Archives pour décembre, 2017

Les lectures ne suffisent pas !

 

 

 

Les lectures ne suffisent pas !

Les lectures ne suffisent pas ! j’appréhende ces mots avec humilité et respect pour toutes celles , tous ceux qui prennent le temps en leurs esprits, de dessiner , d’additionner consonnes et voyelles pour quelque part être utile !

Quand l’affection des mots devient agitation, attachement,brasier, ambition, leurs sens s’étiolent, leurs couleurs se ternissent, leurs libertés s’envolent. La soumission s’installe, le désastre n’est pas loin !

Nos lectures sont, autant d’outils dont nous devons mesurer l’utilité. Sans observations, sans réflexions, sans ce doute nécessaire un texte aussi bien écrit soit il, est vide sans réalité profonde. Chacune, chacun trouvera un relief différent aux mots réunis et c’est une bonne chose. Pourtant, pour que cela ne soit pas juste la réponse à un besoin intellectuel, il nous faut impérativement y adjoindre cette compréhension juste, nous préparant avec impartialité et humilité à l’acte juste.

Aller au delà des mots, au delà de leurs pleins , de leurs déliés est certainement cette attention juste que nous nous devons pour l’autre et à cause de l’autre !

La rencontre avec les mots est une énigme ! Une énigme merveilleuse qui doit nous aider à poser le pied , sans trébucher , sur le chemin de la vie !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Jour de pluie

Jour de pluie

Soudain, l’envie d’écrire, sans me poser de question. Une musique douce, un thé…..Voilà un décor planté sans hâte simplement ! Oui, cette envie de poser ici une lucarne, là une fenêtre, ici encore une porte comme autant de regards sur la vie, ses couleurs , ses senteurs, ses saveurs….juste la vie , en cet instant !

Ma fenêtre donne sur un parc, ou les grands arbres sont bousculés par le vent du Nord glacé et violent.Pourtant, ils ondulent comme autant de signes de la main…bonjour à vous le chêne….bonjour à vous le bouleau, le hêtre, le saule….Quelques feuilles résistent avec bravoure au bout de branches squelettiques.Le tapis de feuilles mortes gorgées d’eau n’a plus la force de s’envoler. Une gouttière déborde , arrosant les passants . Le silence , lui-même, s’est mis à l’abri . La nuit paresse, prenant son temps pour passer de l’autre coté de la terre.Les nuages s’accumulent grisonnant tel un fusain en nuances de gris où parfois quelques larmes s’échappent .Les cieux s’excuseraient ils d’être en ce jour si tristes ? Dans la rue, sur le pavé où quelques flasques s’organisent pour grandir,une course de parapluies se met en place A chacun sa couleur, à chacun sa façon de le porter , haut ou bas, de coté ou face au vent, mais avancer, avancer toujours, l’école n’est pas loin et temps presse ! Quelques intrépides gamins , de bottes chaussés, tel Gulliver, enjambent les petites marres comme autant d’océans menant à l’aventure !

C’est un jour d’hiver, un jour de pluie ordinaire , mais comme il est beau ! Humble en sa tristesse, vrai en sa grisaille, il m’apparaît infini en l’instant, je le respire doucement , doucement ! C’est drôle, je me dis, brusquement, qu’a vouloir , avec une certaine obsession le désir du chaud , du soleil, du confort , on en oublie la liberté et la beauté d’un jour de pluie

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Si j’attends … !

 

 

Si j’attends … !

Je vois , tant de vies gâchées à ne comprendre le verbe aimer ! Ici ou là, s’amoncéle les souffrances sur les pas d’une apparence cruelle ! Se donner pour un plaisir jusqu’à en baver sans désir ! Et l’on boit le mépris à satiété, se saoulant de nos indifférences, de nos errances !

Je vois, tant d’existences nourrir l’éphémère sans apprendre la terre, sans embrasser la mère ! Osant le masque à perpétuité, ces perles en pluie, enfermées dans leurs ressemblances, grimant leurs vérités dans l’espoir d’exister !

