C’est ainsi, que veux tu !


Nous n’irons plus aux bois
A l’automne venu,
Nous n’irons plus aux bois,
C’est ainsi, que veux tu !

Les feuilles tomberont, encore, sur les passants,
Et nos chemins secrets, auront d’autres amants.

Nous n’irons plus aux bois
Aux heures suspendues
Nous n’irons plus aux bois,
C’est ainsi, que veux tu !

Nos mains, en pleine gloire,
Dans la fraicheur du soir,
Sous la lune naissante,
En étreinte indécente,
Les doigts entremêlés,
Au plus fort d’aimer !

Nous n’irons plus aux bois
Un rêve s’est perdu,
Nous n’irons plus aux bois,
C’est ainsi, que veux tu !

Le vent continuera à courir les branchages,
Sans oser, toutefois, vraiment tourner la page.

Nous n’irons plus aux bois
La vie n’a rien entendu,
Nous n’irons plus aux bois,
C’est ainsi, que veux tu !

Pour un temps, le hasard
Cherchera ton regard,
Celui d’un souvenir, d’un autre été.
Il faudra plus qu’un dessin, pour ne pas l’oublier,
Car les heures assassines,
Effacent, même l’ombre d’un trait d’encre de chine.

Nous irons, seul, aux bois
Amer et vaincu
Nous irons, seul, aux bois,
C’est ainsi, que veux tu !

Vincent