Sans autre vérité.


Faut il presser le pas, en mots partagés,

Pour une rime rêvée, à l’horizon éloignée ?

De l’impatience aux émotions troublées,

En apprentissage attentif, la dompter.


Dans nos regards tristes et façonnés,

S’invite, parfois, une lueur rebelle.

Trop souvent, sans égards, étouffée,

Sans cette question, qui est elle ?


En nos intimes s’amoncellent,

De silencieuses ritournelles,

Des complaintes fanées

Que même le présent ne peut oublier !


Oh ! Tant de voyages refoulés,

Tant de saisons inexplorées,

De lettres jaunissant,

A la lecture cruelle du temps.


Devons nous croire au culte de l’interdit,

Où s’affrontent malaises et non-dits,

Enfermant nos inaudibles souffrances,

Pour ne survivre qu’en apparences ?


On ne peut bâtir sur l’illusion,

Notre logis n’en aura aucunes finitions.

La véritable paix infinie, au-delà de la foi

Se crée, naturellement dans l’oubli de soi.


Il nous reste tant de matins,

A regarder grandir.

Il nous reste tant de chemins,

Pour construire nos devenirs.


Quand les chaînes de l’importance de soi,

Se brisent et quittent votre toit.

Il a dans la loi de l’existence,

Une harmonie à apprendre en évidence.


Alors la liberté entre en nos consciences,

Et tout se lie en confiance,

Dans ce respect de la vraie humilité,

En la nature sans autre vérité.



Vincent