Amant

La solitude m’attend,
En maîtresse attentionnée.
Chaque jour, en silence,
Son ombre m’envahit.
Nous avons nos rituels,
Porte fermée,
Lumière tamisée,
Commence alors,
Une étreinte particulière.
Elle pénètre mon intime,
Bouscule mes pensées,
Apprivoisant le temps,
Pour que se confonde,
La clarté et l’obscurité.
Elle s’amuse de mes mots,
Griffonnés à la hâte,
De ces syllabes dessinées
Osant l’ignorer.

Je m’assoupie, parfois,
Et mes rêves l’affrontent.
Elle emplit, à la dérobée
Mes songes de tristesse,
Caressant mes regrets,
Ces habiles complices.
Elle s’acquitte de mes souffrances,
Et je l’emmène en imaginaire.
Terres fertiles,
Où le vent se joue des couleurs,
Où, le hasard s’excuse,
D’un brouillard, d’une éclaircie.
Nous conjuguons l’espace,
En jadis et demain,
En une sensualité singulière,
En une folie plurielle.

Vincent