Archives pour avril, 2018

Les mouvements de l’esprit.

 

 

 

Prendre conscience des mouvements de l’esprit !

Dans cette attention à soi, il y a l’observation unique de s ‘approprier, sans attachements, le défilement ininterrompu de nos pensées. De les regarder avec compassion, les approcher avec impartialité, considérer leurs faiblesses, intéresser à leurs force ni trop, ni trop peu. C’est un instant où l’on ne s’inquiète pas, on ne se préoccupe pas. Il nous faut parcourir ce chemin en passager. L’esprit peut, alors, se soucier de telle ou telle souffrance, la prendre à bras le corps et en rechercher les causes. C’est dans l’apaisement de l’esprit que bien des portes s’ouvrent, bien des nuages s’évaporent ! Il nous est, alors, possible d’oser , de se laisser être !

Une proche me parlait  « de bouillonnement dans sa tête » et j’avoue en avoir ri. J’espère qu’elle me pardonnera ! Pourtant, combien d’entre nous ont eu ce sentiment d’un foisonnement tel, que notre tête va exploser !

Aux regards de ce fleuve intarissable de pensées, qui nous agresse, souvent, notre égo est super actif, nous offrant la futilité de l’éphémère, la bêtise de l’inutile, l’irrationnel de la haine, la folie de l’ignorant !

L’équilibre juste est en cette respiration du corps et de l’esprit engendrant l’apaisement, compassion, la liberté !

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

Merci

 

La lumière faiblit !En meute, des nuages gris, dessus l’océan, masquent un soleil, jusque là, généreux et bienveillant. Le vent, d’au delà l’horizon, pousse ces cumulus, tel un berger menant son troupeau. Sans hâte, cette cohorte se répand, accompagnant le fracas des vagues,à l’assaut du rivage, en un présage d’une pluie annoncée !

Marchant sur la jetée, mon regard observe ce chien courant après une balle emportée par une bourrasque. Je souris voyant ce couple , remontant leurs cols pour affronter la pluie , tout en continuant leur promenade. Stoppant un instant, je me mis à l’écoute de cette houle s’écrasant sur le sable et glissant, en un désordre d’arabesques, pour avancer encore et encore . Je me disais : «  Quelle volonté ! A chaque marée, essayer , essayer à toutes forces d’aller plus loin, d ‘aller plus haut ! ». je m’adossais au muret de la digue, le regard perdu, l’esprit en réflexion, sans remarquer cet homme en imperméable gris, prés de moi.

Sa pèlerine se confondait avec le parapet et l’enveloppait du cou aux chevilles. Il portait un bonnet jaune dont la forme et la couleur me questionnèrent . C’est un être de petite taille, d’une silhouette plus fréquente sur les terres d’Asie qu’en bord de mer, ici au Pornichet. Les yeux clos, il est en paix, enfin je le suppose, même l’espère , tant l’image est douce, désarmante.

Je me trouvais , alors désemparer et heureux. Joyeux de cette émotion de l’instant, calme, bienveillante et désorienté par le flot de questions qui me venait à l’esprit.Il y avait là, comme un parallèle avec la météo, la chaleur d’un soleil partagé, l’arrivée de la grisaille et l’ardeur de l’émotion, l’impatience de l’interrogation.

Nous avons passé de longues minutes à partager un silence, comme dirai-je….. ?, complice, absolu ! L’esprit, je le pense, à cet faculté d’être au plus profond de soi à cause de l’autre. Cet cause qui, même en un environnement hostile, guide la paix, la compassion humblement , généreusement.

Comment se réjouir d’un moment, où l’ardent équilibre s’exprime avec une telle justesse ?

Il était temps de quitter ce lieu. Je repris mon chemin, mais avant, me tournant vers le petit homme, je lui adressais un merci empli de joie et de gratitude. Il ouvrit les yeux, me sourit et reprit sa quête ….

Philippe De Frémontpré

( Au delà de l’innocence)

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