennemi et notre meilleur ami. Il en est de même pour l’autre, cet inconnu que nos côtoyons, que nous haïssons . Mais parce qu’il est cet Autre , comme une part de notre existence, que nous aimons !

Il est , une évidence qui survit à tout : La Vie !

La vie, une succession d’observations, d’apprentissages, de dés-apprentissages, de vigilance et de discipline en la bienveillance , la compassion .Sans cela, tout serait plus aride que le plus stérile des déserts ! Cela peut être , teinté de naïveté, de rêveries, de faiblesses ! Le crois tu vraiment ? Quand on puise au profond du profond de soi avec impartialité, bienveillance, amour, nos réflexions nous portent et éloignent nos peurs. C’est à cette source d’authenticité, d’humilité, d’humanité que s’abreuve en nos pensées, en nos actes le juste et noble équilibre !

En laissant le matériel prendre le pas sur l’esprit, nous avons ensemble déconstruit un équilibre.Nous avons ouvert une porte sur ce que nous croyons, avec force, maîtriser mais qui visiblement nous échappe ! Le passé lointain ou proche, nos quotidiens fourmillent d’exemples ou notre compréhensions de la souffrance, des souffrances a été plus que soumise à nos vanités ! Ces quelques mots se révéleront simplistes pour certains, discutables pour d’autres ! Mais si, chacune , chacun faisait l’expérience de l’acceptation, acceptation de l’autre , acceptation de soi en sa faiblesse , en sa force et se dire comme le prétend Bouddha : « La souffrance n’est pas la souffrance c’est pour cela que je l’appelle la souffrance ! », l’équilibre , alors ,naît avec pureté, sans haine et on peut envisager les mots d’Elias :

« Ne te fixe ni dans le bien, ni dans le mal, mais ose le juste équilibre en ton observation, en ta compréhension pour l’autre et à cause de l’autre ! Savoir se libérer de ce que l’on est, c’est prendre la main du bonheur et de la paix »

Philippe De Frémontpré
(Au delà de l’innocence)

Etiquette

 

 

Étiquette.

Ceci s’appelle comme cela ! Nous enfermons, bien souvent, nos sentiments, nos émotions en une appellation que nous croyons percevoir comme juste ! Mais à bien y regarder, par cette attitude, à nos yeux bienveillante, on réduit, on étiquette toute chose et tout être qui n’est en aucune circonstance et en aucun environnement permanent.
Il en va de même pour la souffrance, classifiée de la sorte, nous nous y enfermons comme pour en faire l’unique horizon de nos vies ! Quand, parlant aux uns ou aux autres, je dis « je ne suis pas cette maladie ! Elle est ma plus mauvaise compagne de voyage ! » en mettant en pensées et en actes, ces quelques mots, je ne nie , en aucune manière son existence nocive ! Grand Dieu ! Non ! Mais, je ne la fixe pas dans mes observations, dans mes réflexions, en mes respirations comme l’essentiel ! Même si cette compagne malveillante se nourrit de mon corps, elle ne fait que m’accompagner, comme l’orage accompagne le marcheur ! Il m’apparaît, même sous la pluie, que la chose la plus difficile que nous ayons à faire est d’écouter la vie !

Je terminerai ce propos par les mots d’Elias : « Il m’insupporte que la vie ne soit pas la vie, mème quand mon souffle se fait court ! L’amour de toutes vies me libère ! »

Philippe De Frémontpré
( Au delà de l’innocence)

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