« Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses. »
( Le Vénérable)

Question pour un regard.

Je regarde mes mots,
Et soudain m’interroge !
Je les dessine en vrai, en faux,
En laids ou en beaux,
Une naissance de saisons,
En un jardin des pardons.
Je suis aux premières loges.
De ces émotions qui dérangent,
De ces mensonges qui m’arrangent.
Je me permets de croire,
Que je ne suis qu’un maillon,
D’une histoire, n’étant plus mienne.
Aurai- je la sagesse de ce savoir,
Où, l’on ne moule pas sa vie à façon,
Comme semble le dire des ombres puritaines ?
Y aurait- il une certaine noblesse,
A penser que l’autre y est pour quelque chose ?
Y aurait- il de la faiblesse,
Quant à cela, l’ignorance s’interpose ?

Je regarde mes mots,
Et soudain, m’interroge !
Je les peins, parfois, en un tableau.
Les habille d’improbables couleurs,
Dégradés de fureurs,
Ou pastels de bonheur.
Elles n’ont de courage que celui de mes peurs,
Elles n’ont d’audace que celle de mes désirs.
Tyrannique passerelle menant aux souvenirs.
Je me permets de croire,
Que mon pinceau m’ignore.
Parcourant cette toile en toute liberté.
Aurai- je la patience, d’attendre ?
Oui ! Attendre cet instant magique
Ou le pinceau et la pensée se rejoignent.
Et qu’ainsi, le verbe témoigne.

Je regarde mes mots,
Et soudain, m’interroge !
Je les oublie, souvent, pour de drôles images,
Perdu sur les ondes d’étranges paysages.
Je forme, alors le vœu de tomber en cécité !
Ne plus voir, ne plus rien regarder.
Inventer enfin des rêves ordinaires,
Où chaque mot devient extraordinaire !
Ai je choix d’un chemin différent ?
Les mots me regardent,
Et soudain, m’interrogent !

Vincent