Archives pour janvier, 2020

Bien faire !

«  Bien faire et se tenir en joie ! »

Spinoza

C’est au cœur à cœur que nous devons aspirer ! Pourquoi se priver de la joie immense de cheminer, ensemble , pour façonner un remède à la souffrance ! Que l’on m’explique !

Nos différences physiques, intellectuelles, spirituelles sont cet assemblage unique où l’humanisme, dans ce qu’il a de plus noble, de plus audacieux, de plus partagé en son authenticité, est le ciment . Nous avons, toutes et tous, cette ambition, au profond du profond de nous même, de regarder le monde avec émerveillement, mais surtout d’y faire entrer ces bouffées de joies pour l’autre et à cause de l’autre. Comment ne pas avoir cette conviction ?

Aurions-nous peur , de nous même où de cette sainte image que nous construisons, non pas pour être l’Autre humblement, mais comme les autres, bref faire taire notre différence ? Observons-la cette image ! Préjugés, comparaison, emprisonnement dans le regard d’autrui,violences, déséquilibre permanent, pessimisme, jalousie ….. en un mots : souffrances !

C’est alors, qu’au lieu de nous atteler à cette merveilleuse tache d’Être tout simplement pour l’autre et à cause de l’autre, nous entrons, bien souvent, en conscience dans le jugement, la condamnation, la haine ! Un chemin que je définirai comme ceci ( merci à Kafka auquel j’emprunte et modifie ses mots) :

«  La haine est un prodigieux manque d’imagination ! »

Philippe De Frémontpré

Apprentissage

Bonjour à toutes et à tous,

Ne pas être la maladie ! Ces mots ont été pour moi une révélation, j’ai eu beaucoup de joie à les méditer, à les partager, à les vivre ! Oui beaucoup de joie !

En dedans les murs blancs de ma chambre, bien sur, la souffrance était là , les remèdes ne sont pas anodins. Mais il y avait cette petite phrase, vous savez , comme le tournoiement du morceau de bois sur les bords d’un bol tibétain, à la fois apaisants et attentionnés. Ce son particulier m’emmenait en la réalité de l’acceptation de la souffrance, mais aussi au delà, là où la joie s’impose avec compassion et sagesse. Je compris que ce mal n’était qu’une compagne de voyage plus ou moins encombrante. Il ne fallait pas l’ignorer, ou mettre ses pas dans les siens, mais juste l’observer, l’appréhender pour ce qu’elle est ni plus, ni moins ! «  si il y a une remède pourquoi s’inquiéter ….. vous connaissez tous cette citation !

Peu à peu , la joie prenait le dessus et la partager aux gré des jours et de mes séjours hospitaliers avec mes proches, le personnel médical me parut essentiel autant pour moi que pour eux , et je dirai même plus pour eux ! Quoi de plus merveilleux que de rire, avec ses enfants voyant un matin mon crane complétement chauve, quoi de plus revigorant que d’accrocher un sourire sur le visage d’une aide soignante dont le fils pose problème. Un matin, après une journée d’examens divers et bizarres, un médecin est entré dans ma chambre, m’annonçant , non sans une certaine gravité, ma récidive . Quel fut sa surprise, mais aussi la mienne je l’avoue, quand je l’interrompis par : «  et ? » suivi de «  et vous comment allez vous ce matin ? » tout cela aux dires de l’infirmière avec un large sourire ! Je vous passe les suites de cet entretien, mais j’en garde, malgré les circonstances un souvenir joyeux et ce fut pour moi un vrai et puissant apprentissage .

Je ris ! Tout cela pour vous dire : «  Osez la joie ! »

Philippe De Frémontpré

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