Silhouette.

En promenade, le vent l’accompagne,

A quoi pense t elle, à quoi rêve t elle ?

Elle est si loin,

Loin de mon cœur chagrin !

Mes mots s’envolent,

Frôlant ses larmes, son sourire,

Elle est si loin,

Loin de ma solitude

Je déambule en cette image,

Lassé d’une distance assassine.

Pourtant, rien ne me détache,

De son visage aux milles tendresses,

De sa silhouette bien sage.

La brume changeante,

En vagues douces, frileuses,

S’amuse en ombres claires,

Dessinant un labyrinthe,

Où aimerait se perdre,

L’émotion d’un baiser.

Dans le ciel d’un jour fatigué,

Planent les étreintes devinées.

Celles, tout en pudeur,

D’une découverte amoureuse.

S’éloigne ce songe,

Pour quelques arabesques

Posées sur une page de carnet.

L’oubli n’existe pas !

Il va, au-delà, du large

Là-bas au bout de l’horizon.

Elle est si prêt,

Prêt de mon cœur aimant !

Mes mots s’envolent,

Chérissant ses larmes, son sourire,

Elle est si prêt,

Prêt, comme une certitude.

Vincent