De l’air !

J’en peux plus,
De ne plus rêver !
J’ai besoin de respirer,
Un air, ou les mots sont bleus,
Où, les sourires sont heureux.
J’en peux plus,
De marcher dans les rues,
Croisant des visages de façades,
Aux yeux vides, au regard tordu.
J’en peux plus,
De ces idéaux fades,
Où, l’on demande tout à Dieu,
Et rien aux hommes.
Je ne croquerais plus cette pomme.
Au nom de Satan, au nom de Dieu,
Mais au nom de la vie !
Celle qui pleure, celle qui vit !
J’en peux plus,
D’attendre,
Ce grand soir qui n’arrive pas.
J’ne verrai pas l’Amérique,
Nager, çà ne m’intéresse pas
J’en peux plus,
De ce tube cathodique,
De ces vedettes sans talents,
Pleurant la misère des gens,
Pour un point d’audimat,
Le tout sans sauce tomates.

Je n’ai qu’un « au revoir »,
A t’offrir pour tout espoir,
Je m’en vais, dés ce soir,
Ma vie change de trottoir.

Vient !
J’emmène ton désespoir
De l’autre coté du couloir.
T’a pas besoin de bagages,
On s’habillera de nuages,
Vient !
On écrira des chansons,
Des mots d’amour polissons,
Des refrains sans prétentions
Mais, bourrés d’affection.
Vient !
On construira des châteaux
Pour les vilains, pour les « pas beaux » !
On la fera notre révolution,
A coup de tendresse et de passion.
Vient !
Je t’apprendrai à marcher sur l’eau,
A voler avec les oiseaux.
Je te ferai la cour,
Comme un jeune troubadour.
Chaque rime, chaque ritournelle,
Te dira, que tu es belle !

Je n’ai qu’un « au revoir »,
A t’offrir pour tout espoir,
Vient ! ne me laisse pas en hiver
Je t’attends dans ton univers.

Vincent