Archives pour mars, 2020

D’autres mots pour offrir notre joie !

D’autres mots pour offrir notre joie !

Chaque jour, nous croisons des personnes de biens des horizons, nous partageons avec eux des avis, des opinions auxquels nous pouvons adhérer ou pas . Ce qui est curieux, à notre époque, et ce qui m’inquiète, c’est cette faculté, non pas d’argumenter, mais d’insulter quand un désaccord ce fait. C’est difficile à comprendre ! On n’aime pas, on insulte, on est pas d’accord, on insulte ! L’insulte est devenue, une mode de sélection, c’est à dire : «  il est moche , mal fringué donc un c… ! » Pourquoi chercher à le connaitre, à partager, à discuter ? Le verdict est tombé !

En fait en écrivant, je me dis que nous sommes dans la société du verdict. Nous glanons, une information ou deux, généralement partielles où partiales et voilà , le marteau tombe : Coupable ! De quoi ? on ne sait pas trop au plus profond de nous même, car bien souvent nous en faisons une habitude !

« Comme le soleil qui brille également sur les bons et sur les méchants, l’impartialité permet d’étendre à tous les êtres sans distinction l’amour altruiste, la compassion et la joie que nous nous devons de cultivér » Matthieu Ricard

J’ajouterai les mots de sa Sainteté le Dalai-Lama

« Pourquoi sacrifier vos mérites, votre réputation et vos bonnes qualités en vous fâchant ? Pourquoi abandonner , précisément, ce qui fait votre richesse et vaut le respect !  Pourquoi se sentir heureux quand l’ennemi est misérable ? Votre simple vœu qu’il soit malheureux ne lui fait aucun mal »

Ces insultes et autres moqueries nous apportent ils force et santé , donnent ils à l’humaniste joyeux de belles couleurs ? A chacune et chacun d’entre nous, y compris moi-même, de répondre en nos cœurs à cette question !

Philippe De Frémontpré

S’abstenir de juger

S’abstenir de juger !

S’abstenir de juger ! N’est ce pas « Mission impossible » ?

Il y a ,dans celui qui doute, la flamme plus ou moins vacillante de l’impartialité. En effet, n’est il pas , consciemment ou inconsciemment , un découvreur de diversités, un observateur, parfois maladroit, de la face cachée d’une pièce , l’avocat débutant commis d’office? Oui, la flamme, que dis-je la flammèche de l’impartialité vacille ! Ce feu intense qui devrait éclairer toute pensée, toute parole, tout acte s’éteint doucement aux souffles de nos illusions , de nos peurs.Bien des brasiers, même les plus modestes, s’alimentent du déséquilibre, combustible indispensable, croyons-nous, à la «  manifestation de nos vérités ! »

Nous avons , toutes et tous, en nos expériences ces mots et ces actes, où pensant détenir la vérité, nous hurlions à tous les vents cette affirmation claire qui ne pouvait qu’être la bonne. Mais il suffit qu’Éole, en une brise , aussi soudaine que bienveillante, nous dévoile l’envers du décor, pour que notre superbe rougisse de cette déconvenue.

Oui, le bleu est bleu, mais si nous n’osons pas, avec vigilance et attention , observer les nuances qui s’offrent à nous, les accepter tel qu’elles sont , sans naïveté, nous ne serons que de pitoyables procureurs et tout , alors, sera d’un bleu unique ! C’est au delà de nos peurs, en l’audace du doute ,en la volonté bienveillante d’un esprit serein que l’impartialité réchauffera cette joie que nous avons oublier au profond du profond de nous même ! Douter n’est pas un gros mot, ce n’est pas se mettre de coté , c’est se poser un instant pour observer ,réfléchir apprendre, comprendre. Quand au bout de ce cheminement, la flamme grandit, quelle joie, quelle bonheur ! Elle est là , la mission de tous les possibles !

Philippe De Frémontpré.

Silence

Silence

Je me réfugie dans le silence, comme on prend un bâton de pèlerin, sans haine, sans crainte. Il est, alors des paysages, des voix, des émotions différentes, vulnérables, certes, mais empreints de sérénité, d’humilité .

L’horizon s’apaise, esquissant en nuances colorées, un moment de paix particulier, presque égoïste. Il nait, en ces instants, une nécessité, un impérieux besoin d’entrer en intime, non pas pour établir un énième constat, mais pour comprendre et apprendre.

Un miroir se pose. Images crues d’un passé, violences d’un présent, tout s’additionne sans ménagements, happés par une soif d’altruisme et de compassion.

Le silence est un choix, quand les mots ont perdu leurs sens,quand la vanité est érigée en droit. Certains diront, repli et même lâcheté, il n’en est rien ! Il y a là, une volonté farouche de résistance, un mutisme militant face aux bavardages partisans, aux chuchotements accusateurs et confessions hypocrites., aux ignorants oublieux des causes qui régissent tout, oublieux de la raison et de la joie ! .Il n’est de valeurs en de fausses libertés que d’eau en un désert. La souffrance se dilue dans le vacarme, le narcissisme, la démesure outrancière des nos faiblesses. Elle n’est plus qu’une « variable » que l’on constate et ajuste, sans l’apercevoir, l’appréhender, l’absorber , la guérir !

Il n’est pas un silence permanent , j’en connais les blessures et les dérives. Il est un temps où notre réalité profonde s’interpose et interroge notre esprit, notre cœur. Le futile s’évanouit, l’éphémère s’évapore, l’attachement se dénoue et rompt. Reste un essentiel, humble, humain, un lien inaltérable avec notre conscience intérieur. A ce stade éclot l’acte, la décision, l’intervention, la manifestation toutes ces formes d’actions réfléchies, concrètes où le bon sens , la considération de l’autre , le respect de la vie deviennent la substance de la vérité.

Philippe De Frémontpré

Quatre mots magiques !

Quatre mots magiques

Il est en mes souvenirs, l’odeur particulière de ce biscuit nantais rectangulaire , dentelé , aux grandes oreilles. Chacune dans son coin, attentive mais craintive , elles se faisaient discrète à la sortie du paquet. Pourquoi me direz-vous , cette peur subite entre deux doigts malicieux, portant la gourmandise à une bouche vorace ?

L’inquiétude n’était pas d’être mangé mais simplement, la question était de savoir la quelle serait la première………..

C’est le début d’une petite histoire que je racontais à ma petite fille le soir pour l’endormir. Son sourire avant que ses yeux ne se ferment, remplissez mon cœur d’une joie immense, je dirais même, plus que cela, beaucoup plus que cela !

La couette jusqu’aux oreilles, elle attendait patiemment que l’histoire commence.Elle fermait les yeux, sa respiration se faisait plus lente, apaisée, alors je débutais par le légendaire «  il était une fois… » quatre mots magiques comme la clé de la porte d’un monde extraordinaire .Généralement, l’histoire n’allait pas à son terme, le marchand de sable me prenant de vitesse.

C’est à ce moment, que je lui fredonnais, doucement, une chanson que ma grand mère chantait à mon père, aux heures troubles d’un pays, d’une contrée lointaine.

Tout là haut dans le ciel gris,

Tous les chats ne sont pas noirs.

C’est une illusion de l’esprit,

L’abandon de tous nos espoirs.

Toi, qui dort dans ton lit,

A la fenêtre de tes rêves,

Il n’est pas question de survit,

Mais de promenades sur la gréve,

Là, où les flots à l’horizon,

Inventent de nouvelles chansons……..

( traduction approximative en français , d’une chanson polonaise )

Philippe De Frémontpré

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