Je vois, tant de haine infliger à soi-même, discriminant un regard, l’absence d’un mot…………et cet autre …..porteur de tant de prétextes, de trahisons et d’infamies !

Je vois, tant de mots se tromper de cible, tant d’amour passer son chemin que l’espoir s’évapore, le bonheur s’éparpille. On irrigue son cœur avec d’étranges venins, se goinfrant d’égoïsme et de victoires solitaires !

Je vois , tant de larmes sans réponses, tant de douleurs comme autant de verdicts. Ces grandes certitudes sans autres émotions que la jalousie et le mensonge. Nous avons nos justices comme autant de miroirs, ne reflétant que nos amertumes, nos regrets et nos actes perdus !

Comme dis le penseur : «  Si j’attends de régler mes comptes avec la vie, jamais je ne serai heureux !

Philippe De Frémontpré

(Au delà de l’existence )

Langage

 

Langage.

Avons-nous l’attention juste pour notre langage, ce ton, ces sons qui dévoilent nos pensées ?

Les mots s’additionnent, trop souvent, dans leurs virulences, pour cacher nos peurs par agressivité d’un ton irrespectueux. Nos peurs sont toutes ces émotions haine, jalousie,vanité, égoïsme, mensonges…..qui ,eux, parlent toujours forts,persuadés que nous sommes que le niveau sonore est gage d’affirmation de soi , et espérant , par la même être plus heureux !

Elias a ces mots :  » Plus tu parles fort, moins tu écoutes ! Plus le vent souffle fort, plus les craintes s’amoncellent. La brise chuchote, calme, apaise ! Ayons l’humilité de la brise, pour que nous puissions nous attarder un moment, sur l’instant juste, le ton juste, la compréhension juste !  »

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Simplicité

 

Simplicité .

Simplicité ! On se heurte, souvent, à ce mot sans trop savoir comment l’appréhender, le comprendre, le mettre en actes ! Nos environnements déforment, transforment au gré des modes et des humeurs le sens propres des mots. Les mots ont un sens et je dirai un sens premier, offrant tant de richesses, de parfums d’horizons qu’il est inutile de le galvauder , de ternir par quelques artifices nocifs, l’esprit pur …….simple !

Au détour d’un échange, sur le chemin de l’écoute, la simplicité prend toute sa raison d’être, au delà de la compréhension juste de l’instant, cheminer avec soi devient ce savoir être humble et bienveillant ! Comment ne pas vouloir être là, juste là, se compliquer la vie et «  faire le beau » ?

Combien de fois, oubliant d’Être simple, je suis devenu sourd et aveugle ! Le paraître, l’éphémère, la haine nous entraîne vers la complexité de nos pensées, de nos actes, là ou tout devient sombre, où tout s’éloigne de nous, de notre vraie nature ! On plante sa tente en souffrance, ne pensant qu’à fuir nos peurs par n’importe quel moyen !

Osons la connaissance de soi, par la simplicité d’être soi !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Persona

Persona,

J’ai en lecture ces mots «  Sortir des rôles que nous jouons ! » Nous entendons ici et là : «  il a de la personnalité ! – quelle belle personnalité ! – Il faut de forger ta personnalité ! » Personnalité : un fourre tout, ou le trône de l’égo ?

Ce mot vient de persona, qui veut dire masque ou porter le masque ! Alors, pourquoi en faire ce cheval de bataille qui nous éloigne de notre vraie nature ? Cela ne sous-entend pas que nous nous enfermions dans le même moule , loin de là ! Notre vraie nature est cette quête quotidienne, vigilante et altruiste de ce laisser être pur, impartial, authentique. Pur dans son rapport de vérités avec nous même, impartial dans l’équilibre de la compréhension et du non jugement, authentique dans cette bienveillance évidente pour l’autre et à cause de l’autre !

Nos existences ne sont pas un rapport de force avec nous même, avec les autres, mais l’observation la compréhension, l’apprentissage de la juste sagesse, celle qui ose la paix avec nous même !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

 

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