Le silence juste.

Le paysan apprivoise la rivière,
La laissent libre en cour,
Irriguant ses semences,
Ni trop, ni trop peu !

La pensée va de même,
Jouissant de cette liberté essentielle,
La parole enrichie la connaissance,
Ni trop, ni trop peu !

La pensée s’expose aux émotions,
L’intime y est, alors étranger.
Soumise à nos pulsions charnelles
Intellectuelles, elle n’a de réfléchie
Qu’une surface bien mince,
Perméable à l’éphémère certitude
Ancrée sur le sable.
Nos réalités font assauts d’amabilité,
L’essentiel bat en retraite,
Laissant le champ libre à de primaires affirmations.

Il n’y a là, aucun délit !
La preuve, en fait, d’un apprentissage non abouti,
Où le silence trace le chemin d’une réflexion juste,
Qu’il faut savoir et surtout vouloir suivre.
Ni trop, ni trop peu !

Vincent