« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! »
( Le Vénérable)

A perte de vue.

Beaucoup de mots se sont alignés,
Pour décrire au plus prés,
Un moment exceptionnel,
Une minute éternelle.
Mais……
Combien d’entre nous ont gardés, cet instant magique ,
Ou…………………

Dans leurs couleurs rouille et marrons,
C’est à feuilles perdues,
Que les arbres jouent « à frissons. »
L’hiver à perte de vue.
Chacun se couvre de laine en épaisseur,
D’écharpes en gants,
De bonnets en cols montants,
Pour que point ne rentre la froideur.

La neige, élément essentiel,
En de milliers de flocons, aussi froids, qu’affolés,
Cherche une place où se poser.
Le vent, discret pour le moment,
Pousse les nuages, en longues caravanes,
Comme un rideau s’ouvrant sur le jour naissant.
Dans l’azur, un oiseau majestueux plane.
Ces grandes ailes déployées caressent le soleil,
Donnant au monde, le signal du réveil.
L’hiver à perte de vue.

Le silence blanc frappe aux portes,
Livrant ses guirlandes en cohortes.
Une chaleur, en petites fumées bleutées,
Quittent la douceur d’un foyer.
La cheminée pointe là-haut,
Pour qu’elles rejoignent le troupeau,
En de pales lueurs infinies,
Dessinant, ainsi, les dernières ombres de la nuit.

Là, de derrière la fenêtre,
Un petit garçon regarde naître,
Un matin, pas comme les autres,
Qu’il décrira, un jour, sans fautes !
C’est son hiver à perte de vue !

Il y a, dans nos mémoires d’enfants,
L’image presque secrète, d’une saison.
Ou, à l‘abri de l’innocence,
Tout avait un sens !
Il y a, dans nos mémoires d’enfants,
Un silence ou se perd toute raison,
Ou se tait l’ignorance,
Car tout a un sens !

Vincent