» S’affranchir de nos propres égoïsmes, là est la vraie liberté ! « 
( Le Vénérable )

Un entre-deux.

Mes rêves papillotent encore.
La nuit, lasse,
Entreprend de céder la place.
Un entre- deux éphémère, s’installe alors.
Le silence s’absente un moment,
Aurait il peur de l’indécence de l’instant,
Quand le jour se dévoile,
Et la nuit tire le voile ?
Les nuages hésitants, paressent,
Puis disparaissent.
Laissant au bleu, d’un ciel d’été,
L’espace de sa couleur.
La nature ne demande qu’une faveur.
Cette larme à la nuit,
Que l’on appelle rosée.
Le temps des ombres s’enfuit.
Un rayon de soleil ose une percée.

Mes rêves papillotent encore.
La nuit part en voyage,
De l’autre coté de la terre
Un entre- deux éphémère, s’installe alors.
Verra t elle d’autres visages,
Aura-t-elle l’humilité,
D’être une fois,
Une seule fois,
Un souffle d’humanité ?
Le silence se fera sur la misère.
Une lueur d’amour vacillera,
Seul trésor que les ténèbres n’atteignent pas.
L’homme n’a qu’une peur,
Cette larme d’inconscience,
Que l’on appelle souffrance.
Le temps des ombres s’enfuit,
Un rayon de soleil ose une percée.

Mes rêves papillotent encore.
La nuit revient,
Par le même chemin.
Un entre-deux éphémère s’installe encore.
Calmera t elle la fureur de l’apparente clarté,
Apaisant les colères des peines oubliées ?
Elles reviennent en cortège,
D’images en florilège,
Du passé en songes d’avenir,
Comme le glas d’un présent en souvenir.
Le temps des ombres est là,
Surtout, ne t’endort pas !

Vincent

( Peinture de Natacha )