En dedans les murs.

En dedans les murs,
A l’abri des certitudes,
Se pose le temps,
Un silence de vérités.

En dedans les murs,
Sans mots à l’écorce rude,
Se pose le temps,
Un écho de sérénité.

En dedans les murs,
Sans horizons, sans latitudes,
Se pose le temps,
Un océan de pensées.

En dedans les murs,
S’évadant de tristes servitudes,
Se pose le temps,
Affranchi de fausses libertés.

En dedans les murs,
Hauts et froids,
Aux tuiles rouges sur le toit,
Cernés de jardins rigoureux,
D’arbres encore frileux,
Les pas se font prudence,
Cherchant en alternance,
Sur la pierre grise,
L’équilibre d’une émotion,
Le pardon d’une méprise,
Le chemin de la compassion.

En dedans les murs,
Quand le ciel fait place,
A une nuit de solitude,
Le sommeil se lasse,
Et force l’habitude,
Pour un autre voyage,
Au large des écueils,
D’un passé sans pages,
D’un si présent recueil.

En dedans les murs,
Dans l’ignorance,
De ce face à face,
Où l’on apaise l’errance,
Sans miroir, sans glace,
Apprendre,
Comprendre,
En son intime tolérance,
Nait de l’évidence.

En dedans les murs,
La vie s’attarde,
Sans regrets, sans mépris,
Mélodie d’un vieux barde,
Pour un cœur épris.
Vers l’essentiel, sur son chemin,
L’humanité arpente son destin !

Vincent