Les collines d’arbres roux.


Oh ! Ce n’est pas très loin !
Juste derrière la porte.
Sans bagages d’aucunes sortes,
J’aimerai t’y emmener,
Pour un moment, pour une éternité !

Des forets immenses et mystérieuses,
Où, la solitude est presque amoureuse.
Quelques lacs, glissent en reflets d’une eau pure,
Entre des collines d’arbres roux,
Comme une larme de dessus une joue.
Puis se perdent, en murmures au bout de l’azur.
De petits sentiers s’accrochent à ces pentes,
Couvrant de mille feuilles les randonnées amantes.
Le secret des bois est, ainsi préservé,
Comme un tendre baiser au milieu d’un palais.

Là, à quelques pas de la rive,
Sous des chênes centenaires,
Une petite maison de bois.
Quelques rondins serrés, de petites fenêtres,
Un toit de chaume que le mousse verdi,
Sur le coté, des bûches coupées sous l’appentis,
Et un fagot de brindilles de bouleau ou de hêtre.
Au devant, une étroite véranda,
Je m’y attarde, prisonnier de la beauté des lieux.
Chaque saison a ses tons merveilleux,
Des pastelles d’un automne, aux senteurs particulières,
D’une douce matinée printanière,
Mes songes s’envolent et dérivent,
Frôlant de biens hautes cimes,
Pour fondre en ribambelles de rimes,
Sur les pages blanches et apeurées,
D’un cahier d’écolier.

Au jour tombé, la lumière vacille et hésite.
Je me retire en amertume,
Le feu crépite dans la cheminée,
Réchauffant sans égards ma solitude.
Le silence se fait.
Le vent, me fait, alors une visite.
Il me raconte des histoires,
Celles de l’autre coté de l’espoir.
Il me plait, soudain de croire en ta présence,
Le souffle court au bord de l’indécence.
Mes mains pleurent ton absence,
Mes baisers se perdent en impatience.
Le silence se tait.

La brise s’enfuit.
Dans les nuages du matin.
Le bleu, le gris en nuances satin,
Chiffonne la nuit à peine finie.

Ouais, je t’emmènerai là-bas !

Vincent