Archives pour août, 2019

La Vie .

J’aime lire ! La lecture est un monde, non pas où l’on se replie, où l’on s’isole, mais un monde où tout se propose, tout ose, tout s’éclaire ou s’assombrit. Au delà du partage, de ce dialogue intime avec l’auteur, le récit est une addition qui nous révèle au silence, à la patience, à l’attention ! Très bon exercice, me dit Elias, même si, parfois le texte nous apparait sans grand intérêt ! C’est dans la manière d’appréhender la force ou les faiblesses des mots, les beautés ou les maladresses de leurs additions, dans cette attention , malgré tout ,utile et respectueuse que nous trouverons les bienfaits de cet apprentissage .

Il y a quelques minutes, j’écoutai un livre ! Oui j’écoutai ! Bien que je préfère le touché du papier, le livre électronique, le livre audible m’offre une autre approche de la lecture ! Pour revenir à ce déchiffrage de mots, une phrase m’apparut comme un essentiel , je vous la livre :

– La Vie n’est pas une rivale, mais une alliée !

Au delà de nos différences, n’est il pas heureux que nous en ayons ? , la Vie est ce qui nous est commun. Elle peut nous sembler injuste, cruelle, difficile, intraitable que nous en oublions sa douceur, sa compassion, sa beauté ! Nous avons plus conscience des conséquences nocives de nos pensées, de nos actes malfaisants …… enfin plutôt ceux des autres, mais tout cela est ce vraiment la Vie ?

Chaque matin, je suis émerveillé par ce jour qui se lève. II y a dans le «  vacarme » de l’aube ( rires), comme un rappel à ce qui est beau, simple, humble ! Cette simplicité est comme un puzzle où chaque pièce est indispensable à l’image, où chaque forme de vie apporte son absolu ni plus ni moins. La Vie est un enchainement de petites vies, de petites vies mais de grandes importances. Accepter cela, c’est laisser une chance à la joie, au bonheur. Les atrocités, toutes ces nocivités que vous ne manquerez pas de me rappeler, il me semble inutile, dangereux d’en inculper la Vie . Nos comportements, nos soifs d’éphémères , nos modèles de vie portent leurs responsabilités, cela aussi, il nous importe de l’accepter .

Faire de la Vie une allié, c’est accepter ce que nous sommes……….de simples maillons de quelque chose de plus grand, de plus noble,de plus joyeux !!

Philippe De Frémontpré

( Méditations)

Respiration .

Respiration.

 

 

Dehors pas un bruit !

Mon esprit vagabonde,

Cherchant en paresse,

Une autre seconde,

Doucement, le jour s’enfuit !

Je te rêve au lit,

Allongée de coté

je te rêve endormie

Nue, apaisée !

Je te rêve en sourire

Les paupières closes,

Je te rêve en sir,

Ce plaisir qui ose !

Je te rêve frissonnante,

Les mains prudentes,

Je te rêve surprenante,

Les lèvres impertinentes.

Je te rêve respirée,

Parfums envoutants,

Je te rêve en mille pensées,

Ivresse de l’instant !

Les images disparaissent!

Mon esprit vagabonde,

Cherchant en paresse,

Une autre seconde,

A prolonger, un peu , cette nuit !

 

 

Philippe de Frémontpré

( Poésies)

Nos tourments.

Nos tourments.

Que pèse les tourments du jour ? Se poser cette question , presque chaque matin, comme un crainte qui rythmera nos secondes, nos minutes !

Apprendre l’apaisement, apprendre la liberté ! N’est il pas plus utile de multiplier les joies pour se détacher de toutes ces addictions que nous n’osons pas avouer !

Au cours d’une de mes lectures, ces phrases m’ont interpellé « : Notre intelligence nous présente , sans cesse, l’image des périls innombrables qui nous menacent et l’anxiété devient la dominante de notre humeur ! » ( Arthur Schopenhauer ) Terrible constat n’est ce pas !? Plus terrible en encore car fait au milieu du dix neuvième siècle et tellement, tellement d’actualité ! Il semblerai que nous soyons dans l’incapacité d’envisager la joie «  comme dominante de notre humeur » ! Bien sur, nous construisons de bonheurs éphémères, des plaisirs temporaires, nous arrivons même à les partager, mais inexorablement nous revenons à cette anxiété. Certes, les circonstances sociales, l’environnement nous plongent dans une amertume, une colère que nous justifions , trop souvent, par le défaut de l’autre. Voltaire rejoint Schopenhauer quand il écrit « : La vie nous mène et se moque de nous ! ». Cette moquerie est un fait quand nous réduisons l’Amour universelle à un rêve utopique, quand l’attachement à notre individualité l’emporte sur tout, quand au détriment de la compassion pure nous préférons l’apprentissage de la haine !

La Vie ne nous demande pas de haïr, mais d’Être au milieu de la fournaise, un havre de paix, de sérénité, de joie pour l’autre et à cause de l’autre. C’est, peut -être ,en allant au delà de notre vraie nature , en un détachement total de nos égoïsmes et de nos peurs , que la joie pure sera ce noble bonheur partagé.

Philippe De Frémontpré

( Méditations )

Cette merveilleuse chance .

Cette chance merveilleuse

Nous sommes , dans un temps, où il est difficile de poser nos mots, de les proposer simplement à l’observation, à la réflexion, à l’écoute . Ces deux derniers mots sont si essentiels ! Ils ont en eux, ce qui ouvre l’esprit, ce qui fait battre le cœur , ce qui conduit à la Paix intérieure et extérieur , ce qui fait de l’autre et j’ose dire de soi même de merveilleux compagnons de route !

Prompt à occulter ce qui ne nous plait pas, ce qui ne nous intéresse pas, ce qui ne nous profite pas, nous envisageons la réflexion comme une perte de temps et l’écoute comme une faiblesse. Pire que cela, nombre d’adeptes des réflexions simplistes décernent à celles-ci la médaille de la certitude et l’oscar de la vérité . L’écoute, en ce cas , ne tient pas plus que deux mots ou plutôt deux sons, tant il semble inutile d’aller au delà.

Chaque jour, je suis attristé de lire, d’entendre tant de mots, tant de paroles qui n’ont en réflexion que la haine, la jalousie, l’égoïsme. L’autre, la nature, notre environnement sont devenus des prétextes. Prétextes à haïr, prétexte à violenter, prétexte à détruire, non pas seulement les biens communs, mais cette belle et noble idée que chacun est respectable parce qu’humain ! Je n’ai pas la naïveté de croire «  que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » mais je n’ai pas non plus cette certitude que celui-ci est coupable parce qu’il blanc ,bleu, rose, vert ou rouge ! Si nous prenons le temps d’observer, nous avons l’autre en ligne de mire, cela résous tant de problèmes , n’est ce pas ?! Nous fabriquons des coupables, alors que nous le sommes nous mèmes ! Nous ruminons nos colères au lieu de leurs opposer des remèdes . Nous marchons sur la tète en hurlant que nous avons mal aux pieds !

Nous avons cette chance merveilleuse de pouvoir observer et réfléchir, mais surtout, de nous parler dans nos foyers, dans nos quartiers, nos villes et nos campagnes .Osons cela humblement, avec volonté et attention, pour qu’en chacune, en chacun la Paix se construise , car sans cela il n’existe aucune liberté !

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