Le vent.

Connaissez-vous l’histoire du vent ?
La vraie histoire du vent ?
Non !
Vraiment, non !
Réparons cela, de ce pas.
Il me faut pour cela,
Votre attention, un instant,
Mais votre attention, d’enfant !

Il était une fois la terre.
Bien avant les guerres.
Un moment ou, le monde apprenait à grandir,
Doucement, sous le soleil et dans les rires.

Le temps régnait en maître, sur les eaux et le ciel.
La sagesse attentive, peignait la terre couleurs de miel.
Toute chose avait sa place.
De querelle, il n’y avait aucune trace.

Chaque jour, l’aube venait.
Donnant à l’univers, les couleurs de sa journée.
Chaque jour, l’aube venait.
Donnant à l’univers, un bonheur ainsi réveillé.
Fleurs et animaux se saluaient.
Le soleil accrochait, doucement ses rayons.
Il n’y avait qu’une saison.
La nuit, quant à elle, gentiment s’endormait,
Jusqu’à ce que le crépuscule vint frapper à sa porte.

Tout aller de la sorte,
Chaque matin, le temps s’installait,
Pour voir l’aube naître,
Lui sourire et disparaître.
Il vint, tant de fois,
Qu’il en tomba amoureux !
Il vint, tant de fois,
Qu’il se prie pour Dieu,

Un autre jour arriva
L’aube s’éveilla, comme à son habitude,
Le temps, ses sentiments en certitudes,
S’arrêta !
Le monde en fut bousculée,
La nuit ne savait plus quand dormir,
Quand s’assombrir !
L’harmonie, désorientée, n’avait plus de repères
Que fallait il faire ?
Une mort lente s’annonçait.

On fit appel au vent.
Qui n’était qu’un souffle léger,
Rafraîchissant ce bel été.
Le vent souffla si fort,
Si fort.
Qu’au temps retira sa belle !
L’aube revint, elle est éternelle.
Mais le temps, malheureux,
De ne pas avoir un moment à eux,
Pressa le pas.
Et depuis, le temps devient fou.
Il rit de tout.
Et le vent, ainsi libéré,
Invente les saisons,
Les guerres et les prisons.

Le temps était amoureux !
Mais un jour il se prie pour Dieu !

Vincent

(Peinture Héléne CHEVARIE)