Ce que je suis, ce que j’étais…………….

Ma mémoire s’efface,
S’estompent, doucement les traces,
Comme un demain détruit,
Quand ne vient pas l’été.
Ce que je suis,
Ce que j’étais,
Tous ces étranges hasards,
N’ont plus de quai de gare.

Le temps s’évapore.
Me regarde et se retire !
Le présent ne fait plus l’effort,
De construire un souvenir.
S’invitent des visages,
Dans un dédale d’images,
Où le faux nie le vrai,
Où il n’ y a plus de vérités !

Quelques mots se rangent, incompris,
Sur un bout de papier,
Phrases désordonnées,
Dernières tortures de l’esprit.
Soudain, une larme,
Venue de nul part,
En la violence d’un drame,
Hurle un pourquoi…. trop tard!

Je m’enfonce, lentement.
Je ne sais où je vais,
Peu importe, je serai absent,
Je ne suis pas inquiet.
Par moment, j’ai peur
De ce voyage à contre cœur,
Cela devient rare,
La peur n’a que faire d’un vieux fêtard.

Mon corps s’oublie,
Lui aussi !
Il s’abandonne au tumulte,
Comme une dernière lutte.
Je vais mourir demain,
Mais, ne le saurai pas !
Je ne sais plus courir,
A quoi bon?…. vaut mieux partir !

Vincent