Une page désertée.


Les images d’hier foutent le camp.

Les visages s’embrument, plus souvent,

Puis disparaissent sans noms

Les yeux ne parlent plus,

Cherchant des hasards confus,

Et des larmes glissent sans raison.

Les mains ont ces gestes incertains,

D’heures fuyantes, de minutes sans fin,

Oubliant pleins et déliés.

Les mots, des souvenirs en lambeaux,

Ne discernent ni le vrai, ni le faux,

S’enfermant en une étrange page désertée.

Le silence au milieu de l’oubli,

Est un ailleurs qui s’enfuit,

Égrenant des sourires enfantins.

Le corps, enveloppe en perdition,

Avoue sa faiblesse, sa démission,

Sans comprendre ce qu’est le matin.

Il désapprend la vie,

Perdu au bout de son ennui,

Sans qu’il imagine l’infini.


Vincent