Archives pour janvier, 2019

Arrêt !

Arrêt !

« Par l’observation, l’esprit devient de plus en plus calme.Nous pouvons dire ; s’il n’y a pas d’arrêt, il n’y a pas d’observation ; et que s’il n’y a pas d’observation, il n’y a pas d’arrêt. »

THICH NHAT HANH

Observer ! Être capable de voir , mais avec un regard profond, avec cette respiration lente où le corps s’apaise où l’esprit entreprend. Oui, entreprend de défaire tous ces liens qui nous écartent de la liberté pure. Passé, colère, tristesse, peur etc…autant de pensées et d’états qui nous pressent avec vigueur à la fuite en avance toujours, oubliant l’utilité de cet arrêt pour observer, apprendre, comprendre ! Force revient à notre vigilance, à cette constance à Être en cet arrêt, en cette respiration, en cette observation, y revenir humblement avec courage.

N’avez-vous, jamais ressenti, ce moment où la respiration se pose doucement, où l’observation méditative se fait lentement, cette sensation que des milliers de choses tombent des vos yeux, de votre bouche, de vos poches, de vos vêtements et à même le sol disparaissent vous laissant , ainsi, en Paix ?

Un sourire se dessine…..inspirer , maintenant !

Que le bonheur vous guide !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

Simplement écouter !

Simplement écouter !

Avez-vous remarqué la difficulté que nous avons d’écouter, oui simplement d’écouter ?

Il y a dans cette attention, comme de l’estime pour la nature, l’interlocuteur, nous même ! Nombre de philosophes, d’écrivains, de religieux se sont penchés sur cette notion d’écoute et se sont attachés à démontrer sa difficulté et son importance.

Combien de fois, lors de mes ballades, l’écoute de cet environnement proposé m’est apparu comme essentiel, indispensable. C’est, peut être là , le plus bel hommage à la nature, mais aussi la plus humble des attitudes .C’est faire partie d’un tout où chaque pas, chaque chant d’oiseau, chaque souffle du vent, chaque feuille qui plane ,est une note sur une partition, une respiration.

On souhaiterait la même présence, face à nos semblables, pourtant cela nous apparait si difficile, voir impossible. Respecter les sons, la parole qui nous arrivent, accueillir les mots, les entendre en ce qu’ils sont et non en ce que nous voudrions qu’ils soient, que nous les dessinions ou pas de même façon,les entendre tels qu’ils sont, vous avouerez, comme moi ,que la partie n’est pas gagnée ! Dans nos sociétés, prendre le temps de l’écoute est du temps perdu, voir une faiblesse ,au pire le signe évident que l’interlocuteur est du «  coté obscure » c’est à dire fatalement contre nous.

Oui ! Dés les premiers mots, la phrase à peine construite notre jugement est fait et depuis longtemps. Interrompre l’autre avec force devient la démonstration de notre «  vérité ». La patience nous quitte, on se nourrit de phrases incomplètes et d’arguments inadaptés, s’imaginant dés la première syllabe que nous avons tout compris de ce qui n’est pas encore énoncé !

Nous avons , tous, vécu cela ! Écouter et entendre, c’est à la fois considérer autrui mais aussi repousser au loin la haine et l’ignorance.

Philippe De Frémontpré

(Méditations)

Le pourquoi et le comment !

Le pourquoi et le comment !

Comme le rapporte ,de belle manière ,Christophe André, il est deux façons de répondre à la souffrance. La première serait de privilégier le «  pourquoi », ce qui n’est pas , toujours suivi d’améliorations du problème. La deuxième est d’axer sa réflexion, ses actes sur le «  comment » !

Le «  comment » est , déjà en soi une partie de la solution, reste au travers de la compréhension juste, du geste juste, d’œuvrer sans a priori au remède.

Vous me direz le «  comment » ne peut exister sans le «  pourquoi », certes , mais prioriser le «  pourquoi » peut nous amener sur des chemins incertains où de virages en lignes droites, il nous faut avancer sans relâche, sans y trouver le bout du bout d’une solution, mais au contraire une énorme frustration !

Le «  comment » a cet avantage, si je puis dire, d’inclure le « pourquoi » dans l’acte lui-même, le rendant ainsi en compréhension et en action impartial et bienveillant !

Elias a cette phrase : «  Soulager, c’est inviter le remède à guérir dans l’instant »

Philippe De Frémontpré

(Méditations)

Blamer

Blâmer

Posons-nous cette question, d’où nous vient ce besoin continuel, à la fois violent et humiliant de juger, de blâmer ? I

Il ne faut lire en ces lignes qu’une question qui va au delà des circonstances présentes et avenir ! Oui, juste une question à laquelle il y aura milles réponses, allant du manque de confiance en soi, à cette aliénation à être LE meilleure, à cette dépendance à la désapprobation,à cette addiction à la condamnation ! Mais notre réponse, notre réponse en notre intime, en notre profond du profond n’est elle pas, que nous n’avons su où voulu voir ce qui est vrai , non pas dans une agitation que nous croyons bienfaisante, mais dans un présent posé, dans cet instant ou nous nous accueillons tel que nous sommes.

Être une meilleure personne, c’est avoir cette liberté d’échouer, afin d’éviter d’être incapable d’aimer ! Étonnant non !? Ce n’est pas moi qui le dit, mais notre quotidien, cette expérience muette que l’on néglige parce que silencieuse et que l’on ne sait pas ou plus écouter !

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

la banalité du bien

La banalité du bien .

J’ai assisté, hier, à une scène, qui a remplit mon cœur de joie. Une Dame d’un age certain, tirait son petit chariot rempli de victuailles et autres courses. Elle marchait, sans se presser, en regardant alentours ,les visages de celles et ceux qu’elle croisait. C’est cela qui attira mon attention.Malgré son age , trahi par un dos vouté et l’effort qui lui fallait fournir, elle prenait le temps de regarder, d’observer et de sourire., oui ! De sourire ! Il n’y avait ,dans ce geste , nulle demande, ni appel, ni supplique, mais une joie pure réelle qu’elle semait avec persévérance.

Pourtant, ils étaient peu à répondre à ce sourire .Certains, en petits groupes ironisaient, d’autres absorbés par leurs portables, manquaient de la bousculer.Ce fut, pour moi, un étonnement et j’avoue un court instant un véritable agacement. Je me suis souvenu, alors, des mots de Matthieu : «  sur la notion de banalité du bien ! » ,de tous ces actes, ces émotions, ces engagements de joie , de bienveillance qui égrainent nos quotidiens, dont nous sommes tous capables et que pourtant, nous ne voyons pas, nous ne faisons pas ! Oh ! Il y a bien des causes à tout cela, la paresse, le paraitre, ce sentiment du ridicule et de l’inutilité , nombre de pensées servant à nous justifier !

Mais, comme elle m’importait cette Dame, comme son sourire m’apparaissait essentiel et beau.Ce n’était rien d’autre qu’un sourire, il disait tant de choses. Je pressais le pas pour la rejoindre, j’engageais la conversation et nous fîmes un bout de chemin ensemble merveilleux, attendrissant, un vrai bonheur !

J’aimerai tant que dans l’intimité de nos consciences, nous ayons cette formidable volonté, en notre nature humaine commune, de ne pas ignorer, de ne pas craindre, de ne pas rejeter un humble sourire , mais de l’accueillir avec gratitude !

Philippe De Frémontpré

(Méditations)

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