Bonjour à toutes et à tous ,

 » Laisse la porte ouverte ( il me demande de laisser ,réellement ,la porte ouverte) car quelqu’un pourrait avoir un autre regard et je serai attentif et heureux de l’entendre  » Elias

La peur, voilà une étrange émotion.

A ce qu’il me semble , elle n’a d’autre cause que l’inconnu, l’inexplicable. C’est un peu simpliste, mais en y regardant bien, n’est ce pas la réalité?Il est alors, en un reflex Millénaire, un repli sur soi où l’on s’empare de l’irrationnel, du partiel, du partial pour tenter de nous apaiser mais surtout ,en de fumeuses théories, d’impliquer celle , celui où ceux que l’on n’aime pas ou les choses,les événements à nos goûts déplaisants ou pire ,cela pour différentes raisons.

Si nous prenons le temps d’examiner cette étrangeté, avec sincérité  et humilité , nous constaterons que, bien souvent , ce sentiment ne repose sur rien ou du moins pas grand-chose. Il n’est en effet, que la conséquence d’une surprise , d’une ignorance qui, il me semble, peut-être  observée,réfléchie et comprise et ainsi, surmontée. Il nous faut ,pour cela, ouvrir la porte à l’équilibre, à l’impartialité,à  l’humanisme, sans cela nous resterons à trébucher sur notre chemin, toujours inquiet du caillou à venir.

Il ne s’agit pas là , de naïveté où d’aveuglement mais simplement d’accepter la peur telle qu’elle est et pour ce qu’elle est. Nous avons beaucoup plus de sévérité dans notre jugement hâtif des conséquences de nos peurs et beaucoup moins de rigueur, de patience dans la compréhension de celle-ci.

Ce n’est pas pour cela ,qu’il nous faut renoncer au doute. Le doute n’a nul besoin d’être glorifié mais simplement d’être raisonner. La raison n’est pas un chemin rectiligne où tout incident est anodin. C’est au contraire, le lieu où les besoins, les insuffisances, les souhaits, les volontés ne se suffisent pas a eux-mêmes mais s’observent, se réfléchissent s’apprennent, se comprennent. C’est alors que les mots, les actes qui en seront les conséquences seront justes , humblement justes et véritables. Il faut entendre en ce mot véritable non pas la certitude de la vérité mais l’affirmation d’une compassion inconditionnelle. 

Philippe De Frémontpré