Les murs.

Bien des murs, ne sont pas de briques et de ciment.
Maçonnés de nos souffrances, de nos tourments,
Ils s’érigent en forteresse imprenable,
Impardonnable !
L’espoir s’y fane,
En certitudes profanes.
L’horizon sans promesses,
Aux nuages grossis de nos faiblesses,
Où se dessinent nos peurs,
Est une permanence,
Sans alternance.

Bien des murs, ne sont pas de briques et de ciment.
Façonnés de fausses vérités,
En leur illusoire protection,
En leurs ennuyeuses processions,
S’écrivent d’étranges et absurdes réalités.
La haine se propage,
En une encre venin à chaque page.
L’aube aux ombres grises,
Dévoilent des silhouettes soumises,
Errant sans connaissance,
Et nulle bienveillance.

Pourtant, à bien y regarder,
Beaucoup de ces murs sont lézardés.
Bon nombre de ces fissures,
Invisibles à nos figures,
Mais, présentes en nos consciences,
Sont bien loin de toutes sciences.
Elles sont la quête de quelque chose,
Un autre chose,
Qui n’existe pas sous de nouveaux toits,
Puisqu’il ne peut être que : Soi !

Vincent