J’passe la main !


C’était un matin,

Un matin , de rien,

Une heure ordinaire

Juste un frisson dans l’air.

Le ciel hésitait,

Entre noir et clarté,

Les nuages s’étiraient,

Encore mal réveillés.

Ici où là une lumière,

Témoin d’une cafetière,

S’impatientait, en clignotant,

Comme pour dire «  il est temps! »


Je vais mourir !

Là, rien d’extraordinaire,

Je ferme mon avenir,

Demande au vent de se taire,

Je veux entendre mon souffle,

Et ainsi, terminer la boucle.


C’était un matin,

Un matin de rien,

Une heure ordinaire,

Juste un frisson dans l’air.

Ne faites pas d’ sentiments,

Ni de larmes, ni d’ tourments,

J’ ai rien appris,

Où, alors, j’ai mal compris !

Je pose mes lunettes,

Et le flou dans les mirettes,

J’affronte chaque minute,

En paix, sans luttes !

J’suis un groggy d’la vie,

Qui, soudain, s’enfuit !


Je vais mourir !

Là, rien d’extraordinaire,

Déjà, l »instant n’est plus présent,

« Je n’ai rien à t’apporter,

j’ fous le camp …! »

Me dit-il, en s’éloignant.


C’était un matin,

Un matin de rien,

Une heure ordinaire,

Juste un frisson dans l’air.

J’aimerai un grand feu,

Dans un passé creux,

Pour y bruler, sans regrets,

Ces images blessées,

Ces paysages perdus,

Ces couleurs aux rebuts.

Le cœur en jachère,

Rien n’ fleurit sur ce parterre !


Je vais mourir !

Sans chagrins,

Mon corps m’a trahi,

Depuis l’temps que j’le supplie,

Il m’a dit ; «  c’est fini ! »

Aller, Adieu ! , j’passe la main !!


C’était un matin,

Un matin de rien,

Une heure ordinaire,

Juste un frisson dans l’air.

J’vais pas dire «  j’aurai voulu..! »

Cà s’rait s’fouttre de mon cul !

J’ai cramé bien des sourires,

Envié, tant de soupirs,

Et là, j’suis comme un con,

J’ose, meme pas demander pardon !

Pour qui, pour quoi ?

A quoi bon !!!

Ce que j’ai fais,

J’l’ai fait…..

Sans haines, c’est p’etre dérisoire,

Mais çà mérite «  un coup à boire » !


Bon aller, faut qu’j ‘y aille !
J’crois avoir une place dans un autre bercail,
Pas sur ……………!!!
Une chose avant d’partir,
N’oublier pas ! Y a u monde à guérir !
J’vous laisse le plus dur ! !


Vincent