Il n’y a pas de beaux jardins, mais de bons jardiniers !
Le vénérable.


En mon jardin.


Une ballade en un jardin,
A la recherche d’un instant,
A voler…
Non ! A savourer !
Comme le fruit d’un pays lointain,
D’une île du levant.
Sans perdre la raison,
Mes pas glissent
Entre les mots, les couleurs.
Surpris, par le sourire d’un lys,
M’offrant la naissance d’une saison,
A la douce et tendre chaleur,
J’arpente des allées aux saveurs aériennes,
Où flottent des images païennes,
Ombres d’amants enlacés,
Sur d’improbables plages ensoleillées.


Une ballade en un jardin,
A la recherche d’un regard,
A croiser…
Non ! A aimer !
Doucement, comme monte une ferveur.
Teintée de cette étrange frayeur,
De la perdre de vue,
De ne pas avoir su !
Dans le secret du jour,
M’avancer vers elle,
Et dans l’alcôve tiède de l’amour,
Lui caresser les ailes.
Que ne puis-je être jardinier,
De roses sang, la combler,
Pour ne la voir que passer,
Au beau milieu des mes pensées.

Vincent