Archives pour juin, 2020

Jugements,

Bonjour à toutes et à tous,

Nous en sommes arrivés là ! Ce «  là » où un  «  bonjour » devient suspect où un sourire ne peut être qu’hypocrite où un acte juste ne peut se faire « sans arrière pensée nocive » où la justice rime avec vengeance et délation . Oui ! Nous en sommes arrivés là !

Sommes nous en incapacité d’accepter notre humanité ? Sommes nous inaptes au juste équilibre, à l’impartialité, à la compassion véritable ? Sommes nous ,à ce point aveugles ,pour ne pas voir nos insuffisances ? Sommes nous, si ignorants, que nous en faisons une règle de vie ?

Les questions s’amoncellent comme autant de souffrances présentes et à venir. Nous tournons le dos à tout cela, croyant en l’instant, prendre le bon chemin, et laissons «  aux autres » le soin de répondre ! Nous laissons à nos a priori , la priorité en tout et sur tout et beaucoup , ainsi , sont persuadés de détenir «  La Sainte Vérité » !

Nos jugements, car il y a jugements, ont cette couleur sombre de la partialité, de l’accusation, de ce dédouanement enfantin ( c’est pas moi, c’est lui!) qui fige , enferme nos pensées dans un déséquilibre propice aux malheurs des uns, aux souffrances des autres .

Oui ! Je juge , à mon corps défendant. Avec une très grande tristesse, je fais ce constat amer !

J’ai cette image en tête. Notre autocar est embourbé et là, nous passons notre temps à accusé le conducteur, son co-pilote, la météo , le constructeur du bus, la qualité du carburant, le choix des pneus et même notre voisin de siège avec qui nous avons eu de plaisantes conversations jusque là ! Résultat : L’autocar est toujours embourbé !

Nous avons une chance extraordinaire, nous avons en nous ce courage du changement, non pas de tout cassé, mais changer nos comportements, nos regards. Les fondations du monde de tous les possibles sont là, en ce changement d’abord personnel, en cette prise de conscience que l’univers est un tout et que si nos pensées ne sont pas humaines, que si nos actes ne se font pas pour l’autre et à cause de l’autre, que si nous ne nous regardons pas au profond du profond de notre être et enfin , que si nous ne respectons pas la nature et l’ensemble des êtres vivants……….

Nous resterons , pour longtemps embourbés dans nos souffrances !

Que l’amour , la compassion vous guide !

Philippe De Frémontpé

Trésor de pirates .

Trésor de pirates

Les mots sont les miroirs de nos émotions, les complices de nos rêves, de nos désirs, de nos peurs. Ils envahissent nos pensées et brouillent nos plumes. Que de taches, ces fameux « pâtés, de ratures, de griffonnages, de chiffonnages n’avons nous pas fait. Les mots se déforment, s’étirent et même cassent , mais ils savent, aussi, embellir un sourire, offrir une rose, apprendre le temps !

Écrire, quelque part, c’est expérimenter. Je veux dire par là, appréhender chaque lettre, chaque syllabe pour qu’elle soit au plus prés de cet intime que nous redoutons, parfois, mais que nous chérissons, souvent en secret . Que ce soit en l’imaginaire où en la réalité, nous apportons entre les virgules, les bribes de nos excès, les copeaux des nos erreurs, les saveurs de nos joies , les couleurs de nos petits bonheurs en confidences.. Une sacrée addition n’est ce pas !?

Écrire,, poser les mots sur le papier c’est un trésor de pirates, nous cherchons cette croix sur la carte, nous chapardons, nous montons à l’abordage , faisons du sur place par manque de vent. Sur les mers de nos dictionnaires nos esprits affrontent les tempêtes, les froids du Grand Nord et les chaleurs des Tropiques. Naviguer, naviguer encore remplir les cales de belles phrases aux parfums sucrés, de paragraphes scintillants comme une émeraude, de chapitres brillants comme mille pièces d’or. Il n’est nul question de talent, mais juste de mots alignés qui osent une histoire et s’adonnent au plaisir d’Être !

Philippe De Frémontpré

Haut de Page